Bulletin N°52 de Senegalaisement.com    envoyé à 52.902 inscrits
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SOMMAIRE :
>> Edito wolof et nouveaux économiseurs d'écran "Sénégal".
>> Senegalaisement INTERACTIF : La météo (aujourd'hui Kédougou), le Best of de la Sénégalerie et les dernières petites annonces passées sur le site.
>> Site internet "Sénégal" du jour : AssoSenegal
>> Promotion du jour : Paris-Dakar à 599€
>> Livre du jour : J'apprends le wolof de Marina Yaguelo et J.L. Diouf
>> Hôtel du jour : Gîte du Bandiala à Missirah (Siné-Saloum)
>> La revue de presse sénégalaise de la semaine. Du plus drôle au plus anecdotique :
- Etudiantes et xeesalisées : le mal arrive sur le campus.
-Record du monde wadien pour le Sénégal : ET DE 100 !
-Wade envoie les opposants à la fusillade
-La notion d'appel d'offre selon le couple Wade-Atepa : Pierre tu me fais un musée ?
-Quand Senghor parle aux Saltigués de Fadiouth.
-Le Sénégal choqué par TV5 : "Baïlène suñu tiaga"
-Les Suisses veulent rendre Dakar aussi propre que Genève.... Amen
-Lamine et son doigt vont en prison


Bonjour à tous ! Alors que vous êtes toujours plus nombreux à lire ce bulletin, ça reste un plaisir que d'accéder à vos demandes ! N'hésitez donc pas à formuler vos remarques et critiques à propos de ce bulletin et n'hésitez pas à y participer. C'est grâce à vous qu'à partir de ce bulletin vous pourrez découvrir le proverbe wolof du jour (ci-dessous) ! Chaque nouvelle leçon de wolof mise en ligne aura également son proverbe wolof traduit ! D'ici la fin de l'année vous serez ainsi un spécialiste du proverbe sénégalais !!! C'est toujours suite à vos demandes que nous avons la joie de vous proposer un nouvel économiseur d'écran : Près de 20.000 économiseur d'écran ont été downloadés depuis avril sur Senegalaisement.com !
-L'économiseur d'écran "Casamance".
-L'économiseur d'écran "Saint-Louis".
-L'économiseur d'écran "Sénégal oriental".
-L'économiseur d'écran "Tout le Sénégal".

COURS DE WOLOF : Pour ceux qui ont déjà downloadé les quatre premiers modules de wolof, LE MODULE 5 a été mis en ligne. Attention : n'oubliez pas de télécharger à chaque fois la dernière version du Menu disponible dans la même page. Attention (bis !) : suite à plusieurs e-mails d'internautes, il est bon de rappeler que seul le fichier "wolof.exe" doit être ouvert ! Les modules en ".sen" ne s'ouvrent pas et doivent simplement être placés dans le même répertoire que wolof.exe et menu.sen ! Le prochain module est prévu pour la semaine prochaine. Cliquez ici pour accéder à la page "cours de wolof".

A très bientôt ! Et n'hésitez pas à participer au prochain bulletin.

PROVERBE WOLOF DU JOUR
Mak dina took di giss, lu gone dul gis
Un vieillard assis peut voir ce qu'un enfant même debout ne peut imaginer

 
 
 

LE LIVRE DU JOUR
J'APPRENDS LE WOLOF

Sans doute la meilleure méthode de wolof sur le marché actuellement. Si on peut lui reprocher d'avoir toujours ses 4 cassettes audio au lieu d'un bon CD, l'association livre/audio reste néanmoins très efficace. L'apprentissage est agréable et à la portée de tous, y compris des grands débutants. 42,75€. Livraison gratuite.

Hôtel du Jour : Le Gîte du Bandiala à Missirah
www.gite-bandiala.com

Aux confins du Saloum, dans la partie la plus verte du parc, à deux pas de la frontière gambienne, le Gîte du Bandiala accueille les amoureux de nature. Spécialisé dans l'observation de la faune (et particulièrement des nombreuses espèces d'oiseaux du parc) ainsi que dans la pêche en mangrove, le gîte est ouvert toute l'année au coeur de la zone forestière de Missirah, au sud de Toubacouta et Sokone. Il peut accueillir près de 25 personnes dans un cadre décontracté.C'est sans doute l'une des meilleures bases pour une visite approndie de la région d'autant que les prix proposés sont particulièrement attractifs et adaptés à tous. www.gite-bandiala.com

LA REVUE DE PRESSE DE LA SEMAINE
Du plus drôle au plus anecdotique


>>>>Et de 100 pour le président-talibé : un record du monde
Wade a effectué son centième voyage à l'étranger. Il est des présidents dont les déplacements constituent un événement, tellement ils ne voyagent que lorsque c'est vraiment nécessaire. Wade, lui, est en train de battre tous ses pairs sur un chapitre : la fréquence avec laquelle il prend l'avion. Cher payé pour le pays. Et de cent ! Avec son séjour actuel en Arabie saoudite, le président de la République, Me Abdoulaye Wade, aura effectué son centième voyage depuis qu'il est à la tête de l'Etat. Cent sorties du pays, plusieurs fois le tour de la terre, des dizaines de jours passés hors du pays. Plusieurs centaines de décollages et d'atterrissages de l'avion présidentiel… N'en jetons plus : Wade, depuis qu'il a été élu, a battu les records d'heures de vol, pas seulement de ses pairs, mais de bien des pilotes. Réception de lauriers par-ci, séminaires de la plus criarde des banalités par-là : c'est à se demander si ces voyages, dont la particularité commune est de passer très souvent par la Suisse, ne cachent pas autre chose que la simple propension à jouer au globe trotter, aux frais du contribuable.
Dans son livre, Par devoir et par amitié, publié en 2001, l'ancien Premier ministre, Habib Thiam, parle ainsi de Me Abdoulaye Wade, alors ministre d'Etat : "Il aimait beaucoup voyager. Il aimait le faire, entouré comme un chef d'Etat ou un Premier ministre. Cela coûtait extrêmement cher. Les arriérés sur la rubrique "mission et indemnités de mission" dépassaient le milliard et ces crédits, logés à la Primature, pouvaient être mieux contrôlés par le Premier ministre". Qu'en est-il, au chapitre des frais, aujourd'hui qu'il n'y a plus personne pour mettre un holà à ces sorties intempestives faisant de notre président celui qui voyage le plus au monde ? Les pérégrinations du président Wade posent problème. Interrogé sur le sujet, en mars dernier, alors qu'il était à son quatre-vingt cinquième voyage, qui l'avait conduit au Maroc, Abdoulaye Wade avait répondu : «Pourquoi parlez-vous de mes voyages, et pas de ceux de Youssou Ndour ?» Comme si on avait élu le chanteur, comme si le roi du «mbalax» voyageait à nos frais. C'est peut-être le goût du chef de l'Etat de paraître comme une vedette qui l'avait conduit à établir le rapprochement. Ceux qui l'ont surnommé Ttt (Touki-Télé-Touba) ont sans doute encore raison, vu la cadence des voyages présidentiels, surtout depuis mars dernier quand le chef de l'Etat s'était rendu, du 27 au 30 mars, au Maroc. La France a été la 86e destination (10 avril dernier) de Me Wade, suivie du Japon, le 9 mai, du Togo, de la Mauritanie pour les besoins du sommet de l'Omvs, du 20 au 21 mai. Le 90e voyage a été effectué au Nigeria, une semaine après. Ce sera ensuite au tour du Gabon, de la Suisse, de la France (avec le sommet du G8 à Evian), du Luxembourg (28 au 3 juin), du Togo (19 au 20 juin) avec la prestation de serment du président Eyadema. Du 22 au 25 juin dernier, le président Wade s'est rendu, pour son 96e déplacement, aux Etats-Unis (Sommet des affaires du Corporate Council in Africa). Arrivé à l'aéroport international de Dakar, le chef de l'Etat y a fait une brève escale, avant de se rendre à Madagascar où il était l'invité d'honneur à la Fête nationale de la Grande Ile. Le 98e voyage a été effectué à Maputo, lors du sommet de l'Union africaine qui s'est tenu du 9 au 12 juillet dernier. C'était tout juste après le départ du président américain qui a visité le 8 juillet dernier notre pays. Invité au sommet des Africains-Américains, le président Wade effectuera, le 16 juillet dernier, son 99e déplacement à Abuja (Nigeria). La cadence des voyages présidentiels semble prendre ainsi un rythme exponentiel pour le début de l'année 2003. Au cours du premier trimestre, le président de la République s'est rendu dans une dizaine de pays. De ces descentes traditionnelles sur la France, et d'un déplacement rapide sur Abuja au Nigeria, Me Abdoulaye Wade a posé ses valises en Asie, en Afrique et en Europe. Après le pèlerinage effectué aux Lieux saints de l'Islam, il est passé par le Niger où se tenait le sommet de la Cen-Sad. Auparavant, il aura pris part au sommet du Mouvement des non-alignés qui a eu lieu au Qatar. Le chef de l'Etat s'est également rendu à Londres, à Genève, en Malaisie, en Guinée Equatoriale. Aussitôt après le troisième anniversaire de l'alternance, le président de la République s'est rendu au Maroc (85 e déplacement). La première sortie du président Abdoulaye Wade a eu lieu du 22 au 28 mai 2000, soit deux mois après son triomphe au second tour de l'élection présidentielle du 19 mars 2000, et 50 jours après sa très médiatique prestation de serment publique du 3 avril au stade Léopold Sedar Senghor. Entre son arrivée au pouvoir en mars 2000, et décembre 2002, le président de la République a effectué 74 voyages dans le monde, dont 12 rien qu'en France, 5 aux Etats-Unis et 33 en Afrique. Le nombre de ses déplacements depuis le début de l'année en cours est de 26. Par : Johnson MBENGUE (Walfadjiri)

>>>> Etudiantes et "Xeesalisées"
Des"Négresses blanches" et sans complexe au campus. Il est révolu le temps où le xeesal était l'apanage des femmes analphabètes ou d'un petit d'instruction, peu sensible aux slogans du genre "Black is beautiful". Aujourd'hui, il n'y a plus de barrière entre les unes et les autres, la femme intello veut certes avoir une tête bien faite, mais aussi avoir une frimousse qui plaît aux hommes férus de minettes "teint clair". Et des étudiantes se jettent à fond – à fonds modestes aussi – dans la course à la formule la plus efficace pour avoir une peau claire (xeesal) ou à la limite un teint marron (leeral). Amina, la vingtaine, tressée à la mode dialgati, est une étudiante dont le teint pose problème à ses interlocuteurs. Il est vrai que l'apparence de la jeune fille intrigue. Et pour cause : sa noirceur d'ébène est fortement tempérée par des espaces clairs sur tout le visage, lui donnant une allure terne de… "Négresse blanche" - allusion aux "héroïnes" d'un documentaire controversé que la chaîne de télévision française France 2 réalisa sur le phénomène du xeesal au Sénégal. De plus près, le malaise augmente, car on s'aperçoit que la jeune fille a une énorme tache brune sur une partie des lèvres et son cou présente de petits boutons qui suppurent et lui causent de temps en temps des démangeaisons. Après plusieurs traitements infructueux, elle a, sur les conseils d'une amie, consulté un dermatologue. Ce dernier lui a immédiatement demandé d'arrêter les produits de dépigmentation. Ce que Amina a décidé de faire ; mais en attendant de pouvoir retrouver son teint naturel, elle est obligée de se couvrir le visage d'un foulard pour cacher son teint "désuni". Le cas d'Amina l'étudiante n'est pas isolé. A en croire le docteur Khalil Ndiaye, dermatologue au Centre des œuvres universitaires de Dakar (Coud), elles sont nombreuses les pensionnaires du campus à être victimes des effets du xeesal. Résultat des courses : elles poussent souvent la porte du spécialiste pour venir se plaindre de "petits boutons" sur le visage, sur le dos ou encore de "grosses vergetures" à l'avant-bras, sans parler des "taches brunes ou noires, des lunettes autour des yeux". La dépigmentation artificielle ou xeesal en wolof, une pratique consistant à se débarrasser du pigment, une substance qui colorie la peau des Noirs pour avoir un teint clair, est passée par là, transformant le campus en un lieu où l'on croise à longueur de journée des femmes défigurées par les produits chimiques. Ainsi la dépigmentation de la peau a pignon sur rue à la cité des jeunes filles de l'Université Cheikh Anta Diop de Dakar (Ucad), Aline Sitoé Jaata, communément appelée cité Claudel où une petite promenade vous permet de croiser des étudiantes à l'allure de "Négresses blanches". La pratique n'est pas seulement une affaire d'étudiantes en premier cycle. Leurs aînées des deuxième et troisième cycles s'y adonnent ainsi que toutes les classes d'étudiantes, les nanties comme les moins nanties. Grâce à leur statut d'intellectuelles, elles ne sont pas sans savoir les méfaits du xeesal, compte non tenu de la charge culturelle (mimétisme du Blanc) qu'elle charrie. Toutefois, les étudiantes adeptes de la dépigmentation de la peau n'en n'ont cure, à l'image de Thiabel, une "aînée" comme on appelle les étudiantes de deuxième et de troisième cycles. Désireuse de mordre dans la vie à pleines dents, elle justifie son xeesal par des raisons esthétiques : «Je veux être plus belle. Les hommes préfèrent les femmes claires. Les conséquences ne m'effrayent pas. Il faut simplement savoir comment s'y prendre. Quand l'épiderme est fatigué, il faut s'arrêter un certain temps avant de reprendre. Avec cette méthode, ton xeesal devient impeccable et tu as moins de problèmes.».Comme en écho, Mégui, une autre pensionnaire de l'Ucad, renchérit : «Les études ne sont pas une fin en soi. Il y a un temps pour toute chose. Ce n'est pas possible de se pencher sur les cours 24 heures sur 24. Prendre soin de son corps est une partie des études. Ce n'est pas à l'université que nous avons commencé cette pratique, donc je ne vois pas pourquoi nous allons arrêter maintenant.» Pour sa part, Mama Diarra, estime qu'«avec le soleil qui rythme notre quotidien, c'est très difficile de maintenir son teint sans utiliser des produits de dépigmentation».Et Ndèye Ndioro d'enfoncer le clou : «Avant d'être étudiantes, nous sommes des personnes. Pourquoi vouloir changer comme si une étudiante est différente des autres filles ? Nous avons besoin de prendre soin de nous, sans complexe de supériorité vis-à-vis de celles qui ne sont pas étudiantes.» «Notre corps nous appartient. Ce n'est pas parce que nous sommes étudiantes que nous devons nous imposer des interdits. Nous avons le droit autant que les autres de faire de notre corps ce que nous voulons. Cela ne nous dérange pas qu'on nous mette à l'index», martèle Khady avant d'ajouter : «Il faut être folle pour se laisser aller. La concurrence est rude. Le rang est très serré pour trouver un mari maintenant, surtout quand nous sommes instruites. Les hommes ont peur de nous. Mieux vaut jouer le jeu, si tu veux t'en sortir.» Pour Mossane (la bien nommée de ce prénom sérère qui veut dire "beauté"), «ceux qui pensent que le xessal est un complexe d'infériorité des étudiantes vis-à-vis des Occidentaux, leur font un mauvais procès. Vouloir être séduisante n'appartient à personne. Les télénovelas n'y sont pour rien. Le xeesal n'est pas un effet de mode comme on veut le faire croire, ça fait partie de notre propre vision de nous-mêmes». Par : Fatoumata Bernadette SONKO (APS)

>>>>Wade envoie les opposants à la fusillade
Les opposants mauritaniens l'ont compris, surtout ceux de tendance radicale : ils feraient mieux de choisir un autre pays que le Sénégal pour mener leur combat contre le régime du président Ould Taya. Tâche plutôt ardue pour ce pays : ne pas "porter préjudice" au régime du voisin mauritanien tout en restant un véritable Etat de droit. Par ces temps, il n'est décidément pas bon d'être un opposant au régime de Nouakchott, là-bas en Mauritanie, comme... ici au Sénégal. Surtout lorsqu'il s'agit d'un dirigeant d'un parti politique jugé comme "dangereux" et interdit dans le pays du président Ould Taya, exactement comme M. Mohamed Ould Maaloum, leader du Mouvement pour la citoyenneté et la démocratie (Mcd, social-démocrate). Cet homme est aussi un ancien vice-président de Sos Racisme en France, pays où il vit actuellement en exil. "J'ai été arrêté ce 23 juillet 2003 au Sénégal par la Division des investigations criminelles, alors que je suis en visite de travail dans ce pays". En fait, cet opposant mauritanien qui a été entendu par la Dic une première fois en novembre 2002, est soupçonné cette fois-ci d'être trempé dans le dernier putsch manqué contre le régime du président Ould Taya. Il réfute catégoriquement une telle accusation. "Je ne suis pas officiellement accusé d'être trempé dans le putsch, explique-t-il, mais officieusement, quelqu'un qui est proche du gouvernement sénégalais m'a révélé ces soupçons. On m'a dit qu'on m'arrête pour activités séditieuses. Parce que les autorités mauritaniennes ont fourni des "preuves" soi-disant que je suis le cerveau de la tentative de coup d'état. Alors, j'ai été invité de quitter le Sénégal. Si je refuse, je vais être expulsé". Ensuite, la Dic est aussi suspicieuse sur les (trop) fréquents déplacements de M. Maaloum à partir du Sénégal. Troisième motif de l'arrestation de cet homme : ses sorties intempestives à travers la presse sénégalaise, surtout depuis les derniers soubresauts politiques en Mauritanie (dans un entretien avec WalFadjri notamment, cet opposant avançait que le président Ould Taya aurait bénéficié de l'aide extérieure, occidentale, pour faire échec au putsch).
Pourtant, le dirigeant du Mcd répète à qui veut le croire que son séjour actuel au Sénégal n'a rien à voir avec son combat contre le régime du président Ould Taya : "Je suis au Sénégal pour une semaine dans le cadre d'une consultation pour une Ong française - dénommée Une seule Terre- qui fait des expertises au Sénégal et au Mali. En outre, je viens à Dakar assez souvent tout simplement parce que mon épouse y réside."
Apparemment encore sans grande importance, le cas Maaloum constitue néanmoins "un casse-tête politique pour le Sénégal" ; il met dans une situation difficile les autorités sénégalaises, qui n'ont que ces deux solutions en vue : livrer l'opposant à Ould Taya ou l'expulser vers la France en lui interdisant dorénavant le territoire sénégalais. A l'une comme à l'autre mesure, un état de droit comme le Sénégal est certainement gêné de recourir. Alors, il restait aux autorités sénégalaises de convaincre ce monsieur de regagner tranquillement là d'où il est venu et d'éviter à l'avenir "de mener des activités séditieuses contre l'Etat mauritanien à partir du territoire sénégalais".... Par : El Hadji Dame SECK

>>>> L'appel d'offre selon le très honnête couple Wade-Atepa :
‘'Pierre, est-ce que tu sais qu'il y a tel pays qui veut réaliser l'idée de Senghor ? ce serait vraiment dommage que ça nous quitte ! Es-ce que tu te souviens du dessin du stade que tu m'as montré un jour?'' Il me demande : ‘'Est-ce que tu peux le changer, le transformer ? Au lieu d'en faire un temple du sport, il faut qu'on en fasse un temple de la culture''.»

Après les révélations sur le Musée : Atepa s'explique et menace la presse. Les révélations faites avant-hier par le journal Le Matin sur la maquette du Musée des civilisations noires a connu son point d'orgue, hier, avec la sortie musclée de Pierre Goudiaby Atepa qui se retrouve dans tous ses états. L'architecte, conseiller du président Wade, n'a pas du tout apprécié le traitement qui a été fait de cette affaire par la presse et menace tous les journalistes, auteur des «articles outrageants». «J'étais en voyage, je suis rentré hier soir, dit-il. Et quand, je suis arrivé, je suis tombé sur un débat. J'ai compris qu'encore une fois, je faisais l'objet d'attaque». C'est avec ces mots que l'architecte Pierre Goudiaby a commencé, hier, très énervé, son «éclairage de l'opinion nationale» sur les «similitudes» indiscutables entre la maquette du Musée des civilisations noires du Sénégal et celle du «Cheikh Zayid olympic stadium», de l'Arabie Saoudite du même auteur. Pour Atepa Goudiaby, cette affaire de «falsification» est nulle et non avenue. Il affirme tout simplement que «c'est effectivement la même maquette» et qu'il n'a abusé personne, notamment le chef de l'Etat qui «l'a voulu ainsi». Conscient que ce n'est pas la première fois qu'on «s'acharne» contre lui - il n'en veut pour preuve que la réalisation de la Porte du Millénaire- il affirme que tout le monde le savait, car «Me Wade l'avait presque dits dans son discours à la Corniche-ouest». Et de s'exclamer : «Mais alors ça suffit, cette fois-ci, je vous le dit, j'ai donné tous les articles à mes avocats. S'il y en a un qui a parlé plus qu'il ne devrait… Quand je vois Abdou Latif Coulibaly qui prend sa plume parce qu'il en a l'habitude pour faire un éditorial sur ça, je dis que c'est grave, il aurait pu m'appeler et demander…». Et de plonger dans un flot d'explications sur les circonstances de sa rencontre avec son «génie», le jeune Mourtada Mbacké Guèye, «auteur» du dessin de toutes les controverses. Selon M. Atepa Goudiaby, c'est au sortir d'une rencontre entre lui, la maman de Mourtada, sur le conseil de sa femme, il y a deux ans, qu'ils se sont connus. Une complicité s'en suit, due au «génie» de Mourtada qui «est devenu mon propre idole. Car, Il me dépassait déjà. Je m'en suis ouvert au chef de l'Etat, document à l'appui. Il l'a apprécié et en parle à sa femme, Viviane Wade, séduite elle aussi par le talent du jeune Sénégalais». En fait, ce premier dessin, réalisé par Mourtada et traité à l'ordinateur par Atepa était destiné au Cameroun qui avait demandé à l'architecte de lui faire une proposition pour la réalisation du «Stade Paul Biya». Mais, «les Camerounais trouvaient le projet un peu cher et ont confié les choses aux Chinois, il y a deux ans». Et l'Arabie Saoudite dans tout ça ? L'architecte estime qu'il a un «ami» qui l'a contacté depuis l'Arabie Saoudite, après «l'échec» avec les Camerounais, «pour me dire que Cheikh Zayid cherche un stade. Le stade que tu voulais faire pour le Cameroun, il faut le leur proposer''. Ainsi, donc, j'ai envoyé à Cheikh Zayid la plaquette. Malheureusement, il y a eu l'affaire du 11 septembre 2001» et c'est ainsi que le projet de réalisation du «Cheikh Zahid olympic stadium» est resté tel quel. Quand a commencé donc l'histoire de la plaquette du Musée de civilisations noires avec le Président Wade ? Le conseiller du chef de l'Etat raconte : «Il y a à peu près trois mois, le président Wade sachant qu'il y a des pays que je ne nommerais pas qui voulaient réaliser l'idée de Senghor de faire un musée, me dit : ‘'Pierre, est-ce que tu sais qu'il y a tel pays qui veut réaliser l'idée de Senghor ? ce serait vraiment dommage que ça nous quitte ! Es-ce que tu te souviens du dessin du stade que tu m'as montré un jour?'' Il me demande : ‘'Est-ce que tu peux le changer, le transformer ? Au lieu d'en faire un temple du sport, il faut qu'on en fasse un temple de la culture''.». Dans son argumentation, Atepa affirme que le musée d'Orsée, en France, était une gare qui a été transformée aussi. «Mais il est devenu un des plus moderne». Aussi, dira-t-il, «les Africains-Américains qui étaient là à la pose de la première pierre à Dakar savaient que le musée était un stade transformé».Par Maïmouna WANE et K. N. -

>>> Quand Senghor parle aux "saltigués" de Fadiouth :
Pour une fois encore, Senghor leur a parlé. Il lui ont alors rendu hommage, tout en cherchant, à travers lui, à s'attirer les grâces des mânes pour cet hivernage. Quelque vingt mois après sa disparition, l'ancien président Senghor continue d'habiter la mémoire des Joal-Fadioutiens. Et jeudi dernier, un hommage a été rendu à celui qui est décédé le 20 décembre 2001, par les femmes de cette localité. Elles étaient une cinquantaine, habillées de leurs atours traditionnels, et pendant 1 h 30 m ont sorti les différentes facettes de la culture locale à l'honneur de Senghor. L'organisation de cette manifestation n'est pas due à un hasard. En effet un an et huit mois après son décès, l'ombre de Senghor continue de planer sur sa ville natale, à Joal-Fadiouth. D'après les témoignages obtenus sur place, c'est l'ancien président-poète lui-même qui aurait demandé à ce que cette manifestation soit organisée à cet endroit précis. «A Joal-Fadiouth, il y a des Saltigués chez les hommes comme chez les femmes et c'est un Saltigué qui aurait vu Senghor en songe lui demandant d'organiser cette cérémonie rituelle pour se rappeler sa mémoire», révèle Marie Wissel Ndour, l'une des initiatrices de cette manifestation demeurant à Fadiouth. Propos confirmés par l'une des participantes. «Ce sont des choses traditionnelles qui arrivent à Joal-Fadiouth. En effet les Sérères ont un attachement à leurs ancêtres et continuent de penser que quelque part ils peuvent intercéder en leur faveur, particulièrement à cette période de l'hivernage», explique Pierre Dioh, un jeune de Fadiouth. D'autres explications données par les organisatrices sont liées à l'absence des pluies. Sur place les gens ont l'impression qu'il pleut plus ailleurs qu'à Joal-Fadiouth. «Alors on a pensé, par rapport à la dimension mystique de Senghor, que si on organisait cette manifestation à sa mémoire le ciel serait beaucoup plus clément», reprend Marie Wissel Ndour. Les femmes qui ont chanté et dansé, avaient étalé devant elles un pagne de couleur blanche sur lequel un van était déposé. «C'est un signe de puissance, une manière d'introniser un roi. Car Senghor est un grand homme, un sage africain», explique notre interlocutrice. Pourquoi alors le choix de ce lieu devant la mairie, en face de la bordure de la mer pour organiser cette cérémonie ? «C'est un choix fait par Senghor lui-même, qui aurait insisté auprès du Saltigué à qui il a adressé son message pour que les choses se fassent dans cet endroit précis», confie Marie Wissel Ndour. C'est peut-être lié au souvenir de la mairie. Soit au fait que le prochain mémorial que la Commune de Joal lui a dédié sera construit à ces lieux», tente d'expliquer Pierre Dioh. Il s'agît d'un complexe qui va coûter 1 milliard de francs. Le bâtiment, dont la première pierre a été déjà posée, est en forme de cauris. Il est conçu avec quatre pôles autour d'un espace communautaire cher à l'organisation spatiale Sérère et s'inspire des quatre touffes de Kocc Barma, souligne le maire de la commune Paul Ndong. Par : Karim LO, Walfadjiri

>>>> Le Sénégal choqué par TV5, "Baïlène suñu tiaga" :
Ces images qui dérangent le Sénégal : Fuyant la monotonie des programmes de la Rts, la majorité des Sénégalais regardaient sur Tv5 un reportage. Au début, ils crurent que ce qu'ils voyaient été un trucage. Mais tout compte fait, ils finirent par se retrouver dans le langage… de ces images, qui dérangent. La semaine dernière Tv5 a montré un reportage sur la prostitution à Saly Portudal où l'on pouvait voir des femmes nues de notre pays se faire caresser dans tous les sens par des mains expertes et... blanches. Même si les visages de ces filles, des sénégalaises, étaient cachés par une bande noire, leur corps lui ne l'était pas. Nous vous épargnons les détails… pour ne pas avoir à commenter ce qui pourrait être assimilé à un vulgaire film pornographique. Ces images-là, des sénégalais en ont souffert, pleuré et crié à un montage "impérialiste", mais que voulez-vous ? Ces images sont bel et bien réelles, les lax aussi. Assumons. Car c'est comme ça que cela se passe dans certains hôtels, motels ou résidences hôtelières de Saly. Et le plus ahurissant dans cette histoire c'est le mutisme des autorités du pays et des Ong censées plaider la cause féminine. Non c'est tout le peuple qui s'est tu, pas les "féminologues" seulement, ce peuple sénégalais qui fait exprès de ne pas voir, entendre... Assumons donc et disons tout haut que ces images montrées par Tv5 ne sont que la face visible de l'iceberg. Car bon nombre d'hôtels de Saly et de Dakar surtout ne sont que des maisons de passe. Mais dommage que la Rts ne promène jamais ses caméras dans ces parages… Tant pis pour le peuple sénégalais... point. Lisez bien maintenant : Walf Fm, Manooré Fm, Rts... non et non, je ne vous cite pas mes stations préférées ! mais ce sont "les trois mousquetaires" épinglés par les "seigneurs" de la Hca. Le motif ? eupeul pour Walf Fm qui parfois en dit ou en fait trop au même titre que Manooré et Faralaté pour la Rts qui en fait un peu trop pour une confrérie et un parti politique. Mais avez-vous vu Walfadjri et le Quotidien d'hier et peut-être d'aujourd'hui ? Eh oui les couleurs qui étaient en vacances sont revenues pour le bonheur de Tonton Chaupin qui doit commencer à se frotter les mains vu que les annonceurs commencent à se tailler quelques pages dans le journal. Même schéma au niveau du Quotidien. Mais une question à Grand Madiambal : au fait, demi-page niatta la sakh? Par : Cheikh Mbacké GUISSE Walfadjiri

>>>> Les Suisses veulent voir Dakar aussi propre que Genève.
Coup de balai magique sur Dakar ! La capitale sénégalaise s'est refait une beauté depuis qu'une entreprise suisse a remporté le marché de la gestion des ordures ménagères. Dakar toute belle. Pas un seul petit morceau de papier sur les rues et même les ruelles de la Médina, le quartier populeux tout proche. Jamais la capitale sénégalaise n'avait été aussi propre que lors de la visite, à la mi-juillet, du président Bush et des huit délégations africaines venues le rencontrer. Et pourtant, la propreté de cette mégalopole de trois millions d'habitants s'est beaucoup améliorée depuis qu'une petite entreprise suisse, Alcyon, a pris les choses en main. Fin 2000, celle-ci a damé le pion au groupe français Vivendi et au canadien Dessau Soprin, raflant pour 25 ans un marché de 5 milliards de francs Cfa par an. Les deux mauvais perdants avaient ensuite mené une campagne de dénigrement contre le «contrat nébuleux» signé avec Alcyon. Campagne relayée au Sénégal par certains partis d'opposition. «Avec Alcyon, Dakar est devenue plus propre. Même l'opposition ne le conteste plus. Nous sommes satisfaits des résultats», déclare aujourd'hui Modou Diagne Fada, le ministre de l'Environnement, qui a lui-même négocié le contrat. «Avant, on disait que Dakar était sale ; aujourd'hui, il y a au moins une collecte régulière», renchérit Samba Laobé Sèye, directeur à Ama-Sénégal, structure italo-sénégalaise à qui Alcyon a délégué l'enlèvement des ordures. L'Agence pour la propreté de Dakar, (Aprodak), créée par Abdoulaye Wade, supervise la collecte. Les tas d'ordures suintants et puants visibles à chaque coin de rue ont disparu. Et avec eux les mouches. Pour obtenir ce résultat en deux ans, les Suisses ont mis le paquet. Les éboueurs sont bien équipés, mieux formés avec un salaire mensuel de 50 000 F Cfa, l'équivalent de celui d'un instituteur contractuel. «Ama nous a imposé des ramassages à la fréquence 6 (Ndlr : 6 jours sur 7)», signale, gaillard, Yankhoba Diatta, chef-éboueur au quartier Grand-Yoff. Précédemment, la commune de Dakar payait plus cher à d'autres concessionnaires : 6 milliards de francs Cfa. «Sans grand résultat !», commente Aminata Bâ, une habitante de Dieuppeul, un quartier résidentiel de Dakar. «Les éboueurs respectent la rotation, parfois ils tapent à nos portes pour qu'on sorte vite les poubelles». Connaissez-vous Alcyon ? «Non ! répond-elle sèchement, mais je reconnais le vert et blanc des camions et des combinaisons des ouvriers. Qu'importe si c'est des Toubab (Ndlr : des Blancs) qui sont derrière. L'essentiel est que la ville soit propre». Alcyon et Ama mènent une croisade médiatique pour obtenir la coopération des habitants. Promise par les Suisses, une radio, Fm Environnement, émet depuis 2002. A la télévision, aux heures de grande écoute, sketchs et slogans rappellent que «la propreté est un devoir citoyen». Mais le contrat n'a pas encore atteint sa vitesse de croisière et certaines de ses promesses restent à réaliser comme l'installation, à l'entrée de Dakar, d'un site de traitement des 400 000 t d'ordures produites chaque année par la capitale pour les transformer en l'engrais. Walfadjiri

>>>> Le doigt de Lamine lui coûte deux mois de prison
Le substitut du procureur de la République qui siégeait au tribunal correctionnel d'hier a requis deux ans de prison ferme à l'encontre de Mamadou Maguette Dieng et de Lamine Ndiaye poursuivis pour une tentative de viol sur une prostituée. Les prévenus ont été dénoncés par des passants qui les avaient surpris s'acharnant sur leur victime, une prostituée, Nd. D., aux abords de l'école Saint Michel, alors qu'il faisait 4 h du matin. Au moment où Maguette ceinturait la belle de nuit par derrière, Lamine tentait de lui introduire le doigt dans la partie intime. Ce sont les cris de désespoir de la victime qui alerteront les passants. Les policiers, qui faisaient une ronde routinière, sont tombés sur l'affaire pour s'en saisir et les conduire au commissariat. Devant le tribunal, les poursuivis donneront une autre version des faits, expliquant leur tentative de fuite par le souci d'échapper au contrôle d'identité des policiers car, ce jour, ils étaient sans pièce. Selon eux, cette femme ne serait qu'une victime d'autres qui les ont dénoncés à tort. Le tribunal qui a entendu la plaidoirie de leur avocat, Me Alassane Cissé, axé sur l'innocence de ses clients, donnera son verdict demain, mercredi. Walfadjiri


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