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S'il n'est pas aussi prolixe que celui
du Burkina, le cinéma sénégalais a produit néamoins
un grand nombre de courts, moyens et longs métrages.
Des réalisateurs comme les regrettés Ousmane
SEMBENE ou Djibril
DIOP Mambéty (les plus connus) ont fait connaître
à l'étranger la société sénégalaise à travers des films
d'anthologie.
La situation actuelle du cinéma
sénégalais est néamoins très
préoccupante. Toutes les grandes salles de cinéma
de Dakar ont fermé (le Plazza, le Paris, le Triomphe,
etc...) et celles qui restent ne diffusent plus que
des films pornographiques ou bollywoodiens en langue
hindi. Quelques salles de province ou de banlieue résistent
mais pour combien de temps encore ?
La
généralisation de la télévision
et des abonnements satellite ainsi que la prolifération
depuis quelques années des lecteurs DIVX à
bas prix (un lecteur DIVX coûte moins de 50.000CFA,
75€ à Dakar) ont fini de sceller la faillite
des salles sénégalaises. On voit partout
dans le pays des boutiques qui vendent des CD ou DVD
DIVX piratés pour à peine 1€ pièce
!!! Le Sénégalais peut donc s'abreuver
de tous les films d'action américains (Woody
Allen est rarement présent en DIVX au marché
Sandaga...) ou de films de cul qui n'ont jamais eu autant
d'attrait : 10 heures de boules sur un DVD, c'est bon
marché...
Photo ci-dessus à
gauche : l'émouvante marchande de journaux handicapée
du magnifique "La Petite Vendeuse de Soleil"
de Djibril Diop Mambéty.
Mais
la mort des salles n'explique pas à elle seule
la mort du cinéma sénégalais car
jamais les Sénégalais n'ont consommé
autant de films même s'ils sont piratés.
Non, la responsabilité principale revient soit
aux institutions internationales qui financent la production
d'oeuvres cinématographiques sénégalaises
soit aux réalisateurs sénégalais
qui, pour faire un film, acceptent de se plier au cahier
des charges à la con de ces institutions. Qui
sont ces institutions ? La Commission européenne,
les Ministères des Affaires Etrangères
français, belges ou d'autres pays d'Europe, la
coopération française, etc....
Photo à droite :
le logo qui tue ! "Moolaadé", le dernier
film d'Ousmane Sembene est le plus réussi techniquement
! Un vrai chef d'oeuvre au niveau des images ! Mais
un véritable navet au niveau du scénario
! Cependant, c'était le prix à payer pour
bénéficier des financements de la Commission
européenne ou du Ministère des Affaires
Etrangères français : qu'enfin Ousmane
Sembene courbe l'échine et fasse un film de merde
sur l'excision ! Ca plaira aux salopes gauchistes françaises
qui se précipiteront pour découvrir en
extase le grand talent d'Ousmane Sembene...
En effet, la grande maladie du cinéma
sénégalais, c'est le thème imposé
! A la belle époque, Sembene ou Mambéty
réalisaient des films grandioses, de l'historique
"Camp Thiaroye" jusqu'à l'épique
"Emitaï" ou au conte "la petite
vendeuse de Soleil" : c'était tout le génie
créatif sénégalais qui pouvait
s'exprimer au plus grand bonheur des vrais amoureux
du cinéma, qu'ils soient sénégalais
ou étrangers. Aujourd'hui, le budget nécessaire
pour faire un film a considérablement augmenté
et les réalisateurs se sont sentis contraints
de faire appel aux institutions pour boucler leurs budgets.
Mais pour être financé, encore faut-il
faire des films "moralisateurs ou pédagogiques"
avec des sujets récurrents tels que l'excision,
la polygamie ou l'immigration. Les films ainsi produits
sont des navets qui n'intéressent pas les Sénégalais.
On finit par les voir tourner uniquement dans les "festivals
de cinéma africain" à la con avec
un public qui n'était jamais celui pour lequel
ces cons de pseudo-mécènes institutionnels
avaient payé...
Photo ci-dessous à
droite : "La Noire de" d'Ousmane Sembene
Heureusement,
tout n'est pas perdu : le Sénégalais aime
le cinéma africain... Celui qui n'est pas subventionné,
celui qui les fait rire, qui les fait pleurer et qui
leur donne des émotions. Les séries ivoiriennes
et burkinabés connaissent un grand succès
au Sénégal ainsi que les films produits
par ces pays. Les séries "les Bobo Diouf"
(Burkina) ou "Faut pas fâcher" (Côte
d'Ivoire) ont fait fureur ces dernières années
dans les foyers sénégalais. Des séries
télévisées que les Sénégalais
appelent du "théâtre" (il s'agit
en fait de sitcoms), le plus souvent inexportables car
en langue wolof, connaissent également un grand
succès. Des grands titres tels qu'Ibra l'Italien
restent dans les mémoires et sont vendues en
DVD dans les boutiques sénégalaises du
monde entier. Il y a donc un public et une attente pour
un véritable cinéma sénégalais.
Encore faut-il que les réalisateurs fassent des
films à destination de leur public sénégalais
et pas de la gauchiste européenne qui va venir
s'extasier devant leur merde payée par la Coopération
Française.
Plusieurs pays africains arrivent à
avoir une production libre et indépendante. C'est
le cas (encore une fois !) du Burkina et de la Côte
d'Ivoire dont les films s'exportent dans toute la francophonie,
mais aussi dans une moindre mesure du Bénin.
Le vivier de réalisateurs sénégalais
est grand et peut réussir à s'affranchir
des "thèmes imposés".
C'est la condition sine qua non de sa survie et le passage
obligé pour revoir tourner des chefs d'oeuvres
aussi bons que ceux des années d'or de Mambéty
et Sembene.
Voici une liste non exhaustive
des cinéastes sénégalais :
&
Djibril Diop Mambety - La camera au bout... du nez de Nar SENE

& Écrans d'Afrique no24
- Hommage / tribute, Djibril Diop Mambety 
& Djibril Diop Mambety
- Un cinéaste à contre-courant de Sada NIANG

& Le Cinéma au Sénégal de
Paulin Soumanou Vieyra

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bonjour moi je m'appele elimane thiam et je veux devenir acteur de cinema.je travail dans un projet avec khady sylla et khadime dupuy mais si quelqu'un peut m'aider aussi a réaliser mon reve ca serait trop génial.vous pouvez me contacter sur mon numero 778013984 ou surmon courrier markthiam@hotmail.fr merci pour votre comprehension |
Nous ne pouvons pas tous devenir des présidents, nous ne pouvons pas tous non plus devenir des enseignements. aujourd'hui si le touriste se porte bien c'est grace à la culture, et la culture sans le cinéma c'est 1000 x rien
pourquoi les politicies ont les moyens de leur politique alors que nous avons les memes diplomes et nous sommes sortis dans les écoles. c'est nul tout ça. 2ème question question: pourquoi ils aiment sortir à la télé, et si nous on a pas appris notre métier, qui verra qui, n'importe quoi... +221 77 506 53 54 |
je suis trés heureuse pour semben e j ose le dire si aujourdhui je preds une plume et ose ecrire c est grace a lui je laime bcp que la terre de yoff lui soit legere priez pour lui svp svp 1fatiha+lihlass a chaque fois que vous ouvrez ce site merci |
le cinéma en deuil dans le pays.
Les anciens appelés "les doyens" , "les dits exemple" , "les cités du continent" africain, "les cités" du Sénégal , où sont-ils?
le cinéma au Sénégal est mort.Pourquoi
plus de sale de cinéma, aucune structure de cinéma, les anciens n'ont rien laissé comme héritage .ET ceux anciens encore vivants servent plutôt les autres .Chacun se trouve dans son coin en train de monter sa propre structure.Croyez-vous que c'est ainsi que Le cinéma reverra jour.
Mais notons quand même les efforts des jeunes qui se battent dans le numérique pour que les images de l'Afrique soient vues.Mais de là , une trouille m'anime : ne sont -ils pas en train de suivre les même traces que les anciens ?
Très chers frères , mis du cinéma, un grand défi est à relever.Au combat avant que les choses ne soient tard comme elles le sont depuis.A l'union avant qu'on retombe dans le cercle de nos ainets. |
bonjour je suis cineaste realisateur acteu en meme temp jai 2 produit dans le marche intitule le mensonge et le soldat je suis en preparation de ma 3eme produi.je souligne k les moyen pour faire tt s kon ve nest pa du tt visible et la piraterie ne ns laisse pa.dnc pour ma 3eme produit g decide de la sous titre et de metre le paquet par la volonte de dieu.difference......... |
je crois que je lutterai ma vie pour le cinema senegalais ,j'ai commencé par quelques scenarios dont je ne sais à qui en parler mon premier scenario etait un sketch sur les talibés je l'ai ecri à l'occasion de la marche de dakar à thies (+70km) organisée par tostan pour celebrer la journée nationale du talibé mais j'ai d'autres scenarios et j'ai besoin d'aide pour les publier les faire connaitre entrer ds ce monde du cinema je peux etre acteur comme metteur en scéne moi je crois que le public attend quelque choses de plus reelles actuellement y'a que d'humour et pourtant il y'a beaucoup d'autre chose importante et qui satisferait le publique |

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