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LA REVUE DE PRESSE
DE LA SEMAINE Du plus drôle au plus anecdotique >>>>Et de 100 pour le
président-talibé : un record du monde Wade a
effectué son centième voyage à l'étranger. Il
est des présidents dont les déplacements constituent un événement,
tellement ils ne voyagent que lorsque c'est vraiment nécessaire.
Wade, lui, est en train de battre tous ses pairs sur un chapitre : la fréquence
avec laquelle il prend l'avion. Cher payé pour le pays.
Et de cent ! Avec son séjour actuel en Arabie saoudite, le président
de la République, Me Abdoulaye Wade, aura effectué son centième
voyage depuis qu'il est à la tête de l'Etat. Cent sorties
du pays, plusieurs fois le tour de la terre, des dizaines de jours passés
hors du pays. Plusieurs centaines de décollages et d'atterrissages
de l'avion présidentiel… N'en jetons plus : Wade, depuis
qu'il a été élu, a battu les records d'heures
de vol, pas seulement de ses pairs, mais de bien des pilotes. Réception
de lauriers par-ci, séminaires de la plus criarde des banalités
par-là : c'est à se demander si ces voyages, dont
la particularité commune est de passer très souvent par la Suisse,
ne cachent pas autre chose que la simple propension à jouer au globe trotter,
aux frais du contribuable. Dans son livre, Par devoir et par amitié,
publié en 2001, l'ancien Premier ministre, Habib Thiam, parle ainsi de
Me Abdoulaye Wade, alors ministre d'Etat : "Il aimait beaucoup voyager. Il
aimait le faire, entouré comme un chef d'Etat ou un Premier ministre. Cela
coûtait extrêmement cher. Les arriérés sur la rubrique
"mission et indemnités de mission" dépassaient
le milliard et ces crédits, logés à la Primature,
pouvaient être mieux contrôlés par le Premier ministre".
Qu'en est-il, au chapitre des frais, aujourd'hui qu'il n'y a
plus personne pour mettre un holà à ces sorties intempestives faisant
de notre président celui qui voyage le plus au monde ? Les pérégrinations
du président Wade posent problème. Interrogé sur le sujet,
en mars dernier, alors qu'il était à son quatre-vingt cinquième
voyage, qui l'avait conduit au Maroc, Abdoulaye Wade avait répondu
: «Pourquoi parlez-vous de mes voyages, et pas de ceux de Youssou
Ndour ?» Comme si on avait élu le chanteur, comme si le
roi du «mbalax» voyageait à nos frais. C'est peut-être
le goût du chef de l'Etat de paraître comme une vedette qui
l'avait conduit à établir le rapprochement. Ceux qui l'ont
surnommé Ttt (Touki-Télé-Touba) ont sans doute encore raison,
vu la cadence des voyages présidentiels, surtout depuis mars dernier quand
le chef de l'Etat s'était rendu, du 27 au 30 mars, au Maroc. La France
a été la 86e destination (10 avril dernier) de Me Wade, suivie du
Japon, le 9 mai, du Togo, de la Mauritanie pour les besoins du sommet de l'Omvs,
du 20 au 21 mai. Le 90e voyage a été effectué au Nigeria,
une semaine après. Ce sera ensuite au tour du Gabon, de la Suisse, de la
France (avec le sommet du G8 à Evian), du Luxembourg (28 au 3 juin), du
Togo (19 au 20 juin) avec la prestation de serment du président Eyadema.
Du 22 au 25 juin dernier, le président Wade s'est rendu, pour son 96e déplacement,
aux Etats-Unis (Sommet des affaires du Corporate Council in Africa). Arrivé
à l'aéroport international de Dakar, le chef de l'Etat y a fait
une brève escale, avant de se rendre à Madagascar où il était
l'invité d'honneur à la Fête nationale de la Grande Ile. Le
98e voyage a été effectué à Maputo, lors du sommet
de l'Union africaine qui s'est tenu du 9 au 12 juillet dernier. C'était
tout juste après le départ du président américain
qui a visité le 8 juillet dernier notre pays. Invité au sommet des
Africains-Américains, le président Wade effectuera, le 16 juillet
dernier, son 99e déplacement à Abuja (Nigeria). La cadence des voyages
présidentiels semble prendre ainsi un rythme exponentiel pour le début
de l'année 2003. Au cours du premier trimestre, le président
de la République s'est rendu dans une dizaine de pays. De ces descentes
traditionnelles sur la France, et d'un déplacement rapide sur Abuja
au Nigeria, Me Abdoulaye Wade a posé ses valises en Asie, en Afrique et
en Europe. Après le pèlerinage effectué aux Lieux saints
de l'Islam, il est passé par le Niger où se tenait le sommet
de la Cen-Sad. Auparavant, il aura pris part au sommet du Mouvement des non-alignés
qui a eu lieu au Qatar. Le chef de l'Etat s'est également rendu
à Londres, à Genève, en Malaisie, en Guinée Equatoriale.
Aussitôt après le troisième anniversaire de l'alternance,
le président de la République s'est rendu au Maroc (85 e déplacement).
La première sortie du président Abdoulaye Wade a eu lieu du 22 au
28 mai 2000, soit deux mois après son triomphe au second tour de l'élection
présidentielle du 19 mars 2000, et 50 jours après sa très
médiatique prestation de serment publique du 3 avril au stade Léopold
Sedar Senghor. Entre son arrivée au pouvoir en mars 2000, et décembre
2002, le président de la République a effectué 74 voyages
dans le monde, dont 12 rien qu'en France, 5 aux Etats-Unis et 33 en Afrique.
Le nombre de ses déplacements depuis le début de l'année
en cours est de 26. Par : Johnson MBENGUE (Walfadjiri)
>>>>
Etudiantes et "Xeesalisées" Des"Négresses
blanches" et sans complexe au campus. Il est révolu le temps où
le xeesal était l'apanage des femmes analphabètes ou d'un
petit d'instruction, peu sensible aux slogans du genre "Black is beautiful".
Aujourd'hui, il n'y a plus de barrière entre les unes et les
autres, la femme intello veut certes avoir une tête bien faite, mais aussi
avoir une frimousse qui plaît aux hommes férus de minettes "teint
clair". Et des étudiantes se jettent à fond – à
fonds modestes aussi – dans la course à la formule la plus efficace
pour avoir une peau claire (xeesal) ou à la limite un teint marron (leeral).
Amina, la vingtaine, tressée à la mode dialgati, est une étudiante
dont le teint pose problème à ses interlocuteurs. Il est vrai que
l'apparence de la jeune fille intrigue. Et pour cause : sa noirceur d'ébène
est fortement tempérée par des espaces clairs sur tout le visage,
lui donnant une allure terne de… "Négresse blanche" - allusion
aux "héroïnes" d'un documentaire controversé
que la chaîne de télévision française France 2 réalisa
sur le phénomène du xeesal au Sénégal. De plus près,
le malaise augmente, car on s'aperçoit que la jeune fille a une énorme
tache brune sur une partie des lèvres et son cou présente de petits
boutons qui suppurent et lui causent de temps en temps des démangeaisons.
Après plusieurs traitements infructueux, elle a, sur les conseils d'une
amie, consulté un dermatologue. Ce dernier lui a immédiatement demandé
d'arrêter les produits de dépigmentation. Ce que Amina a décidé
de faire ; mais en attendant de pouvoir retrouver son teint naturel, elle est
obligée de se couvrir le visage d'un foulard pour cacher son teint
"désuni". Le cas d'Amina l'étudiante n'est
pas isolé. A en croire le docteur Khalil Ndiaye, dermatologue au Centre
des œuvres universitaires de Dakar (Coud), elles sont nombreuses les pensionnaires
du campus à être victimes des effets du xeesal. Résultat des
courses : elles poussent souvent la porte du spécialiste pour venir se
plaindre de "petits boutons" sur le visage, sur le dos ou encore de
"grosses vergetures" à l'avant-bras, sans parler des "taches
brunes ou noires, des lunettes autour des yeux". La dépigmentation
artificielle ou xeesal en wolof, une pratique consistant à se débarrasser
du pigment, une substance qui colorie la peau des Noirs pour avoir un teint clair,
est passée par là, transformant le campus en un lieu où l'on
croise à longueur de journée des femmes défigurées
par les produits chimiques. Ainsi la dépigmentation de la peau a pignon
sur rue à la cité des jeunes filles de l'Université
Cheikh Anta Diop de Dakar (Ucad), Aline Sitoé Jaata, communément
appelée cité Claudel où une petite promenade vous permet
de croiser des étudiantes à l'allure de "Négresses
blanches". La pratique n'est pas seulement une affaire d'étudiantes
en premier cycle. Leurs aînées des deuxième et troisième
cycles s'y adonnent ainsi que toutes les classes d'étudiantes,
les nanties comme les moins nanties. Grâce à leur statut d'intellectuelles,
elles ne sont pas sans savoir les méfaits du xeesal, compte non tenu de
la charge culturelle (mimétisme du Blanc) qu'elle charrie. Toutefois,
les étudiantes adeptes de la dépigmentation de la peau n'en
n'ont cure, à l'image de Thiabel, une "aînée"
comme on appelle les étudiantes de deuxième et de troisième
cycles. Désireuse de mordre dans la vie à pleines dents, elle justifie
son xeesal par des raisons esthétiques : «Je veux être plus
belle. Les hommes préfèrent les femmes claires. Les conséquences
ne m'effrayent pas. Il faut simplement savoir comment s'y prendre.
Quand l'épiderme est fatigué, il faut s'arrêter
un certain temps avant de reprendre. Avec cette méthode, ton xeesal devient
impeccable et tu as moins de problèmes.».Comme en écho, Mégui,
une autre pensionnaire de l'Ucad, renchérit : «Les études
ne sont pas une fin en soi. Il y a un temps pour toute chose. Ce n'est pas
possible de se pencher sur les cours 24 heures sur 24. Prendre soin de son corps
est une partie des études. Ce n'est pas à l'université
que nous avons commencé cette pratique, donc je ne vois pas pourquoi nous
allons arrêter maintenant.» Pour sa part, Mama Diarra, estime qu'«avec
le soleil qui rythme notre quotidien, c'est très difficile de maintenir
son teint sans utiliser des produits de dépigmentation».Et Ndèye
Ndioro d'enfoncer le clou : «Avant d'être étudiantes,
nous sommes des personnes. Pourquoi vouloir changer comme si une étudiante
est différente des autres filles ? Nous avons besoin de prendre soin de
nous, sans complexe de supériorité vis-à-vis de celles qui
ne sont pas étudiantes.» «Notre corps nous appartient. Ce n'est
pas parce que nous sommes étudiantes que nous devons nous imposer des interdits.
Nous avons le droit autant que les autres de faire de notre corps ce que nous
voulons. Cela ne nous dérange pas qu'on nous mette à l'index»,
martèle Khady avant d'ajouter : «Il faut être folle pour
se laisser aller. La concurrence est rude. Le rang est très serré
pour trouver un mari maintenant, surtout quand nous sommes instruites. Les hommes
ont peur de nous. Mieux vaut jouer le jeu, si tu veux t'en sortir.»
Pour Mossane (la bien nommée de ce prénom sérère qui
veut dire "beauté"), «ceux qui pensent que le xessal est
un complexe d'infériorité des étudiantes vis-à-vis
des Occidentaux, leur font un mauvais procès. Vouloir être séduisante
n'appartient à personne. Les télénovelas n'y
sont pour rien. Le xeesal n'est pas un effet de mode comme on veut le faire
croire, ça fait partie de notre propre vision de nous-mêmes».
Par : Fatoumata Bernadette SONKO (APS)
>>>>Wade
envoie les opposants à la fusillade Les
opposants mauritaniens l'ont compris, surtout ceux de tendance radicale : ils
feraient mieux de choisir un autre pays que le Sénégal pour mener
leur combat contre le régime du président Ould Taya. Tâche
plutôt ardue pour ce pays : ne pas "porter préjudice" au
régime du voisin mauritanien tout en restant un véritable Etat de
droit. Par ces temps, il n'est décidément pas bon d'être un
opposant au régime de Nouakchott, là-bas en Mauritanie, comme...
ici au Sénégal. Surtout lorsqu'il s'agit d'un dirigeant d'un parti
politique jugé comme "dangereux" et interdit dans le pays du
président Ould Taya, exactement comme M. Mohamed Ould Maaloum, leader du
Mouvement pour la citoyenneté et la démocratie (Mcd, social-démocrate).
Cet homme est aussi un ancien vice-président de Sos Racisme en France,
pays où il vit actuellement en exil. "J'ai été arrêté
ce 23 juillet 2003 au Sénégal par la Division des investigations
criminelles, alors que je suis en visite de travail dans ce pays". En fait,
cet opposant mauritanien qui a été entendu par la Dic une première
fois en novembre 2002, est soupçonné cette fois-ci d'être
trempé dans le dernier putsch manqué contre le régime du
président Ould Taya. Il réfute catégoriquement une telle
accusation. "Je ne suis pas officiellement accusé d'être trempé
dans le putsch, explique-t-il, mais officieusement, quelqu'un qui est proche du
gouvernement sénégalais m'a révélé ces soupçons.
On m'a dit qu'on m'arrête pour activités séditieuses. Parce
que les autorités mauritaniennes ont fourni des "preuves" soi-disant
que je suis le cerveau de la tentative de coup d'état. Alors, j'ai été
invité de quitter le Sénégal. Si je refuse, je vais être
expulsé". Ensuite, la Dic est aussi suspicieuse sur les (trop) fréquents
déplacements de M. Maaloum à partir du Sénégal. Troisième
motif de l'arrestation de cet homme : ses sorties intempestives à travers
la presse sénégalaise, surtout depuis les derniers soubresauts politiques
en Mauritanie (dans un entretien avec WalFadjri notamment, cet opposant avançait
que le président Ould Taya aurait bénéficié de l'aide
extérieure, occidentale, pour faire échec au putsch). Pourtant,
le dirigeant du Mcd répète à qui veut le croire que son séjour
actuel au Sénégal n'a rien à voir avec son combat contre
le régime du président Ould Taya : "Je suis au Sénégal
pour une semaine dans le cadre d'une consultation pour une Ong française
- dénommée Une seule Terre- qui fait des expertises au Sénégal
et au Mali. En outre, je viens à Dakar assez souvent tout simplement parce
que mon épouse y réside." Apparemment encore sans grande
importance, le cas Maaloum constitue néanmoins "un casse-tête
politique pour le Sénégal" ; il met dans une situation difficile
les autorités sénégalaises, qui n'ont que ces deux solutions
en vue : livrer l'opposant à Ould Taya ou l'expulser vers la France en
lui interdisant dorénavant le territoire sénégalais. A l'une
comme à l'autre mesure, un état de droit comme le Sénégal
est certainement gêné de recourir. Alors, il restait aux autorités
sénégalaises de convaincre ce monsieur de regagner tranquillement
là d'où il est venu et d'éviter à l'avenir "de
mener des activités séditieuses contre l'Etat mauritanien à
partir du territoire sénégalais".... Par : El Hadji Dame SECK
>>>> L'appel
d'offre selon le très honnête couple Wade-Atepa : ‘'Pierre,
est-ce que tu sais qu'il y a tel pays qui veut réaliser l'idée
de Senghor ? ce serait vraiment dommage que ça nous quitte ! Es-ce que
tu te souviens du dessin du stade que tu m'as montré un jour?''
Il me demande : ‘'Est-ce que tu peux le changer, le transformer ?
Au lieu d'en faire un temple du sport, il faut qu'on en fasse un temple
de la culture''.» Après
les révélations sur le Musée : Atepa s'explique et
menace la presse. Les révélations faites avant-hier par le journal
Le Matin sur la maquette du Musée des civilisations noires a connu son
point d'orgue, hier, avec la sortie musclée de Pierre Goudiaby Atepa
qui se retrouve dans tous ses états. L'architecte, conseiller du
président Wade, n'a pas du tout apprécié le traitement
qui a été fait de cette affaire par la presse et menace tous les
journalistes, auteur des «articles outrageants». «J'étais
en voyage, je suis rentré hier soir, dit-il. Et quand, je suis arrivé,
je suis tombé sur un débat. J'ai compris qu'encore une
fois, je faisais l'objet d'attaque». C'est avec ces mots
que l'architecte Pierre Goudiaby a commencé, hier, très énervé,
son «éclairage de l'opinion nationale» sur les «similitudes»
indiscutables entre la maquette du Musée des civilisations noires du Sénégal
et celle du «Cheikh Zayid olympic stadium», de l'Arabie Saoudite
du même auteur. Pour Atepa Goudiaby, cette affaire de «falsification»
est nulle et non avenue. Il affirme tout simplement que «c'est effectivement
la même maquette» et qu'il n'a abusé personne,
notamment le chef de l'Etat qui «l'a voulu ainsi». Conscient
que ce n'est pas la première fois qu'on «s'acharne»
contre lui - il n'en veut pour preuve que la réalisation de la Porte
du Millénaire- il affirme que tout le monde le savait, car «Me Wade
l'avait presque dits dans son discours à la Corniche-ouest».
Et de s'exclamer : «Mais alors ça suffit, cette fois-ci, je
vous le dit, j'ai donné tous les articles à mes avocats. S'il
y en a un qui a parlé plus qu'il ne devrait… Quand je vois
Abdou Latif Coulibaly qui prend sa plume parce qu'il en a l'habitude
pour faire un éditorial sur ça, je dis que c'est grave, il
aurait pu m'appeler et demander…». Et de plonger dans un flot
d'explications sur les circonstances de sa rencontre avec son «génie»,
le jeune Mourtada Mbacké Guèye, «auteur» du dessin de
toutes les controverses. Selon M. Atepa Goudiaby, c'est au sortir d'une
rencontre entre lui, la maman de Mourtada, sur le conseil de sa femme, il y a
deux ans, qu'ils se sont connus. Une complicité s'en suit,
due au «génie» de Mourtada qui «est devenu mon propre
idole. Car, Il me dépassait déjà. Je m'en suis ouvert
au chef de l'Etat, document à l'appui. Il l'a apprécié
et en parle à sa femme, Viviane Wade, séduite elle aussi par le
talent du jeune Sénégalais». En fait, ce premier dessin, réalisé
par Mourtada et traité à l'ordinateur par Atepa était
destiné au Cameroun qui avait demandé à l'architecte
de lui faire une proposition pour la réalisation du «Stade Paul Biya».
Mais, «les Camerounais trouvaient le projet un peu cher et ont confié
les choses aux Chinois, il y a deux ans». Et l'Arabie Saoudite dans
tout ça ? L'architecte estime qu'il a un «ami»
qui l'a contacté depuis l'Arabie Saoudite, après «l'échec»
avec les Camerounais, «pour me dire que Cheikh Zayid cherche un stade. Le
stade que tu voulais faire pour le Cameroun, il faut le leur proposer''.
Ainsi, donc, j'ai envoyé à Cheikh Zayid la plaquette. Malheureusement,
il y a eu l'affaire du 11 septembre 2001» et c'est ainsi que
le projet de réalisation du «Cheikh Zahid olympic stadium»
est resté tel quel. Quand a commencé donc l'histoire de la
plaquette du Musée de civilisations noires avec le Président Wade
? Le conseiller du chef de l'Etat raconte : «Il y a à peu près
trois mois, le président Wade sachant qu'il y a des pays que je ne
nommerais pas qui voulaient réaliser l'idée de Senghor de
faire un musée, me dit : ‘'Pierre, est-ce que tu sais qu'il
y a tel pays qui veut réaliser l'idée de Senghor ? ce serait
vraiment dommage que ça nous quitte ! Es-ce que tu te souviens du dessin
du stade que tu m'as montré un jour?'' Il me demande
: ‘'Est-ce que tu peux le changer, le transformer ? Au lieu d'en
faire un temple du sport, il faut qu'on en fasse un temple de la culture''.».
Dans son argumentation, Atepa affirme que le musée d'Orsée,
en France, était une gare qui a été transformée aussi.
«Mais il est devenu un des plus moderne». Aussi, dira-t-il, «les
Africains-Américains qui étaient là à la pose de la
première pierre à Dakar savaient que le musée était
un stade transformé».Par Maïmouna WANE et K. N. -
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Quand Senghor parle aux "saltigués" de Fadiouth : Pour
une fois encore, Senghor leur a parlé. Il lui ont alors rendu hommage,
tout en cherchant, à travers lui, à s'attirer les grâces des
mânes pour cet hivernage. Quelque vingt mois après sa disparition,
l'ancien président Senghor continue d'habiter la mémoire des Joal-Fadioutiens.
Et jeudi dernier, un hommage a été rendu à celui qui est
décédé le 20 décembre 2001, par les femmes de cette
localité. Elles étaient une cinquantaine, habillées de leurs
atours traditionnels, et pendant 1 h 30 m ont sorti les différentes facettes
de la culture locale à l'honneur de Senghor. L'organisation de cette manifestation
n'est pas due à un hasard. En effet un an et huit mois après son
décès, l'ombre de Senghor continue de planer sur sa ville natale,
à Joal-Fadiouth. D'après les témoignages obtenus sur place,
c'est l'ancien président-poète lui-même qui aurait demandé
à ce que cette manifestation soit organisée à cet endroit
précis. «A Joal-Fadiouth, il y a des Saltigués chez les hommes
comme chez les femmes et c'est un Saltigué qui aurait vu Senghor en songe
lui demandant d'organiser cette cérémonie rituelle pour se rappeler
sa mémoire», révèle Marie Wissel Ndour, l'une des initiatrices
de cette manifestation demeurant à Fadiouth. Propos confirmés par
l'une des participantes. «Ce sont des choses traditionnelles qui arrivent
à Joal-Fadiouth. En effet les Sérères ont un attachement
à leurs ancêtres et continuent de penser que quelque part ils peuvent
intercéder en leur faveur, particulièrement à cette période
de l'hivernage», explique Pierre Dioh, un jeune de Fadiouth. D'autres explications
données par les organisatrices sont liées à l'absence des
pluies. Sur place les gens ont l'impression qu'il pleut plus ailleurs qu'à
Joal-Fadiouth. «Alors on a pensé, par rapport à la dimension
mystique de Senghor, que si on organisait cette manifestation à sa mémoire
le ciel serait beaucoup plus clément», reprend Marie Wissel Ndour.
Les femmes qui ont chanté et dansé, avaient étalé
devant elles un pagne de couleur blanche sur lequel un van était déposé.
«C'est un signe de puissance, une manière d'introniser un roi. Car
Senghor est un grand homme, un sage africain», explique notre interlocutrice.
Pourquoi alors le choix de ce lieu devant la mairie, en face de la bordure de
la mer pour organiser cette cérémonie ? «C'est un choix fait
par Senghor lui-même, qui aurait insisté auprès du Saltigué
à qui il a adressé son message pour que les choses se fassent dans
cet endroit précis», confie Marie Wissel Ndour. C'est peut-être
lié au souvenir de la mairie. Soit au fait que le prochain mémorial
que la Commune de Joal lui a dédié sera construit à ces lieux»,
tente d'expliquer Pierre Dioh. Il s'agît d'un complexe qui va coûter
1 milliard de francs. Le bâtiment, dont la première pierre a été
déjà posée, est en forme de cauris. Il est conçu avec
quatre pôles autour d'un espace communautaire cher à l'organisation
spatiale Sérère et s'inspire des quatre touffes de Kocc Barma, souligne
le maire de la commune Paul Ndong. Par : Karim LO, Walfadjiri
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Le Sénégal choqué par TV5, "Baïlène suñu
tiaga" : Ces images qui dérangent
le Sénégal : Fuyant la monotonie des programmes de la Rts, la majorité
des Sénégalais regardaient sur Tv5 un reportage. Au début,
ils crurent que ce qu'ils voyaient été un trucage. Mais tout compte
fait, ils finirent par se retrouver dans le langage… de ces images, qui
dérangent. La semaine dernière Tv5 a montré un reportage
sur la prostitution à Saly Portudal où l'on pouvait voir des femmes
nues de notre pays se faire caresser dans tous les sens par des mains expertes
et... blanches. Même si les visages de ces filles, des sénégalaises,
étaient cachés par une bande noire, leur corps lui ne l'était
pas. Nous vous épargnons les détails… pour ne pas avoir à
commenter ce qui pourrait être assimilé à un vulgaire film
pornographique. Ces images-là, des sénégalais en ont souffert,
pleuré et crié à un montage "impérialiste",
mais que voulez-vous ? Ces images sont bel et bien réelles, les lax aussi.
Assumons. Car c'est comme ça que cela se passe dans certains hôtels,
motels ou résidences hôtelières de Saly. Et le plus ahurissant
dans cette histoire c'est le mutisme des autorités du pays et des Ong censées
plaider la cause féminine. Non c'est tout le peuple qui s'est tu, pas les
"féminologues" seulement, ce peuple sénégalais
qui fait exprès de ne pas voir, entendre... Assumons donc et disons tout
haut que ces images montrées par Tv5 ne sont que la face visible de l'iceberg.
Car bon nombre d'hôtels de Saly et de Dakar surtout ne sont que des maisons
de passe. Mais dommage que la Rts ne promène jamais ses caméras
dans ces parages… Tant pis pour le peuple sénégalais... point.
Lisez bien maintenant : Walf Fm, Manooré Fm, Rts... non et non, je ne vous
cite pas mes stations préférées ! mais ce sont "les
trois mousquetaires" épinglés par les "seigneurs"
de la Hca. Le motif ? eupeul pour Walf Fm qui parfois en dit ou en fait trop au
même titre que Manooré et Faralaté pour la Rts qui en fait
un peu trop pour une confrérie et un parti politique. Mais avez-vous vu
Walfadjri et le Quotidien d'hier et peut-être d'aujourd'hui ? Eh oui les
couleurs qui étaient en vacances sont revenues pour le bonheur de Tonton
Chaupin qui doit commencer à se frotter les mains vu que les annonceurs
commencent à se tailler quelques pages dans le journal. Même schéma
au niveau du Quotidien. Mais une question à Grand Madiambal : au fait,
demi-page niatta la sakh? Par : Cheikh Mbacké GUISSE Walfadjiri >>>>
Les Suisses veulent voir Dakar aussi propre que Genève. Coup
de balai magique sur Dakar ! La capitale sénégalaise s'est
refait une beauté depuis qu'une entreprise suisse a remporté
le marché de la gestion des ordures ménagères. Dakar toute
belle. Pas un seul petit morceau de papier sur les rues et même les ruelles
de la Médina, le quartier populeux tout proche. Jamais la capitale sénégalaise
n'avait été aussi propre que lors de la visite, à la
mi-juillet, du président Bush et des huit délégations africaines
venues le rencontrer. Et pourtant, la propreté de cette mégalopole
de trois millions d'habitants s'est beaucoup améliorée
depuis qu'une petite entreprise suisse, Alcyon, a pris les choses en main.
Fin 2000, celle-ci a damé le pion au groupe français Vivendi et
au canadien Dessau Soprin, raflant pour 25 ans un marché de 5 milliards
de francs Cfa par an. Les deux mauvais perdants avaient ensuite mené une
campagne de dénigrement contre le «contrat nébuleux»
signé avec Alcyon. Campagne relayée au Sénégal par
certains partis d'opposition. «Avec Alcyon, Dakar est devenue plus
propre. Même l'opposition ne le conteste plus. Nous sommes satisfaits
des résultats», déclare aujourd'hui Modou Diagne Fada,
le ministre de l'Environnement, qui a lui-même négocié
le contrat. «Avant, on disait que Dakar était sale ; aujourd'hui,
il y a au moins une collecte régulière», renchérit
Samba Laobé Sèye, directeur à Ama-Sénégal,
structure italo-sénégalaise à qui Alcyon a délégué
l'enlèvement des ordures. L'Agence pour la propreté
de Dakar, (Aprodak), créée par Abdoulaye Wade, supervise la collecte.
Les tas d'ordures suintants et puants visibles à chaque coin de rue
ont disparu. Et avec eux les mouches. Pour obtenir ce résultat en deux
ans, les Suisses ont mis le paquet. Les éboueurs sont bien équipés,
mieux formés avec un salaire mensuel de 50 000 F Cfa, l'équivalent
de celui d'un instituteur contractuel. «Ama nous a imposé des
ramassages à la fréquence 6 (Ndlr : 6 jours sur 7)», signale,
gaillard, Yankhoba Diatta, chef-éboueur au quartier Grand-Yoff. Précédemment,
la commune de Dakar payait plus cher à d'autres concessionnaires
: 6 milliards de francs Cfa. «Sans grand résultat !», commente
Aminata Bâ, une habitante de Dieuppeul, un quartier résidentiel de
Dakar. «Les éboueurs respectent la rotation, parfois ils tapent à
nos portes pour qu'on sorte vite les poubelles». Connaissez-vous Alcyon
? «Non ! répond-elle sèchement, mais je reconnais le vert
et blanc des camions et des combinaisons des ouvriers. Qu'importe si c'est
des Toubab (Ndlr : des Blancs) qui sont derrière. L'essentiel est
que la ville soit propre». Alcyon et Ama mènent une croisade médiatique
pour obtenir la coopération des habitants. Promise par les Suisses, une
radio, Fm Environnement, émet depuis 2002. A la télévision,
aux heures de grande écoute, sketchs et slogans rappellent que «la
propreté est un devoir citoyen». Mais le contrat n'a pas encore
atteint sa vitesse de croisière et certaines de ses promesses restent à
réaliser comme l'installation, à l'entrée de
Dakar, d'un site de traitement des 400 000 t d'ordures produites chaque
année par la capitale pour les transformer en l'engrais. Walfadjiri >>>>
Le doigt de Lamine lui coûte deux mois de prison Le
substitut du procureur de la République qui siégeait au tribunal
correctionnel d'hier a requis deux ans de prison ferme à l'encontre
de Mamadou Maguette Dieng et de Lamine Ndiaye poursuivis pour une tentative de
viol sur une prostituée. Les prévenus ont été dénoncés
par des passants qui les avaient surpris s'acharnant sur leur victime, une
prostituée, Nd. D., aux abords de l'école Saint Michel, alors
qu'il faisait 4 h du matin. Au moment où Maguette ceinturait la belle
de nuit par derrière, Lamine tentait de lui introduire le doigt dans la
partie intime. Ce sont les cris de désespoir de la victime qui alerteront
les passants. Les policiers, qui faisaient une ronde routinière, sont tombés
sur l'affaire pour s'en saisir et les conduire au commissariat. Devant
le tribunal, les poursuivis donneront une autre version des faits, expliquant
leur tentative de fuite par le souci d'échapper au contrôle
d'identité des policiers car, ce jour, ils étaient sans pièce.
Selon eux, cette femme ne serait qu'une victime d'autres qui les ont
dénoncés à tort. Le tribunal qui a entendu la plaidoirie
de leur avocat, Me Alassane Cissé, axé sur l'innocence de
ses clients, donnera son verdict demain, mercredi. Walfadjiri
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