Bulletin N°56 de Senegalaisement.com    envoyé à 54.211 inscrits
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SOMMAIRE :
>> Edito : Bonne année 2004. News /Diffusion
>> Senegalaisement INTERACTIF : La météo (aujourd'hui Kaolack), le Best of de la Sénégalerie et les dernières petites annonces passées sur le site.
>> Site internet "Sénégal" du jour : Fondation Olivier - Espace Fagueye
>> Promo du jour : Paris-Dakar à 363€
>> Asso du jour : Séjours solidaires au Sénégal avec Chênes et Baobabs
>> Hôtel du jour : Hôtel Résidence Kacissa
>> La revue de presse sénégalaise de la semaine. Du plus drôle au plus anecdotique :
- Tribunal correctionnel de Ziguinchor (N°1)
- Tribunal correctionnel de Ziguinchor (N°2)
- Aide au développement française
- Trafic de drogue à 60 ans : 2 ans de prison
- Impact colossal de la corruption
- Menaces de mort contre les évêques
- Bilan des affrontements étudiants-policiers
- Le Sénégal ne veut pas de l'Imam Fall

Bonne année 2004 ! Il n'est jamais trop tard pour bien faire !!! Souhaitons que cette année soit meilleure que 2003 qui aura marqué le Sénégal par ses grandes perturbations politiques et sociales : menaces de mort et tentatives d'assassinat à l'encontre des opposants politiques, de la presse et de l'église, multiplication des troubles en Casamance, suicides de marabout, inondations à Saint-Louis, augmentation généralisée des prix, expulsion de journalistes et d'investisseurs étrangers, etc.... Avec ce bilan, 2004 ne pourra être que meilleure avec on l'espère beaucoup de changements positifs.

Pour Senegalaisement.com, l'année s'annonce également riche avec plein de nouveautés qui vont être mises en ligne dans les semaines qui suivent. Comme avant goût, vous découvrirez ci-dessous quelques nouvelles pages marquantes ainsi qu'un nouveau service destiné à "causer" du Sénégal, en toute liberté : la liste de diffusion modérée. Malgré les attaques et procès (voir revue de presse ci-dessous où vous découvrirez que le "derrière" de Clémence Manga vaut peanuts à côté de celui de Solange Morin ou de Frolein Goebbels), nous continuons avec votre aide à enrichir et mettre à jour les pages tourisme. Et toujours avec sourire et bonne humeur ! Merci encore à tous pour vos infos, vos photos et vos commentaires. Et au prochain bulletin.

Un nouveau service : la liste de diffusion. La liste de diffusion de Senegalaisement.com est un outil d'échanges et de débats dédié au Sénégal. Usage : chaque message envoyé à la liste de diffusion sera automatiquement envoyé à l'ensemble des autres membres de cette liste de diffusion.
NB : La liste de diffusion et la newsletter de Senegalaisement.com sont deux outils complètement différents !

Si vous avez envie de participer plus activement à cette liste de diffusion, devenez modérateur ! Il nous en faut pour bien sûr bannir les quelques hurluberlus qui ne manqueront pas de polluer le monde avec des propos insultants, diffamatoires, intolérant et irrespectueux de l'avis des autres. Contactez-nous si vous êtes volontaire !

News techniques : l'ensemble des services indisponibles depuis quelques semaines sont en train de se réinstaller à nouveau. Le Sénéquizz, le forum, les vidéos, etc... sont donc à nouveau opérationnels (ou en voie de le devenir !).

Entretien avec Mame Faguèye Bâ, styliste : Cliquez ici
Les SMS vers le Sénégal de retour ! :
Ceux qui désespéraient de pouvoir envoyer des SMS au Sénégal peuvent se réjouir. Les SMS sont de retour ! Cliquez ici
Kinkéliba, dossier sur la plante médicinale :
le kinkéliba est vraiment une plante providentielle ! Que ceux qui en doutent ou veulent tout savoir cliquent ici !
Une nouvelle page sur les loisirs à "Saly" avec plein de photos : Cliquez ici
La folie à Kédougou, photos de Bayo Diallo : Cliquez ici

La page économiseurs d'écran s'est enrichie d'un nouveau téléchargement : l'économiseur d'écran "Sénégal Colors". Cliquez ici.
Photos de Casamance : devant les demandes, vous pouvez désormais accéder à une page spéciale des plus belles photos de Casamance réalisées par Patrick Clément. Cliquez ici.
Une page sur le tourisme équitable au Sénégal a également été mise en ligne et sera je l'espère menée à s'enrichir très vite. Cliquez ici.
Une page de photos sur la faune du Sénégal est également à la une des nouveautés. Cliquez ici.
Une quatrième page de cartes postales d'époque ajoutéeà la collection. Cliquez ici.
Formalités de traversée de la Gambie en voiture particulière : Cliquez ici.

A très bientôt ! Et n'hésitez pas à participer au prochain bulletin.

PROVERBE SENEGALAIS DU JOUR
Allal bou lewoul at ganou dof fa yam bouye dem dou taggo
Bien mal acquis ne profite jamais
 

Site du jour : Espace Fagueye
www.espacefagueye.com

Olivier Arts Africains avec l'Espace Faguèye ont pour objectifs : Développer la connaissance, promouvoir, mettre en valeur, favoriser la reconnaissance et mener des actions en vue de la diffusion de l'art africain. Créer les conditions d'un pont entre le nord et le sud pour un projet de développement et de diversité culturelle. Toutes les filières artistiques sont concernées : Peinture, sculpture, photographie, design, architecture, création textile, cinéma, arts vivants, l'écriture. Nous fédérons les artistes, les amateurs d'art, les professionnels de l'art de toutes origines et de toutes disciplines et toute personne qui porte son intérêt à l'art et la culture comme un des vecteurs de développement. Nous oeuvrons pour faire connaître et reconnaître l'art contemporain africain auprès du public. L'art arrive où on ne l'attend pas

 

Séjours bénévoles solidaires au Sénégal
Chênes et Baobabs

Vous voulez découvrir le Sénégal en partageant le fruit de votre séjour avec ceux qui vous accueillent ? Chênes et Baobabs propose des séjours en bénévolat solidaire au Sénégal. Vous serez accueilli au Centre International d'Accueil et de Formation de Nguekokh ( 80 Km au sud de Dakar) par un animateur qui vous guidera pendant votre séjour. Au programme, échanges culturels, bénévolat actif, mais aussi visite du pays. Fort d'une déjà longue expérience et d'un centre d'hébergement prévu pour accueillir des bénévoles, Chênes et Baobabs propose aujourd'hui des séjours utiles et à des prix mini ! Exemple de missions confiées à des bénévoles : Travaux de remise en état des bâtiments et de jardinage, Information et prévention des problèmes des femmes sénégalaises, Cours de soutien scolaire des enfants, Participation à des projets agricoles, techniques et sociaux, Formations en informatique dispensées au personnel administratif, Missions de santé dans les cases santé et des dispensaires, etc...

Découvrez l'ensemble des détails des séjours solidaires, les témoignages, les infos prtaiques sur le site de Chênes et Baobabs. CLIQUEZ ICI.

Hôtel du Jour : Hôtel-Résidence Kacissa

Bienvenue au Cap Skirring, sur la plus belle plage d'Afrique de l'Ouest. Ceux qui rêvent de paysages exceptionnels, de quiétude au coeur d'un domaine aux milles fleurs et au mille essences tropicales y trouveront le paradis. Nos formules hôtelières et nos locations de villas, toutes situées sur le parc dominant l'océan raviront les visiteurs qui souhaitent séjourner dans la plus prestigieuse station du Sénégal. Au pied du jardin tropical, directement installé au bord de la plage bordée de cocotiers, notre bar-restaurant "Le Bodegon" accueille du matin au soir tant nos résidents que touristes souhaitant déjeuner ou dîner dans un cadre convivial en bord de mer.

LA REVUE DE PRESSE DE LA SEMAINE
Du plus drôle au plus anecdotique

>>>> Tribunal correctionnel de Ziguinchor (N°1)
Tribunal correctionnel de Ziguinchor (1) : Un Français responsable d'un site internet condamné pour diffamation. Un Français responsable d'un site internet consacré au Sénégal, qui était poursuivi pour diffamation, a été condamné mardi par contumace à un an de prison ferme par le tribunal correctionnel de Ziguinchor (sud), a-t-on appris mercredi de source judiciaire. Christian Costeaux, responsable du site "senegalaisement.com" et actuellement hors du territoire sénégalais, a en outre été condamné à payer 600 millions de francs CFA (914.694 euros) de dommages et intérêts aux parties civiles, selon la même source. Les plaignants étaient le maire de Ziguinchor, principale ville de Casamance, et deux hôteliers de la région, qui reprochaient à M. Costeaux des propos diffamatoires visant, selon eux, à ternir leur image. La Casamance, région au fort potentiel touristique et agricole dans le sud du Sénégal, est en proie depuis 21 ans à une rébellion indépendantiste. (AFP)

>>>> Tribunal correctionnel de Ziguinchor (N°2)
Tribunal correctionnel de Ziguinchor (2) : Pour refus de rapport sexuel, l'amant lacère les fesses de son ex-copine
Emmanuel Diatta et Clémence Manga étaient deux amoureux qui vivaient une parfaite romance chez eux à Ziguinchor. Leur amour était connu de tous tant leur complicité était grande. Jusqu'à ce que, malheureusement pour le couple, une autre femme vienne s'immiscer dans leur vie. Foudroyé par le charme de cette dernière, Emmanuel ne tarda pas à demander la main de sa dulcinée. L'union a été célébrée au grand dam de son ex-copine Clémence qui, faisant contre mauvaise fortune bon cœur, a décidé de mettre un trait sur ce passé. Mais c'était sans compter avec son ancien amoureux qui n'était pas prêt à passer l'éponge sur leur relation. C'est ainsi qu'un jour, Emmanuel débarque sans prévenir chez Clémence et lui propose de passer la nuit avec elle. Histoire de revivre leurs intenses moments de plaisir. Une avance refusée par Clémence qui a toujours à travers la gorge le sentiment de trahison dont elle a été victime. Mais Emmanuel ne l'entendait pas de cette oreille. Tenaillé par un désir fou, il tient coûte que coûte à satisfaire sa libido. Devant le refus obstiné de Clémence, il lui demande alors de lui rendre le drap qu'il lui avait donné du temps de leur union de rêve. La jeune dame refuse. Et comme pris de rage, il se jette furieusement sur elle et se met à lui lacérer le derrière. Devant le tribunal ce mardi, Clémence Manga, qui s'est constituée partie civile, a failli sortir ses fesses pour montrer au juge les traces de lame si ce dernier ne lui avait pas prié de ne pas le faire. Elle a demandé 150 000 francs (200€) de dommages et intérêts ce que lui a accordé le tribunal qui a condamné le prévenu à 6 mois de prison ferme. Par Aliou CISSE - Correspondant (Le Quotidien)

>>>> Aide au développement :efforts français toujours croissants
Bien qu'étant encore loin du compte, la France fournit des efforts conséquents dans l'aide à l'Afrique. Le gouvernement français poursuit ses efforts pour atteindre l'objectif d'une contribution de 0,7% à l'Aide publique au développement. Sa part consacrée pour l'année suivante aux pays d'Afrique va augmenter de manière sensible. La France portera le montant consacré à l'aide publique au développement en 2003 à 0,4% de son Produit intérieur brut (Pib), soit près de 6 milliards d'euros, a annoncé jeudi à Paris le directeur général de la coopération internationale et du développement (Dgcid) au ministère français des Affaires étrangères. Selon Claude Blanchemaison, qui s'exprimait à l'ouverture du quatrième Forum sur l'intelligence économique et le développement (Fied), qui porte cette année sur le thème : «Vers la phase opérationnelle du Nepad», les sommes affectées par la France à l'Apd continueront de croître pour atteindre en 2012 le seuil de 0,7% fixé par les Nations-Unies. «Nous comptons dès cette année, grâce à une augmentation de plus de 160 millions d'euros, atteindre 0,40% de notre Pib. La part que nous consacrons à l'Apd atteindra 0,50% en 2004 et continuera de monter pour atteindre 0,7% en 2012. La France rejoindra alors le club des pays qui consacrent à l'Apd le montant préconisé par les Nations-Unies», a affirmé M. Blanchemaison. Ces montants n'intègrent cependant pas les efforts que fait la France au titre des annulations de la dette dans le cadre bilatéral ou multilatéral, a-t-il précisé, soulignant, à titre d'exemple, que Paris consacre quelque 300 millions d'euros d'annulation de dette à son programme contrat développement et désendettement. Le directeur général de la Dgcid a en outre plaidé pour que les capitaux privés viennent en appui à l'Apd, qui, a-t-il admis, ne saurait à elle seule suffire au décollage économique de l'Afrique vis-à-vis de laquelle le reste du monde a «un devoir de solidarité».«La France a proposé au reste du monde, parmi d'autres initiatives, la création de fiscalités mondiales dont les recettes viendraient appuyer l'aide publique au développement. Elle a également proposé des initiatives dans le secteur du commerce et de l'eau. Mais tout cela ne dispense pas d'un plus grand transfert des capitaux privés vers l'Afrique», a ajouté l'officiel français. Pour lui, le contexte actuel marqué par le Nouveau partenariat pour le développement de l'Afrique (Nepad) ouvre des perspectives qui justifient, plus que par le passé, l'appui de la Communauté internationale au continent africain. «Le Nepad vise notamment à passer de la culture de l'aide et de l'assistance à celle du partenariat. Dans cette démarche, les priorités, leur calendrier ainsi que la maîtrise des choix stratégiques sont assurés par les Africains eux-mêmes. Le Nepad entend également promouvoir la bonne gouvernance économique et politique à travers la revue par les pairs. La France considère qu'il y a là une chance à saisir pour accompagner les efforts de développement de l'Afrique», a encore dit M. Blanchemaison Pana

>>> Trafic de drogue : Encore deux ans de prison pour le sexagénaire récidiviste : Irrécupérable ! Voilà comment on pourrait qualifier le vieux Mass Sène. Natif de Fatick, ce vieux de 67 ans déjà condamné à trois reprises à des peines de un à trois ans pour détention et trafic de chanvre indien, ne semble pas avoir tiré les leçons de ses multiples séjours en prison. C'est comme s'il se plaisait à vivre en milieu carcéral ou qu'il ne peut se séparer de la drogue. Il a été arrêté à nouveau il y a quelques jours pour détention et trafic de chanvre indien. Devant le tribunal régional de Ziguinchor où il comparaissait ce mardi, il a reconnu d'emblée les faits qui lui sont reprochés. Et pour toute excuse, ce vieux charretier explique son obstination à poursuivre son trafic malsain par le fait qu'il n'a plus la force d'exercer son métier. Car il se dit conscient que l'activité dans laquelle il s'est reconverti est illicite, prohibée et condamnée par la loi. Mais face à ses obligations en tant que père de famille devant assurer la dépense quotidienne, il n'avait d'autres recours que de vendre du «yamba». Aussi, demande-t-il la clémence du tribunal tout en promettant au juge qu'une fois libéré, il va rentrer dans son Sine natal. Mais pour le procureur, Mass Sène n'arrêtera jamais ce trafic de stupéfiant si tant est qu'il ne l'a pas fait malgré ses trois incarcérations précédentes et son âge avancé. N'ayant point de doute sur cette question, le procureur se dit toutefois désolé de requérir une peine d'emprisonnement ferme de deux ans. Il sera suivi par le juge qui a condamné Mass Sène à deux années de détention ferme car selon lui, le délit de trafic est largement établi. Par Aliou CISSE - Le Quotidien

>>>> Impact colossal de la corruption : La mère de tous les maux
La corruption n'est pas du domaine de l'abstrait. Elle n'a pas non plus toujours le visage du policier qui «rackette» les automobilistes sur la voie publique. Non, la vraie corruption tue les malades à l'hôpital et enfonce encore plus de grandes franges de la population dans l'ignorance. Car la corruption affectionne particulièrement le domaine de passation des marchés publics. C'est ainsi que, pour illustrer les effets néfastes de la corruption, Me Mame Adama Guèye a avancé que le volume des marchés publics passés par les administrations publiques, hors agences d'exécution du genre Agetip, était de 77 milliards de francs Cfa entre 1997 et 1999. «En 2001 les marchés par entente directe représentaient près de 23 milliards de francs Cfa. Les marchés de gré à gré représentaient 70% des marchés de fourniture, soit 16 milliards de francs Cfa. Quant au marché de travaux, il a enregistré près du quart de son budget par entente directe.» Le spécialiste en matière de corruption, qui donnait hier une conférence de presse dans les locaux du Forum civil, voulait par là illustrer les réserves de son organisation sur les dispositions créant la nouvelle Commission nationale de lutte contre la non-transparence, la corruption et la concussion. Il ne s'agit là, il faut encore le souligner, que des chiffres concernant les administrations publiques. Il n'a pas été tenu compte des agences d'exécution. : «70% du Budget consolidé d'investissement a été dépensé sous forme de gré à gré». Me Gueye cite Transparency international, confirmé par les experts de la Banque mondiale, auquel des entrepreneurs sénégalais auraient avoué que, n'eût été la corruption, les coûts de leurs ouvrages pourraient être réduits de 25 à 30%, ce qui fait environ 20 milliards d'économie perdus. Partant de ce volume des marchés de 77 milliards le Forum civil a calculé que : «Une salle de classe coûte, en moyenne, 5 millions de francs Cfa. Donc 20 milliards de surcoût c'est, en moyenne 4 000 salles de classe perdus par an.» Cela fait également 286 postes de santé urbain perdus, ou 400 postes de santé ruraux, par an. Cela ferait aussi «25 centres de santé de référence, qui équivalent à de petits hôpitaux». C'est ce contexte qui a poussé les autorités à vouloir réagir devant l'ampleur du mal. L'ennui est que les solutions qu'elles proposent ne semblent pas rencontrer l'assentiment des spécialistes, notamment du Forum civil (voir papier ci-contre). Mohamed GUEYE - Le Quotidien

>>>> Menaces de mort contre les évêques du Sénégal : les dessous d'un silence
La vérité n'a pas été dite aux Sénégalais par les autorités politiques sur le différend entre la présidence de la République et les autorités de l'Eglise catholique. En tout cas c'est le sentiment en filigrane des déclarations faites hier par Jacques Antchouey, conseiller spécial de l'Archevêque de Dakar, sur les ondes de Sud Fm. On apprend ainsi avec M. Antchouey que les évêques du Sénégal sont menacés de mort depuis le 22 décembre. «La lettre reçue le lundi 22 décembre 2003 à l'Archevêché a été postée à Dakar depuis le 9 du même mois et portée par un certain M. Joseph, supposant habiter la villa numéro 22 de la cité Balabé à Thiès et agissant au nom et pour le compte d'un soi-disant «Cercle d'acier» de Thiès qui se transforme à la fin du courrier en «Cercle de feu» de Wade contre l'Eglise et les Chrétiens du Sénégal», déclare-t-il aux confrères de Sud Fm. Ce message, comme l'affirme le conseiller de l'Archevêque, prévient Mgr Sarr et toute la chrétienté d'un grand danger auxquels ils s'exposent : «Vous vous exposez, quand vous vous attaquez au président Wade. Hier seulement, on s'est réuni pour préparer «votre propre circulation» et ceux de vos compagnons», poursuit-il. Dès réception de la lettre, les autorités de l'Eglise ont aussitôt informé le ministre d'Etat chargé de la sécurité. Mais cela est resté sans suite, bien qu'on leur ait signalé que des individus suspects, à bord de voitures non immatriculées rôdent aux alentours de l'Archevêché et des maisons de certaines autorités de l'église. Ainsi, une nouvelle lettre a été adressée par Mgr Sarr au ministre de l'Intérieur pour demander à ce qu'on assure sa sécurité rapprochée et celle des autres évêques, poursuit le conseiller de l'Archevêque de Dakar. Au soir du 30 décembre, une copie de ce message et l'ensemble du dossier, a été remis au Premier ministre et au président de la République. Le lendemain, décision a été prise d'informer les autres Evêques du Sénégal. Toujours, sur les ondes de Sud Fm, M. Antchouey révèle que le 2 janvier 2004, une audience a été demandée auprès du ministre de l'Intérieur pour évoquer les dispositions qui ont été prises pour assurer la sécurité des Evêques. Le secrétariat du ministre promet de rappeler dans la soirée, mais rien n'a été fait. Même scénario pour les tentatives des 5 et 7 janvier derniers. Or le 2 janvier, le ministre d'Etat, directeur de cabinet du chef de l'Etat, demandait au téléphone la permission de l'Archevêque pour publier une lettre datée du 30 décembre 2003 dans laquelle Mgr Sarr remerciait le chef de l'Etat de l'attribution à l'Eglise catholique d'un terrain sur le site de Mékhé Pékesse. Etonné d'abord de ce souci de publicité, l'Archevêque a fini par donner son accord, puisqu'il s'agit de magnifier une entente cordiale entre l'Etat et l'Eglise. Mais quelle ne fut alors sa surprise le lendemain, de découvrir à la Une du quotidien Le Matin, une copie de la lettre envoyée par le président de la République aux Evêques. «Nous avons fait remarquer à l'Archevêque que la date et le cachet confidentiel avaient été sciemment effacés. Il s'agissait de la lettre envoyée aux Evêques le 8 décembre 2003», précise le conseiller de l'Archevêque, selon qui, jusqu'au 3 janvier, le silence de l'Etat a été condamné lors d'une réunion à l'Archevêché. Par ailleurs, le conseiller estime qu'au-delà des menaces de mort, la relation entre l'Etat et l'Eglise été gérée de façon calamiteuse, tout en se demandant s'il y aurait eu une réaction «si l'opinion publique ne s'était pas émue». Aussi signale-t-il l'implication du Vatican auquel «une copie de cette lettre a été envoyée par l'intermédiaire de la Nonciature apostolique» qui continue à l'informer sur l'évolution de cette affaire. Seulement quelques heures après cette sortie du conseiller Jacques Antchouey, un communiqué de l'Archevêché de Dakar, parvenu à notre rédaction, indique que Mgr Théodore A. Sarr, «à aucun moment, n'a pris la parole depuis les événements qui ont suivi la publication de l'appel des Evêques du Sénégal du 30 Novembre 2003». Toutefois, le communiqué, signé par l'Archevêque lui-même, précise que le moment venu, lui et ses confrères Evêques prendront la parole sur cette affaire. Gilles Arsène NTCHEDJI - Le Quotidien

>>>> Bilan des affrontements étudiants-policiers :Vingt étudiants blessés, dont un crâne ouvert et un œil perdu. L'affrontement entre étudiants et policiers a entraîné 20 blessés dont trois graves, selon les étudiants. Parmi ces blessés graves, un a eu le crâne ouvert tandis qu'un autre aurait perdu son œil, rapporte Samba Dramé, le président de l'amicale de la Faculté de Médecine. La police s'en est sortie avec des égratignures. Il y a eu également des dégâts collatéraux. "Des étudiants arrêtés ont été tabassés et l'un d'entre eux s'est retrouvé avec le crâne ouvert. Il a été transporté à l'hôpital Principal. On m'a signalé des étudiants blessés qui se trouvent au service médical du Coud. C'est ce que je vais voir. Un autre aurait perdu son œil à cause d'une grenade lacrymogène tirée par les flics et qui a percuté son œil". Tel est le bilan dressé par le président de l'Amicale de la Faculté de Médecine, Samba Dramé, qui faisait partie des étudiants interpellés par la police au rond-point de La Poste de Médina. En tout, selon Babacar Fall, président de l'Amicale de la Faculté des Lettres qui fait partie des blessés légers, il y a vingt blessés, dont trois graves. Les blessés graves sont les étudiants qui ont eu respectivement un crâne ouvert et celui qui aurait perdu son œil. D'après, le président de l'Amicale de la Faculté des Lettres, l'étudiant qui aurait perdu son œil pourrait perdre aussi la vue. C'est dire que du côté des étudiants, les affrontements ont été sanglants, hier. Samba Dramé a lui-même sa chemise tachetée de sang à cause de l'aide qu'il a apportée à son camarade qui a eu le crâne ouvert. Arrivés au service du Coud, les étudiants blessés avaient été transférés à l'hôpital Principal. Si certains ont été blessés, d'autres étudiants arrêtés ont été "tabassés" dans la fourgonnette, se désole Samba Dramé qui ajoute qu'en revanche, à l'intérieur de la cellule où ils étaient gardés à vue, ils n'ont pas été frappés. L'affrontement entre étudiants et policiers a entraîné l'interpellation d'une soixantaine d'étudiants, la moitié s'étant rendue volontairement, soutient le président de l'Amicale de la Faculté Médecine. "On était d'abord une trentaine à être arrêtés. Ensuite, des étudiants sont venus nous supporter et ils sont entrés dans nos cellules. Finalement, nous étions une soixantaine", indique-t-il. Mais à 15 h, ils ont été tous libérés. "On n'a pas négocié. On ne cherche pas à négocier ? Nous ne sommes pas des voyous, encore moins des bandits. Nous nous battons pour la liberté. Je ne sais pas pourquoi, ils (les policiers, Ndlr) nous ont libérés. Ils nous ont détenus pendant quatre heures, brutalisés, pour ensuite nous libérer", martèle Samba Dramé. Du côté de la police, le commandant Yade retient qu'il n'a recensé qu'une quinzaine d'étudiants interpellés. Mais, pour empêcher la marche, ont été mobilisés les agents du Groupement d'intervention mobile (Gmi), ceux du commissariat de Médina et du commissariat central. Un policier a été blessé à la main droite et un autre s'est retrouvé avec une égratignure sur la lèvre supérieure. Mais l'incident majeur dont ont été victimes les "hommes" du commandant Yade a été l'éclatement d'une grenade à l'intérieur de l'un de leurs véhicules. Les policiers qui étaient à l'intérieur, se sont précipités au dehors. Créant ainsi une bousculade au niveau de la porte du véhicule. Tout le monde avait cru un moment que la voiture en question allait exploser. Alors, les curieux et même les journalistes avaient pris leurs jambes à leur cou. Heureusement que cela n'était qu'un petit incident et les policiers en sont sortis sans dommage. Mais les étudiants, quant à eux, ont sauté de joie. C'est de bonne guerre. Par ailleurs, parmi les grenades lancées par les policiers, certaines sont tombées dans la maison de M. Coumbassa, promoteur culturel. Ce qui a occasionné des dégâts matériels. Une autre grenade a atteint La Poste de la Médina, à l'endroit où se trouvent les boîtes postales. Walfadjiri

>>>> Le Sénégal ne veut pas de l'Imam Fall
Serigne Djily ou Imam Fall : Un homme entre deux femmes et plusieurs patronymes. Abdou Qadr Mamour Fall, l'homme aux noms multiples défraie la chronique dans les médias et le milieu judiciaire en Italie pour avoir marié deux femmes. Personne ne semblait lui prêter autant d'attention et de considération, mais ces liens avec Ossama Ben Laden, lui ont forgé une réputation. L'ancien chef de l'Etat italien, Francesco Cossiga dit-on, voudrait une Italie multiculturelle, avec des musulmans, libres de pratiquer la polygamie, conformément à la charia. A en croire Renzo Guolo, islamologue, professeur à l'Université de Trieste, la plus part des musulmans italiens ou vivant en Italie sont des polygames. Ainsi écrit-il dans son livre l'Islam en Italie. Une Présence Plurielle, publié en 1999 : «Au-delà du respect de la législation italienne, se répend une polygamie de fait. C'est-à-dire des mariages religieux sans effets civils entre des musulmans déjà officiellement mariés et des italiennes converties. Ces mariages sont célébrés dans les mosquées selon les règles inspirées de la charia.» Le journaliste italo-arabe, Magdi Allam, spécialiste du monde islamique, souligne son article, «l'autre moitié de l'islam, voyage dans les scènes italiennes» publié en 1998 par le journal Repubblica, que les plus grandes mosquées d'Italie autorisent et célèbrent des mariages polygames. Parlant de la polygamie dans les ménages mixtes italiens, il explique que ces ménages basés sur l'Islam et la charia, se font de plus en plus remarquer et font l'objet de publication et de propagande. Par ailleurs, la sortie de la première épouse d'Abdou Qadr Mamour Fall, apporte d'autres révélations sur le guide de la mosquée de Carmagnola. «J'ai épousé imam Mamour, mais je n'ai jamais su que c'est un terroriste», déclare-t-elle dans un entretien accordé à la Stampa (Quotidien de Turin). Patrizia Venturella confie avoir vécu des journées difficiles avec l'unique fils, Luca, qu'elle a eu avec Mamour Fall. Luca, dit-elle, a du mal à supporter l'image de son père à la télévision, «c'est un père violent par rapport à son fils et à moi même», ajoute-t-elle. Patrizia Venturella, une italienne convertie à l'Islam et répondant sous le nom de Mariama, fut la première épouse officielle de l'imam Fall. Leur mariage aurait couté un milliard de dollars saoudiens et serait financé par Ossama Ben Laden, selon une source très proche des enquêteurs italiens. L'imam de Carmagnola, sociologue de profession, en ces temps était plus connu sous le nom de Moustapha.

Selon les résultats publiés par le rapport de la Division des investigations générales et des opérations spécialisées (Digos), le sociologue sénégalais était très proche de personnes résidant en Italie et étroitement liées à Al-Quaïda. On apprend aussi que Mamour Fall est lié à un circuit de trafic de diamants en direction de l'Afrique et de la Belgique. Ce réseau, «financé par l'organisation terroriste Al-Quaïda», utilise en Italie des «missionnaires», personnes proches de Ossama Ben Laden. La mère de Patrizia Venturella, témoin du mariage de sa fille avec l'imam déclare que l'homme semblait très pressé d'épouser Mariama. «Il lui a demandé d'ouvrir une mutuelle de 20 millions (Ndlr : nous sommes dans les années 93, donc on suppose 20 millions de lires) avec une banque pour pouvoir constituer une entreprise d'import-export. Ils vont en voyage de noces en Côte d'Ivoire où ils acquièrent des diamants à vendre en Belgique… Dès leur retour en Italie, Moustapha ouvre une mosquée dans la province de Turin», déclare la mère de Mariama.L'entreprise ne semble pas très productive et Moustapha promet à la famille qu'il recevra de la Ligue islamique mondiale, la somme d'un milliard de dollars saoudiens, poursuit son ex-belle-mére selon qui cette somme lui servait de faire des recherches sur des études islamiques, à faire des traductions, et à aider des missionnaires de l'Islam. «Il était parti même en Bosnie pendant la guerre pour offrir des aides humanitaires.» Par ailleurs, en pratique, la conseillère devient la seconde femme de Mamour, voire sa préférée même. Ce que Mariama n'a pas pu supporter. Elle quitte le domicile conjugal et porte plainte contre son mari pour «mauvais traitements, abandon, et troubles psychologiques pour son fils». Le mènage des Fall devient ainsi le centre d'intérêt des masses médias italiens. Après une série d'audiences, en 1999, l'imam est condamné à trois mois de prison et à payer une amende de 5 millions pour «manque d'assistance familiale». La dame continue ses accusations et l'homme poursuit ses activités, ses déplacements se multiplient en Europe, notamment à Londres au nom de la «mission islamique».

Cependant, peu après la naissance de leur premier fils, Moutapha, alias Abdou Qadr Mamour Fall, décide de prendre une seconde femme. «Mon mari avait connu Aïcha, une fille convertie à l'islam, il me l'avait présentée et proposée comme conseillère en l'Islam, une personne qui aurait dû m'aider à comprendre les réalités de la religion» affirme Mariama. Le cas d'une convertie déterminée, Barbara Farina, qui a pris le nom de Aïcha fait sortir des éloges. Aïcha a épousé selon les rites islamiques, Abdul Qadr Mamour Fall, imam de la mosquée de Carmagnola, déjà civilement marié avec la musulmane Mariama. Issue d'une famille monogame de tradition italienne, Barbara Farina, une milanaise, âgée de la trentaine, devenue musulmane, est la première femme en Italie à obtenir en 1994 le droit de paraître toute couverte. La dame porte l'autorisation sur sa carte d'identité comme pour dire sa double identité. Aussi Barbara, l'italienne qui marche en ville le corps entièrement enveloppé, est la première femme italienne à avoir accepté de publier son statut polygame après son mariage avec l'imam Mamour Fall. D'ailleurs, elle a toujours été considérée dans son propre pays comme une moudjahidine. Actuellement la sortie des «moudjahidine» en Italie, ne fait plus spectacle, mais suscite des commentaires sur le terrorisme. Les femmes voilées ou totalement couvertes sont plus fréquentes dans les grandes métropoles comme Turin, Milan, Bologne et Rome. «Je suis une femme, jalouse mais pas égoïste, si mon mari décide de prendre une autre femme comme le lui autorise, l'islam je me plie à ses désirs, car je sais que c'est pour aider une sœur», répondait, Barbara aux journalistes, venus lui poser des questions avant l'expulsion de son mari. En fin de compte, c'est la séparation avec Mariama. Sa seconde femme, Aïcha avec port spécial et ses déclarations de grande portée, attire l'attention des médias. Le Coran à la main, le corps couvert d'un tchador de couleur noire, elle s'identifie comme «une moudjahidine», c'est-à-dire qui s'efforce sur la voie de Dieu. Concernant le sort de son mari, une association des droits humains et le réseau italien des imams font recours à la justice. Et s'il y a procès, l'imam Fall est tenu de se présenter en Italie pour répondre à ses accusations. Par Fabio CARINI - Correspondant

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