Les dates indiquées sont celles de l’année
2007-2008, certaines de ces fêtes, notamment
les religieuses changeant de date chaque année,
et d’autres dépendant de la sortie de
la lune étant fêtées parfois des
jours diffèrents en fonction des confréries
musulmanes.
FETES MUSULMANES
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Ramadan 2008 : Période non-recommandée
pour aller au Sénégal: les musulmans du
pays sont fatigués, accablés par la soif
et la faim, les impératifs religieux rendent
parfois l'atmosphère lamentable pour les étrangers
: embouteillages à l'heure de rupture du jeûn,
changements d'horaires, prières à répétition,
etc.... Si vous allez au Sénégal à
cette période, choisissez d'aller sur le Petite
Côte chrétienne ou encore mieux : en Casamance.
Du 02/09 au 02/10/2008 à + ou
- un jour en fonction des confréries
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La Tabaski 2008: Fête musulmane appelée
chez les arabes l’Aïd el Kébir (c’est
la fête du mouton). C’est la fête
la plus importante de l’année au Sénégal.
Dieu aurait demandé à Abraham d’égorger
son fils pour prouver sa foi. Abraham très croyant
aurait pris un couteau pour égorger son fils
et au moment où la lame toucha son cou, un mouton
prit sa place épargnant ainsi une vie humaine.
Depuis les musulmans égorgent des moutons pour
la fête du mouton. L’immense problème
au Sénégal est que tous les musulmans
même les plus pauvres se sentent obligés
d’acheter un mouton (ce qui n’est d’ailleurs
pas obligatoire selon le Coran). Les prix des moutons
flambant à cette période (Jusqu’à
2500FF soit 380€ le mouton), beaucoup de famille,
se ruinent, s’endettent et hypothèque le
reste de leur année pour acheter le plus beau
mouton du pays. Pour l’étranger, c’est
l’aubaine d’arriver quelques jours avant
la Tabaski puisque tous les commerçants tentent
d’écouler leurs stocks de marchandises
à très bas prix.... Le
9 décembre 2008 et 28 novembre 2009 (il y en
a eu deux en 2006, le 10 janvier et le 31 décembre,
c'est rare - tous les 66 ans pour être exact !!!)
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La Korité 2008 : C’est la fête
qui célèbre la fin du Ramadan, le jeun
d’un mois effectué par les musulmans. C’est
une des fêtes les plus importantes de l’année.
Dans tous les endroits du Sénégal, tam-tam
et djembés jouent jusqu’à des heures
avancées de la nuit pour célébrer
la fin d’un mois de privation. Le
2 octobre en 2008, à + ou - un jour en fonction
des confréries.
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Les Magals et autres fêtes confrériques
dont le Grand Magal de Touba le 13
mars 2007 : C’est une fête de la
congrégation musulmane Mouride. Il y en a plusieurs
commémorant les retours d’exil du fondateur
du Mouridisme Cheikh Amadou Bamba, ses arrêts
dans des gares (non, non je déconne pas, y'a
un Magal pour commémorer par exemple son arrêt
en gare de Louga....). De très nombreux fidèles
se rendent à Touba et des centaines de milliers
de sénégalais défilent dans les
rues. Du côté des Layènes on fêtera
l'appel de Seydina Limamoulaye, le fondateur de la confrérie
le samedi 25 juillet 2007.
Photo à droite : pèlerins
prosternés pour la prière devant la grande
mosquée de Touba, durant le grand magal.
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La Tamkharite 2009 : La Achoura, communément
appelée Tamkharite, est le dixième jour
du nouvel an musulman et coïncide avec l’Hégire,
ce qui est tout un symbole. C’est au Sénégal
une fête mineure bien que les impératifs
commercieux et l’élévation du niveau
de vie la rendent un peu plus animée chaque année.
C’est la tradition pour ceux qui le peuvent de
tuer un boeuf ce jour sacré. C’est aussi
un bon moment pour se retrouver en famille est manger
du lax, un plat de mil et de maïs arrosé
de lait caillé et de sucre. Délicieux
! Le 7 janvier en 2009
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Le Maouloud 2009 : Fête commémorant
la naissance du prophète Mamadou (Mohammed) en
570 après Jésus-Christ. le
9 mars 2009
FETES CHRETIENNES
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L’Assomption 2008 : Cette fête catholique
commémorant l’élévation de
Marie auprès de Dieu est le plus grand moment
festif de l’été autant pour les
chrétiens que les musulmans. Dans tout le pays
(mais il est vrai surtout dans les catholiques Casamance
et Petite Côte) des fêtes sont organisées.
C’est un grand moment. Nous ne saurions que trop
vous conseillez de passer cette fête dans deux
endroits où elle est particulièrement
animée : Oussouye en Basse-Casamance et Fadiouth
sur la Petite Côte (photo: l’église
de Fadiouth). Le 15 août 2008
o La Toussaint
: Fête chrétienne des morts. Le
1er novembre 2008
o Pâques
: Si c’est la fête chrétienne la
plus importante au point de vue religieux (elle commémore
la résurrection du Christ), elle ne se traduit
que par reccueillement et prières sans qu’aucune
manifestation festive ne soit organisée. Les
chrétiens de la Petite Côte et de Casamance
la célèbre néanmoins à l'église
avec chants et musique. Le 27 avril 2008
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Noël 2008: Comme le jour de l’an,
Noël prends de plus en plus d’importance
au Sénégal. La tradition des cadeaux commence
à s’installer dans de nombreuses familles
et on voit même des Pères Noël à
Dakar !!! La fête est néanmoins catholique
et ne revêt un caractère religieux que
pour la minorité de chrétiens du pays.
N'hésitez pas à aller à la messe
de minuit dans une église de Dakar, de la Petite
Côte ou de Casamance. Le 25 décembre
2008
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La Pentecôte : Cette fête chrétienne
est l'occasion du grand pèlerinage annuel des
catholiques du Sénégal. Des milliers de
pèlerins, dont beaucoup de jeunes, se rendent
à pied de Dakar jusqu'au lieu
saint de Popenguine abritant la Vierge Noire.
Le 11 mai 2008
o L'Assension
: Fête chrétienne. 40 jours après
la fête de Pâques, Jésus, comme le
prophète Elie, quitte les siens et "monte"
vers "le père". Il promet d'envoyer
l'Esprit de Dieu sur ses apôtres.
Le 1er mai 2008
FETES CIVILES
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Le Jour de l’an 2009 : En l’an 2000,
le 1er janvier est tombé en plein Ramadan. Malgré
tout un beau feu d’artifice a été
tiré à Dakar et un écran géant
installé place de l’Indépendance
a retransmis des images. De nombreux gosses ont tiré
des fusées éclairantes toute la nuit.
Habituellement les 1er janvier ne constituent pas une
fête animée, du moins en milieu traditionnel.
Le jour est néanmoins férié et
les dicothèques des grandes villes sont pleins
à craquer. Le 1er janvier 2009
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La Fête Nationale 2009 : Elle commémore
l’Indépendance du pays proclamée
le 4 avril 1960. A part quelques défilés
militaires, des fêtes d’école ou
d’évènements organisés par
les fonctionnaires, elle est très peu suivie
des Sénégalais dont certains en profitent
pour ironiser sur les maigres avancées socio-économiques
que le pays a pu connaître en quarante années
d’indépendance. Le jour est férié
pour les administrations et les banques. A Dakar, le
président de la république, le vieux grabataire
Abdoulaye Wade participe au défilé accompagné
d'un pauvre vieux lion famélique du zoo de Hann
comme le faisait le Très Saint Empereur Bokassa
1er. Vu l'état des deux animaux, il faudrait
euthanasier l'un et l'autre. Le 4 avril
2009
o La Fête
du Travail : Jour férié également
au Sénégal. Le 1er mai
2009
FETES TRADITIONNELLES ET FETES LOCALES
En dehors des grandes réjouissances nationales
(souvent religieuses) partagées par la plupart
des Sénégalais (Tabaski, Korité,
15 août, Noël etc...) de très nombreuses
fêtes limitées à un village ou même
un quartier, se déroulent au Sénégal
toute l’année. Ainsi, au gré d’un
voyage vous serez certainement amené à
être témoin d’une ou plusieurs de
ces manifestations. Sachez par exemple que dans les
villages (comme dans les quartiers populaires des grandes
villes), les évènements de la vie sont
célébrés par tout le monde. La
communauté entière est conviée
à danser sur les rythmes des balafons et des
djembés lors des baptêmes et des mariages
(catholiques et musulmans), des communions (catholiques)
ou même des décès chez certaines
religions traditionnelles. De véritables fêtes,
parfois somptueuses, sont organisées souvent
dans la rue, sous un chapiteau loué pour l’occasion
en même temps que les musiciens.
Vidéo d'une circoncision traditionnelle au Sénégal
Photos : à
droite de jeunes circoncis de la région de Sédhiou
faisant l'aumône traditionnelle au bord de la
route, ci-dessous à gauche une fête de
mariage bloquant une rue, sous une bâche en plein
Dakar.
On
entends ces derniers de très loin dans le silence
des lourds après-midi ensoleillés. Parfois
ces fêtes se déroulent dans le cadre plus
intime de la cour intérieure d’une maison,
d’une concession. Tout le voisinage reste néanmoins
convié aux réjouissances, où selon
la confession de chacun, la bière, le bissap,
le vin de palme ou le ginger couleront à flot
! Si en Europe la plupart des mariages se déroulent
au printemps, ce n’est pas le cas au Sénégal
où les évènements matrimoniaux
ont lieu toute l’année. Ne pas assister
à une fête ou une cérémonie
d’un proche ou d’un voisin sera souvent
très mal pris par ce dernier. Ainsi, à
Fadiouth, si vous arrivez et ne voyez que les ânes
et les chiens, c’est sans aucun doute que quelqu’un
est mort. Tout le village est donc au cimetière
ou à l’Église.
Photo ci-dessous
: un simb particulièrement expressif à
Rufisque (photo de H. Sene)
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Le Simb : Dans de nombreuses villes et d’innombrables
villages du pays vous pourrez voir le traditionnel Simb.
Quel jeune Sénégalais n’a jamais
tremblé devant cet être mi-homme mi-félin
monstrueux? Le Simb est une institution immortalisée
en chanson par le super groupe Lemzo Diamono. Il n’est
bien-sûr qu’un adulte déguisé
en lion ou panthère. Mais quel talent ! Les gosses,
souvent réellement terrorisés à
la vue du monstre qui les poursuit dans les rues, n’ont
d’autre choix que de se réfugier chez eux
au risque d’être le lendemain la risée
de leurs camarades. La tradition du Simb semble hélas
se perdre dans les rues des grandes villes. Suite à
plusieurs plaintes de parents et à des violences
et vols commis par certains faux-simb s’introduisant
dans les maisons, le préfet de Dakar en a interdit
la pratique dans les rues de la capitale. Néanmoins,
les «mini-simb-théâtres» se
multiplient (notamment durant les vacances d’hivernage)
dans des espaces fermés où les gosses,
moyennant quelques petites pièces, assistent
en rond autour d’un Simb, à ses grimaces
effrayantes accentuées par l’affolement
des tam-tam !
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Les fêtes locales : Certaines fêtes
sont évidemment locales et sont connues à
travers le pays pour être très animées.
Les habitants des localités concernées,
même s’ils ont émigrés à
Dakar ou à l’étranger, ne manquent
que rarement les festivités. C’est le cas,
par exemple, pour la célébration des classes
d’âge au village de Fadiouth.
En effet, chaque année, durant l’été,
tous les jeunes nés la même année
et atteignant l’âge de vingt ans célèbrent
durant deux ou trois jours l’évènement.
Les retours d’initiation en Casamance et au Sénégal
Oriental sont aussi des cérémonies hautes
en couleur qui n’ont absolument rien de folkloriques.
Salémata en pays bassari (département
de Kédougou, à la frontière de
la Guinée Conakry, juste au bord du parc du Niokolo
Koba) est bien connue pour les masques gigantesques
des fêtes d’initiation à la gloire
du caméléon. Oussouye, et particulièrement
le quartier de Kalabone, fait également une fois
tous les dix ou quinze ans une entrée dans le
bois sacré. Le bombolong
est de sorti et les bombes à riz font tonner
l’air chargé de mystère de la Casamance
ancestrale. Toujours en Casamance, le Kankurang, fait
à l’instar du Simb, peur à tous
les enfants des villages ! Photo
à droite: fête traditionnelle bassari
Le Xulam (ou fête du roi)
: chaque année, Oussouye, en Casamance,
fête son roi, roi des Floups du Kassa. Le «
Xulam » est marqué par des séances
de lutte pour garçons, mais aussi pour les filles,
d’où son originalité. Il a toujours
lieu durant l'hivernage, de juillet à à
septembre et peut durer plusieurs jours. >>>
Cliquez ici pour voir des photos de la fête du
roi d'Oussouye.
Voir
également quelques photos du bukut de Baïla
2007
Gamou traditionnel de Kahone :
le village de Kahone se trouve à une dizaine
de kilomètres de Kaolack
(Kradolack pour les intimes), sur la route de Kaffrine.
Ce sont les saltigués et le Grand Jaraaf, chefs
traditionnels de la région qui président
aux cérémonies. La première édition
remonte au XVIè s, sous le règne du bour
saloum (roi du Saloum) Latmingué Diélène
NDIAYE. Ce sont des séances de divination qui
prédisent le déroulement de l’hivernage.
Le Gamou réunit toutes les provinces du royaume
et se déroule au début du moi de mai.
Futampaf , Bukut (rite d’initiation
chez les Diola) :
c’est une cérémonie qui consacre
le passage du statut d’adolescent à celui
d’adulte. Sa périodicité varie selon
les villages mais elle est de dix ans dans la plupart
des cas et se déroule dans de nombreux villages
de Casamance (particulièrement
du Kassa
- rive gauche du fleuve Casamance). Les bukuts se déroulent
de fin mai à début juin, juste avant les
premières pluies d'hivernage.
Les
sorties du Kankourang : Particulièrement
implantée dans les provinces traditionnelles
du Pakaw dépositaires du pouvoir spirituel, les
sorties du Kankourang sont toujours un évènement
local. La totalité des villages mandingues
de Sédhiou et
de Kolda célèbrent la circoncision
marquée par l’omniprésence du «Kankourang
», personnage mystique chargé de protéger
les circoncis contre les mauvais esprits. Durant l'hivernage
(juillet-août-septembre), dans presque tous les
villages de la région accueillant des mandingues,
au coeur de la forêt ou au bord de routes vous
verrez d'impressionnants Kankourang effrayer la population.
Photo à gauche (de Patrick
Clément) : les enfants du Cap Skirring fuient
devant un Kankurang particulièrement effrayant.
Quelques
photos de Kankourang en Casamance
Fête de Mbossé (fête
du varan) : « Mbossé » (varan)
est le totem de la ville de Kaolack.
La fête donne lieu à une impressionnante
procession et à des séances divinatoires.
Symboliquement, elle place la ville sous la bienveillante
protection de «Mbossé» à travers
des sacrifices divers. Elle se déroule en septembre.
Les luttes royales : elles ont
lieu chaque année entre octobre et novembre à
Fatick sous le parrainage
du roi local. La cérémonie célèbre
les récoltes et permet de désigner le
champion du tournoi tout en étant un espace de
rencontres pour les jeunes.
Rite d’initiation en pays
Bassari : Il existe une vingtaine de rites liés
à l’initiation chez les Bassari.
Le rite «Okoré» est l’un des
plus importants. Les préparatifs durent un mois,
mais la manifestation proprement dite débute
dans l’après-midi d’un samedi, pour
atteindre son paroxysme dans la journée du dimanche.
Le rite «A -Ngoun» pour sa part est une
thérapeutique destinée aux enfants malades.
Il se termine par une procession de masques et des
séances de lutte. Les principales manifestations
se déroulent entre avril et mai.
Le kankourang de Mbour : A
Mbour, sur la Petite
Côte, la communauté mandingue locale
organise chaque année en septembre une manifestation
qui célèbre la circoncision. La sortie
des « kankourangs » fascine toujours les
populations et les touristes.
Voir aussi
la page sur la lutte traditionnelle au Sénégal
| Your comments about the content of this page |
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Sénégal,Cénagal,le reste du monde t til égal? |
je suis d'accord avec lansana dabo la photo ne donne pas le vrai image d'un kankourang |
Votre appartenance religieuse apparait trop dans ce texte qui cache mal le mépris culturel |
Mes chers amis la photo qui sert d´illustration d´un kankourang ne colle pas à la réalité. Je vous recommende de faire des études bien poussées là dessus.
Merci |
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