Bulletin N°58 de Senegalaisement.com    envoyé à 54.354 inscrits
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SOMMAIRE :
>> Edito : Can et tourisme...
>> Senegalaisement INTERACTIF : La météo (Diourbel), photos et petites annonces.
>> Site internet "Sénégal" du jour : Club de plongée Nautilus à Dakar
>> Hôtel du jour : Hôtel Océanic à Dakar
>> La revue de presse sénégalaise de la semaine. Du plus drôle au plus anecdotique :
- Casamance : B. Manga tué par les rebelles
- Yaya trouve du pétrole sur une disquette
- 1,7 milliards pour faire rouler les préfets
- Le charlatan et la naine célibataire
- Un belge pour 6 ans de prison
- Cap Skirring : le port de Diembereng à sac

EXPO : "LA NUIT DES BRAVES", est une série d'images noir & blanc réalisée dans le village de Tendouk (Casamance/Sénégal) pendant les préparatifs liés à l'initiation des futurs hommes du village. Cette cérémonie n'avait pas eu lieu depuis vingt ans. Ces images sont un défi à la modernité. Elles témoignent de la volonté des Hommes, à perpétuer les actes sacrés qui scellent une communion humaine, chaque jour davantage fragilisée par la modernité.
A La Maison de Gardanne Route Blanche, quartier le Pesquier sud 13120 Gardanne 04.42.65.73.60
du 26 janvier au 10 mars 2004 de 10h à 18H

Oufs ! Les Sénégalais ont été illiminés prématurement de la Coupe d'Afrique des Nations. C'est heureux puisque certains joueurs commençait à nous fatiguer. Un El Hadj Diouf, petite vermine écervelée, a été aperçu dernièrement jetant des billets par une terrasse du restaurant-casino dakarois "Le Café de Rome" en direction de quelques fans misérables en guenilles pensant seulement apercevoir leur idole et rencontrant finalement un abruti les gratifiant de quelques billets avec condescendance... Prochaine étape : le Mondial...

Le tourisme aurait globalement baissé de 35% au Sénégal. C'est également heureux... pour les touristes ! Les prix sont devenus tels qu'un séjour au Sénégal va bientôt coûter plus cher qu'un séjour à Tahiti. Selon les chiffres de l'OMT, la moyenne des prix d'une nuitée au Sénégal sont 290% plus chers qu'une nuitée en Turquie, 210% plus chers qu'une nuitée au Maroc, 320% qu'une nuitée au Maroc.... A titre indicatif, le prix moyen de la nuitée à Dakar (en incluant dans le calcul tous les hôtels de la presqu'île y compris les crados) est à 59€. Qui encore peut trouver ça normal alors même que certaines capitales européennes n'en sont pas arrivées à cette moyenne de prix ? Par quoi peuvent être justifiés de tels tarifs ? Au lieu de mettre en cause une TVA inique, la communauté des hôteliers du Sénégal devrait d'abord réfléchir à leur politique tarifaire car ce n'est pas d'une baisse de 5% dont le marché à besoin. Il est clair que toujours les véritables amoureux du Sénégal continueront de venir. Mais aujourd'hui, pour ceux qui ont un choix de soleil à faire, le Sénégal ne sera plus leur destination favorite. Tant mieux pour les indéfectibles qui auront un peu de paix, tant pis pour les dizaines de milliers de familles qui vivent du tourisme. Comment s'étonner après de la proportion toujours croissante de voyageurs qui à raison choisissent la formule de la location ou mieux du séjour en famille ? Aujourd'hui, les hôtels offrants des prestations à la hauteur des tarifs qu'ils offrent et en rapport avec le coût de leur investissement sont pleins... Où qu'ils soient. Le secret n'était pas dur à dévoiler. NB : 60% des infos et tarifs sur les hôtels du Sénégal ont été mis à jour en février.

Info Flash : extrait d'un vidéo-reportage sur les rebelles casamançais, cliquez ici
nfo Flash : élection de Miss Malaika 2004. Plus d'infos sur la candidate sénégalaise ici
Info Flash : réouverture du site guinaisement.com... à l'adresse guinee-bissau.net

Les pages chasse de J.J Rasquain : infos et hôtels. Cliquez ici
Festival et cours de danse à Toubab Dialaw : cliquez ici !
Ouverture du nouveau forum Sénégal : stable et performant ! Cliquez ici

A très bientôt ! Et n'hésitez pas à participer au prochain bulletin.

PROVERBE SENEGALAIS DU JOUR
Ku mugn muugn
La persevérance est toujours payante

Site du jour : Club de plongée Nautilus

Presqu’île volcanique la plus à l’ouest de l’Afrique, DAKAR bénéficie d’une situation exceptionnelle sur le vaste plateau continental océanique. Cette situation exceptionnelle offre des plongées d’une incroyable diversité qui regorgent d’une quantité étonnante de poissons. La faune allie espèces tropicales et méditerranéennes qui peuplent des fonds foisonnant de gorgones qui mélangent leurs couleurs au paysage. De mi-mai à mi-décembre, les courants chauds tropicaux sont la garantie d’une température agréable (de 21 à 28°) et d’une bonne visibilité (de 10 à 25 mètres). En dehors de cette période, la température chute jusqu’à 14° et les conditions de visibilité peuvent descendre en quelques heures à moins de 4 mètres. Conditions réservées à des plongeurs confirmés et avertis. Nous proposons tous les jours des plongées exploration, baptême (à partir de 8 ans), formation (à partir de 10 ans), remise à niveau. De juin à septembre, nous organisons des plongées de nuit sur des sites adaptés à votre niveau. Il est impératif de vous munir de votre carte de plongeur, carnet de plongée et certificat médical de moins d’un an.www.nautilus-dakar.com

Hôtel du jour : Hôtel Océanic à Dakar

On sait qu'il est difficile à Dakar de trouver un hôtel qui soit à la fois convivial, bien placé et qui qui pratique des tarifs à la fois modérés et constants. L'Hôtel Océanic fait donc partie de ces bonnes adresses à réserver pour votre séjour dans la capitale. Il est situé à deux pas du marché Kermel et de la place de l'indépendance où l'accès vers le port et la gare est aisé. Ambiance agréable sur les balcons et dans le patio. L'Océanic est donc l'un des rares hôtels toujours dédié au tourisme dans la capitale. Chambres climatisées à partir de 17.600CFA en single et 21.000CFA en double (27et 32€ taxes incluses).Site internet avec photos et vidéos : www.hoteloceanicdakar.com

LA REVUE DE PRESSE DE LA SEMAINE
Du plus drôle au plus anecdotique

>>>> Casamance : Bouba Manga tué par les bandes armées.
Recrudescence de la violence en Casamance : Un homme tué dans une attaque. Alors que des signes de paix se dessinent sur le plan politique-militaire, des agressions armées continuent de faire des victimes en Casamance. La dernière, la veille de la Tabaski, a coûté la vie à un paisible citoyen. Les bandes armées font de nouveau parler d’elles dans la région de Kolda. Des assaillants armés ont en effet ouvert le feu samedi sur des villageois qui circulaient à bord d’une charrette chargée de marchandises. L’attaque a fait trois victimes, parmi lesquels un mort, un blessé léger, et un autre dont le traumatisme est important. Elle s’est produite le 31 janvier dernier, donc la veille de la fête de la Tabaski, près de Djifangor, une localité située non loin de la frontière avec la Gambie, dans l’arrondissement de Bounkiling, au nord du département de Sédhiou. La personne décédée a pour nom Bouba Manga, alors que les deux blessés se nomment Habib Bodian et Idrissa Badji. Ce dernier a même été violemment tabassé par les assaillants. La victime, Bouba Manga, a reçu une balle qui l’a tué sur le coup. Les trois hommes avaient été surpris par les assaillants alors qu’ils circulaient tranquillement sur la route menant à Djifangor, souligne une source bien informée. Une fois mis au courant de l’attaque, les soldats du cantonnement militaire de Madina Wandifa se sont immédiatement rendus sur les lieux pour porter secours aux victimes. Ces dernières ont été évacuées d’urgence au poste de santé de Bounkiling pour recevoir des soins. Le corps du mort a été rendu quant à lui à ses proches pour procéder à l’inhumation. Les assaillants, dont le nombre n’a pas été précisé, s’étaient déjà volatilisés dans la nature, en emportant avec eux une marchandise dont on ignore encore la valeur. A noter, par ailleurs, que des douaniers avaient également été attaqués au même endroit par des éléments armés venus probablement de la Gambie voisine. Par Boubacar DIALLO - (Le Quotidien)

>>>> Dans la série "on aura tout vu pour rester sur le trône", Yaya Jammeh trouve du pétrole sur une disquette. Courage, il ne reste plus qu'à trouver de bons dirigeants...
GAMBIE : Le président Jammeh annonce la découverte de gisements pétroliers. Banjul - Le président Yahya Jammeh a annoncé la découverte d'une grande quantité de réserves pétrolières en Gambie, assurant ses compatriotes qu'avec cette nouvelle découverte, "la faim et la pauvreté ne seront plus que des vestiges du passé" dans le pays. Le président Jammeh s'est cependant empressé d'ajouter que pour que le boom pétrolier profite à "la majorité des citoyens, il faut que les Gambiens revoient leur comportement". Il a, par conséquent, exhorté ses compatriotes à vivre en conformité avec les paroles de l'hymne national gambien qui met l'accent sur "le patriotisme et la nécessité, pour les Gambiens, de travailler dans la paix et l'harmonie". C'est au cours d'une allocation à la nation, diffusée dans la soirée de vendredi par la radio et la télévision gambienne, que le président Jammeh a annoncé ce qu'il a qualifié d'"agréable surprise". Le président Jammeh, apparemment très optimiste et confiant, s'est présenté devant les caméras de la télévision montrant une disquette censée contenir les résultats d'une étude récente effectuée pour déterminer s'il existait du pétrole sur le sol gambien. "Mes chers compatriotes, il me revient aujourd'hui l'agréable devoir d'annoncer que les résultats de l'étude sont très positifs. Ils révèlent l'existence de pétrole en grandes quantités en Gambie", a-t-il déclaré. Brandissant la disquette, le président Jammeh a affirmé : "toutes les informations se trouvent ici". Il a déclaré que d'ici à la fin de l'année, son gouvernement se lancerait dans des prospections pour confirmer les résultats."Ce sera un nouveau commencement pour notre peuple", a-t-il souligné. Le chef de l'Etat gambien a encore une fois admonesté les Gambiens, leur demandant de "renoncer à toutes les tendances qui engendrent la discorde, comme le tribalisme et les différends religieux, dans l'intérêt et pour la prospérité de la Gambie". Il leur a demandé de changer leur attitude laxiste et de travailler, s'ils veulent profiter des retombées de la découverte de pétrole. "Pour ce qui concerne la défense et la sécurité du pays, soyez assurés que nous sommes bien préparés", a par ailleurs dit le chef de l'Etat gambien. Le Soleil

>>>> C'est Noël. 1,7 milliards pour les voitures des préféts.
ADMINISTRATION : Les sous-Préfets reçoivent 70 véhicules. Le ministre de l’Intérieur et des Collectivités Locales, Macky Sall, a procédé vendredi à la remise de 70 véhicules aux sous-Préfets, a constaté l’APS. D’un coût de plus de 1,700 milliard de francs CFA, ces véhicules ont été acquis sur fonds propres de l’Etat sénégalais, a-t-il indiqué, ajoutant qu’au total, l’Etat compte mettre 103 véhicules à la disposition de l’Administration territoriale. Il a indiqué que les véhicules restants seront livrés « dans une courte échéance », soulignant que la décision d’équiper les sous-Préfets en priorité s’explique par le fait qu’ils accomplissent leurs missions dans un « contexte particulier ». Ce geste à l’endroit de l’Administration territoriale s’inscrit dans le cadre des importantes actions de modernisation de l’Administration territoriale entreprises par les plus hautes autorités du pays, a-t-il déclaré. Il a signalé que l’amélioration des conditions de travail des autorités administratives figure au nombre des préoccupations de l’Etat. « A côté du programme de réhabilitation et de construction de bâtiments abritant les services et résidences des autorités administratives, le renouvellement du parc automobile de l’Administration territoriale demeure une priorité essentielle », a-t-il ajouté. Saluant le geste des autorités, il a indiqué que : « le chef de l’Etat et son Premier ministre ont pris la mesure de la nécessaire mobilité des autorités administratives au service de l’Etat, mais aussi et surtout des populations », ajoutant qu’ils « ont la conviction que seule une administration bien outillée garantit l’efficacité ». Il a invité les bénéficiaires à utiliser rationnellement les véhicules mis à leur disposition, soulignant que : « leur opérationnalité n’aurait de sens que s’ils s’engagent à leur bonne préservation ». (APS)

>>> Le charlatan, le bijoux, le mari et la naine célibataire. Mame Anta Diouf ne voulait pas vieillir célibataire. Il lui fallait, à tout prix, un époux mais, par ces temps particulièrement "conjoncturés", cela relevait, quelque peu, de l’exploit. Aujourd’hui, on se marie pour divorcer le lendemain et beaucoup de jeunes femmes se contentent d’avoir un ami qui ne fait pas trop de manières pour couvrir son porte-monnaie. Les “Thiof” ne courent plus les rues et ont, depuis, laissé la place aux “Gorgoorlu”. Mais ce n’était pas, là, le problème de Mame Anta. C’est son handicap physique car elle n’a pas été particulièrement favorisée par Dame nature. Elle est, ce qu’on appelle, couramment, une naine. Et cette situation, elle la vit douloureusement depuis qu’elle était devenue jeune fille et voyait ses amies sortir avec des garçons alors qu’autour d’elle, c’était le vide total. Finalement, elle s’était fait une raison. Jusqu’au jour où elle rencontra, dans la rue, un individu qui l’interpelle… Elle avait poursuivi son chemin sans se retourner mais, l’homme, particulièrement têtu, avait fini par la rattraper pour lui dire qu’il y avait, en elle, “quelque chose” et qu’il lui fallait, dans les meilleurs délais, procéder à certains sacrifices. Que se sont-ils exactement dit ? Mame Anta ne l’a pas précisé à la barre du tribunal. Toujours est-il qu’elle l’a suivi dans une concession où il lui a présenté un marabout “faiseur de miracles”. Ce dernier se faisait fort de faire venir les hommes vers elle. Mais pour ce faire, il fallait de l’argent et beaucoup d’argent que Mame Anta n’avait pas. Elle avait frappé à toutes les portes, sans succès. Puis, elle se rappela du chéquier et des bijoux que sa belle-sœur, Oumou Souleymane Niasse, lui avait confiés avant de se rendre au chevet de son père malade. Elle fit un chèque de trois millions de francs qu’elle présenta à la banque. Mais l’imitation était tellement grossière que le chèque fut immédiatement rejeté. Elle ne se découragea pas, pour autant, et revint pour gager les bijoux de sa belle-sœur, d’une valeur de 20 millions de nos francs. Nouvel échec et elle se tourna alors vers le bijoutier de la famille, un certain Pape Guèye, qui lui fit, tout de suite, comprendre que, dans sa corporation, on ne prenait plus en gage des bijoux car on préférait les acheter directement pour les fondre aussitôt. Question de se parer au cas où ceux-ci seraient d’origine frauduleuse. Elle accepta donc et Pape Guèye se chargea d’écouler pour la somme de 1.850.000 francs, des bijoux valant 20 millions de francs. Hier donc, tous deux étaient à la barre du tribunal correctionnel pour répondre des délits d’abus de confiance et de recel. Mame Anta n’a fait aucune difficulté pour reconnaître les faits qui lui étaient reprochés même si elle a tenu à blanchir Pape Guèye. Ce dernier ignorait-il que les bijoux n’appartenaient pas à Mame Anta Diouf ? La main sur le cœur, il a juré n’avoir pas soupçonné leur origine frauduleuse, d’autant plus que, dans la cassette, il y avait des bijoux appartenant à cette dernière et qu’il avait parfaitement reconnus. Poussé jusque dans ses derniers retranchements par les conseils de la partie civile, Mes Baboucar Cissé, Ousmane Sèye et Ciré Clédor Ly, Pape Guèye s’est accroché à son explication comme à une bouée de sauvetage. Même le rappel de ses déclarations, lors de l’enquête préliminaire, n’y firent rien. La veille, a-t-il déclaré, Mame Anta était venue lui emprunter la somme de 50.000 francs qu’il n’avait pas. Et le lendemain, elle lui avait apporté les bijoux dans leur coffret. Mais, il semble, qu’elle même, avait été victime d’escrocs car, à l’en croire, le fameux marabout, sitôt l’argent empoché, s’était empressé de se fondre dans la nature. Alors, désemparée, elle s’était rendue à Kaolack pour tout raconter à sa belle-sœur, Oumou Niasse. Cette dernière, semble-t-il, était prête à racheter les bijoux mais Pape Guèye avait prétendu qu’il ne connaissait pas l’acquéreur. Pourtant, entre membres de la même corporation, on se doit de se connaître et une telle transaction ne se fait pas avec un inconnu. Et cela fera dire à Me Ousmane Sèye que Pape Guèye était un voleur professionnel qui a menti tout au long de la procédure. Et Me Ciré Clédor Ly ira plus loin encore en l’accusant de complicité. Pour lui, le problème qui se pose dans cette affaire, c’est celui de la responsabilité de Pape Guèye qui aurait dû être poursuivi pour complicité d’abus de confiance et non pour recel. Et toujours selon lui, Mame Anta Diouf, après ses échecs au niveau de la banque, ne s’est pas adressé à n’importe qui mais bien au bijoutier de sa famille, en l’occurrence Pape Guèye. Ce dernier, a-t-il estimé, ne s’est pas contenté de lui dire que le gage n’était pas possible mais lui a suggéré de vendre les bijoux. Pour sa part, Me Baboucar Cissé a surtout concentré ses tirs sur Mame Anta Diouf qui, a-t-il fait remarquer, n’a pas contesté les faits qui lui étaient reprochés car, en l’espèce, il n’y avait pas de justificatif qu’elle pourrait invoquer. Alors, elle a dégagé en touche en essayant de broder sur la thèse des escrocs l’ayant poussée à cette extrémité avant de disparaître avec l’argent des bijoux. Pour Me Cissé, ses différentes tentatives, auprès de la banque, montraient, suffisamment, que dès le départ, l’intention frauduleuse était là. S’agissant de Pape Guèye, il a estimé que ses explications à la barre ne tenaient pas la route car, celui-ci savait pertinemment que les bijoux n’appartenaient pas à Mame Anta Diouf. Ne lui avait-il pas prêté son portable pour, soit disant demander l’autorisation de vente à la propriétaire des bijoux ? Tout de suite après, il s’est empressé d’aller les vendre à vil prix. “ Et quand il déclare, a conclu Me Cissé, qu’il ne connaissait pas les acheteurs, il ne dit pas la vérité. Il sait parfaitement que ces derniers, en se doutant de l’origine frauduleuse des bijoux, se sont empressés de les fondre pour les retravailler autrement. Et c’est pourquoi, nous vous demandons de les maintenir dans les liens de la prévention et de nous allouer, à titre de dommages et intérêts, la somme de 30 millions de francs, toutes causes de préjudice confondues…” . Premier avocat de la défense à prendre la parole, Me Ibrahima Mbengue, constitué pour Pape Guèye, reviendra d’abord sur la thèse de la complicité pour faire remarquer que l’on était en train de tenter un glissement vers une infraction qui n’avait pas été visée, avant de se demander s’il y avait eu recel de la part de son client. Ce dernier, s’il était le bijoutier de la famille, n’en était pas le gérant. Mais, connaissant bien Mame Anta Diouf et ayant confiance en elle, il n’avait pas hésité à lui rendre le service qu’elle lui demandait. On lui avait seulement demandé de vendre l’or et c’est ce qu’il a fait. Et même le produit de la vente n’avait pas suffi et il avait fallu qu’il prêtât à celle-ci la somme de 180.000 francs. “ Sur quoi alors, s’est écrié Me Mbengue, va-t-on se fonder pour parler de recel ? Manifestement, il ignorait l’origine frauduleuse des bijoux, ayant totalement confiance en Mame Anta Diouf. Son acte a été désintéressé et je vous demande de le relaxer… ” Avocats de Mame Anta Diouf, Mes Keïta et Issa Diaw ne voudront pas se faire les avocats du diable et, d’emblée, ils diront que les faits reprochés à leur cliente, étaient constants. Mais seulement, leurs confrères de la partie civile, ont-t-il estimé, avaient fait une relation tronquée des faits qui avaient suivi la vente. Ainsi, Oumou Souleymane Niasse était d’accord pour être remboursée et n’a changé d’avis que, plus tard, sur l’intervention de sa sœur, Marième. Pour Me Diaw, dans cette affaire, le problème se situait au niveau du préjudice évalué par la partie civile à 20 millions de francs, sans en rapporter de preuve. Et quand on lui en demande, elle déclare avoir laissé les factures au Nigéria. En un an, elle avait largement le temps d’aller les chercher. “ Le juge, a encore déclaré Me Issa Diaw, ne peut fonder sa conviction que sur des preuves rapportées et discutées devant lui. En l’espèce, comme preuves, la partie civile ne présente que des photos et le préjudice dont elle se prévaut ne ressort que de ses propres déclarations. Le problème qui se pose, ce n’est pas la remise en question de l’infraction qui reste constante. On nous réclame 30 millions sans rapporter la moindre justification. Cela est inacceptable et c’est pourquoi, nous demandons au tribunal de tenir compte de la qualité de délinquante primaire de notre cliente et de lui faire une application bienveillante de la loi pénale… Le tribunal, qui, a mis cette affaire en délibéré, rendra sa décision le 24 février prochain. Mass DIACK (Walfadjiri)

>>>> Un Belge accusé de meurtre au placard depuis 5 ans à Saint-Louis. Cour d’assises de Saint-louis : Le Belge Sculier, accusé de meurtre, écope 6 ans de prison. Il aura fallu encore 48 heures de procès au tribunal régional pour se fixer sur le sort du Belge Sculier Jerry Emile accusé de meurtre sur la personne du jeune Moussa Gueye. Dans cette 8ème affaire de la cour d’assises de Saint-Louis qui tire en longueur, deux autres inculpés, Ababacar Diallo et Pape Charles Tavares, étaient devant la barre pour répondre du délit de non-assistance à une personne en danger de mort. Les faits remontent au 9 juin 1999. A la sortie d’une boîte de nuit, l’ex-Casino à la pointe Nord de l’île de Saint-Louis, sous l’effet de l’alcool et à la suite d’une altercation, les choses allaient dégénérer. Vers les coups de 4 heures du matin, après une course-poursuit, Moussa Gueye poursuivi par Sculier criait dans l’obscurité :"il m’a poignardé amenez-moi à l’hôpital". C'était non loin du commissariat central que les agents de police de Saint-Louis furent informés que Moussa Gueye venait d’être mortellement blessé devant le domicile d’un Sergent de l’armée. Moussa Gueye succombera à ses blessures. L’autopsie et le certificat genre de mort font état de plaies polyviscerales avec hémorragie par arme blanche. C’est ainsi que le Belge Sculier a été interpellé avec ses compagnons Ababacar Diallo et Charles Tavares avec un pantalon taché de sang. En revenant sur le fond de ce meurtre, la présidente de la Cour, Mme Aïssatou Racky Wane, a eu beaucoup de peine pour contenir les hostilités ouvertes entre l’avocat général, les avocats de la défense et de la partie civile. Avec un casier judiciaire très chargé en Belgique où il a été même radié des registres, Sculier a soutenu avoir donné des coups de poings et de pieds mais n’avoir pas usé de couteau ou de poignard. En maintenant sa déclaration, l’avocat Général, Lamine Bousso, au vu du volumineux dossier qui charge Jerry Sculier après l’enquête de personnalité effectuée à la suite d’une commission rogatoire internationale, n’avait pas eu beaucoup de peine pour le dépeindre auprès de la cour. Il est établi, dira t-il, qu’il jouit d’une mauvaise réputation et toutes les personnes interrogées l’ont dépeint comme quelqu’un de mal éduqué. L’avocat général ira plus loin dans ses considérations pour le charger comme quelqu’un ayant fait plusieurs condamnations pour vol aggravé, coups et blessures volontaires et attentat à la pudeur commis avec violence. Et mieux, selon Lamine Bousso, il a fait l’objet d’une inculpation pour complicité de meurtre mais avait bénéficié d’un non-lieu. A partir d’un portrait d’un homme ayant semé la terreur dans son pays , il ne pouvait pas imaginer que Sculier n’ait pas commis ce meurtre en terre sénégalaise. L'avocat général, compte tenu de la gravité des faits, a demandé à la cour de punir sévèrement ce danger public par une peine allant de 30 ans à la perpétuité, au vu des articles 280 et 289 du code pénal. Et pendant 4 heures d’horloge, les avocats défenseurs, Abdourahmane Sow et Ibrahima Mbengue, ont pris à contre-pied l’avocat général pour plaider la légitime défense de leur client avançant même que cette affaire devrait être plaidée en correctionnelle et que par conséquent, il faudrait lui accorder de larges circonstances atténuantes. La cour a finalement acquitté Ababacar Diallo tandis que Jerry Sculier a échappé belle à la perpétuité avec des circonstances atténuantes. La cour a donc disqualifié les faits en coups et blessures volontaires ayant entraîné la mort et l’a condamné a 6 ans d’emprisonnement. Ayant déjà purgé 5 ans de détention provisoire, il ne lui reste qu’une année pour recouvrer la liberté. La partie civile bien que contestant ce verdict se voit allouer la somme de 18 millions de francs C F A. B.MAURICE N DIAYE. Le Soleil

>>>> Langue de Barbarie : vers une disparition ?
L’ouverture d’une brèche sur la Langue de Barbarie, dans la nuit du vendredi 3 au samedi 4 octobre 2003, a sauvé une bonne partie de la ville de Saint-Louis et ses environs d’une inondation catastrophique certaine. D’ailleurs, depuis la mi-septembre certaines localités de Gandiole comme Pilot étaient sous les eaux et certaines zones de Pikine, Diameguène, Léona et Darou gardent encore les stigmates d’une saison des pluies certes tardive mais ayant donné de fortes averses et par conséquent des flaques très persistantes. A la joie légitime et débordante des populations et des autorités de voir le niveau du fleuve baisser inexorablement a succédé l’étonnement voire l’inquiétude de constater qu’en plein mois de novembre les eaux du fleuve Sénégal s’étaient retirées de plusieurs arches et des enfants jouaient en toute innocence et gaieté sur une bonne partie du lit du fleuve. Ce spectacle presque fantastique - du rarement vu selon les anciens - des piliers séculaires du Pont Faidherbe à découvert, suscite aujourd’hui maintes supputations, inquiétudes et des conjectures allant d’un optimisme béat à un pessimisme apocalyptique. Une inquiétude est de plus en plus perceptible au niveau des populations, la peur que cette Profanation de la Nature ne conduise à une catastrophe. Cette inquiétude est permanente dans toutes les sociétés en particulier dans les sociétés africaines dans lesquelles - réminiscence du paganisme ancien - la Nature est presque sacrée. La proximité de la brèche avec la ville de Saint-Louis (environ six kilomètres) rend presque instantané l’effet des marées à Saint-Louis, le niveau du fleuve montant et descendant suivant les variations du niveau de la mer. Ainsi les Saint-Louisiens découvrent le mouvement désormais ample de balancier des marées à travers les changements brusques de niveau du fleuve Sénégal. Dans le passé, l’éloignement de l’embouchure naturelle (plus de trente kilomètres) faisait que l’effet des marées était atténué avant qu’elles n’atteignent la ville de Saint-Louis. Et les changements de niveau les plus sensibles du fleuve Sénégal étaient les grands changements découlant des crues lors de la saison des pluies et des décrues avec la remontée de la langue saline à la fin des grandes lâchées du barrage de Diama. Aujourd’hui plusieurs phénomènes inédits sont observés : certains sont positivement appréciés par les populations tandis que d’autres sont redoutés. Ainsi, on constate la floraison de pirogues de pêche amarrées sur le petit bras ; les piroguiers profitent de la brèche pour rejoindre plus facilement leur domicile en évitant les difficultés liées à la traversée de la barre. D’ailleurs un nouveau quai de débarquement des poissons est entrain de se constituer entre le cimetière et Guet Ndar du côté du fleuve. Certains affirment que depuis l’ouverture de la brèche, les moustiques sont devenus plus rares réduisant du coup le nombre de cas de paludisme. De l’autre côté on observe que le fleuve est devenu moins poissonneux à Saint-Louis, les eaux usées plus pestilentielles lors des marées basses et qu’à Gandiole les maraîchers sont très préoccupés par la baisse sensible du niveau des puits. A ces observations s’ajoutent des questions importantes comme : quel sera le devenir de l’ancienne embouchure ? Va-t-elle s’ensabler définitivement au profit de la nouvelle embouchure ? Quelles seront dans ce cas les conséquences sur l’agriculture ? La brèche qui est passée de quelques mètres à aujourd’hui plus de six cent mètres en trois mois, continuera-t-elle, sous les effets conjugués du fleuve et de l’océan, à s’élargir, au risque d’anéantir une bonne partie de la Langue de Barbarie ? Dans ce cas, de combien de mètres, la brèche se sera-t-elle élargie ? Ou bien combien ce phénomène prendra-t-il de temps avant de s’estomper ? Comme ce fut le cas dans le passé, la nature va-t-elle reconstituer la dune en bouchant la brèche ? Combien de temps cela prendra-t-il ? Les vieux piliers du Pont Faidherbe dont une bonne partie sera alternativement couverte et découverte seront-ils affectés par les changements désormais fréquents de courants dans les deux sens ? Quels effets peut-on prévoir à moyen et long terme sur l’écosystème ? S’il est facile d’imaginer les gains sur les coûts des travaux de dragage d’une embouchure rapprochée comme cette brèche, a-t-on assez d’information sur ses effets sur les lentilles d’eau douce et les nappes superficielles de Saint-Louis et ses environs ? La lecture des propos tenus dans Sud Quotidien du 6 octobre 2003 par M. Roger Sahayoun, Pdg de la Somagec, une entreprise marocaine qui est conceptrice de cette solution, ne semble pas indiquer que toutes les conséquences aient été suffisamment soupesées. Dans ce même numéro de Sud Quotidien, M. Mamadou Guèye, directeur général de la Sénégalaise de voirie et de travaux publics (Svtp), prédisait que la largeur de la brèche allait se stabiliser autour de 200 mètres. Ces affirmations, qui ne sont apparemment pas basées sur un modèle d’érosion fiable, ne résistent pas aujourd’hui à l’épreuve des faits puisque la largeur de la brèche dépasse les 600 mètres. Par ailleurs, vue les forts courants provenant de l’océan, qui pourraient traverser la brèche pour se jeter dans le fleuve et vue l’évolution de la Langue de Barbarie de 1850 à 2003, il faut nécessairement établir un modèle d’érosion-sédimentation adapté avant de prédir la stabilisation de l’embouchure artificielle créée sur le fleuve Sénégal en octobre 2003. Aujourd’hui, il est essentiel de pouvoir prévoir de manière assez précise le devenir sur une longue période de la brèche et de la Langue de Barbarie et c’est en rapport avec ces informations qu’une décision politique, de maintenir ou de refermer la brèche, devrait être prise. Le temps presse d’ici la prochaine saison des pluies ! Pour résoudre ce type de problème, une démarche désormais classique est la mise sur pieds d’une équipe pluridisciplinaire comprenant des spécialistes allant des océanographes aux hydrogéologues, des hydrauliciens aux spécialistes de la mécanique des fluides, des numériciens aux ingénieurs en génie civil, des géographes aux économistes, des juristes aux spécialistes de la logistique, des sociologues aux écologues, etc. Dans le travail de prédiction, les mathématiques jouent un rôle capital et malheureusement ce ne sont pas des mathématiques simples : ni la règle de trois encore moins la régression linéaire ne seront suffisantes pour avoir des résultats fiables ! Il faudra passer par la simulation numérique (calcul sur ordinateur car il y a des millions d’inconnues) des équations dites de Saint-Venant ou de transport. Grâce à de tels modèles, on aurait pu prédire les phénomènes observés, informer les populations et choisir en temps opportun la solution la moins onéreuse aussi bien du point de vue économique, environnementale que des conséquences des inondations. Il faut savoir que ces équations qui régissent l’écoulement des eaux de surface sont similaires à celles utilisées dans l’écoulement des gaz dans les tuyères des réacteurs de fusées et d’avions ou celles permettant de choisir la forme aérodynamique d’une aile d’avion, d’un avion et même de plus en plus d’une voiture. C’est dire que des recherches sur ces questions sont stratégiques et nécessitent une forte volonté politique pour les développer et maintenir sur le sol d’un pays en développement des experts sur ces questions. Le Sénégal dispose d’une expertise sur ces questions à l’Université Gaston Berger de Saint-Louis et à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, pourquoi rechigne-t-on depuis dix ans à l’utiliser ? Pourquoi refuse-t-on de mettre en collaboration l’expertise nationale en modélisation et simulation avec les laboratoires étrangers intervenant sur ces questions de simulation sur notre territoire national ? Est-ce le résultat de diktats de certains financements étrangers dont l’objectif est d’étouffer cette expertise nationale ? Est-ce le résultat de collusions financières de lobby sénégalais prête-noms de bureaux d’études étrangers au niveau des structures s’occupant des questions de l’eau aussi bien au Sénégal qu’au sein de l’Omvs ? Est-ce le fruit d’une incompétence qui devient coupable car ne pouvant plus se cacher derrière l’ignorance ? Si le Sénégal ne fait pas le saut qualitatif d’utiliser sa propre expertise sur les questions qui relèvent de son avenir, alors, à quoi bon s’investir dans la recherche et la formation de spécialistes sénégalais qui font la fierté du Sénégal à l’étranger et dont la reconnaissance internationale ne fait l’ombre d’aucun doute ? Par ailleurs, comme aucun modèle de développement économique n’est universel, aucun modèle mathématique n’est universel et adaptable à toutes sortes de situation, en ce qui concerne la dynamique des cours d’eau. Et nous ne pouvons pas conclure sans vous livrer cette anecdote très instructive. Au mois de septembre 2003, nous avons participé à un workshop sur les modèles d’écoulement océanique à Delft, aux Pays Bas. Après l’intervention d’un modélisateur de Dhi (Danish hydraulic institute), un vieux Professeur lui a posé la question de savoir s’il pense franchement que les modèles d’écoulement établis et vendus par son institut sont applicables à toutes les situations. La réponse a été franche mais surprenante : «Si vous posez cette question à Dhi, il dira oui mais moi je pense que non». Sachez que le Dhi est l’institut qui commercialise Mike 11, un logiciel bien connu et utilisé par certains hydrauliciens et géographes au Sénégal. Enfin la question qui vaille est de savoir si nous devons désespérer de l’avenir de notre intelligence créatrice ? Malgré tout, nous affirmons encore haut et fort que Non ! Pourvu que cette conviction dure. Mary Teuw NIANE - Ugb - Sénégal / niane@ugb.sn / Abdou SENE - Ugb - Sénégal / asene@ugb.sn

>>>> Casamance : le port de Diembereng-Cap Skirring mis à sac
Pêcheurs et femmes transformatrices plient bagages ! Le village de Djimbéring, en Casamance, est célèbre pour ses pêcheurs et ses femmes transformatrices. Mais bientôt, si l’on n’y prend garde, cela risque de faire partie du passé, du fait des voleurs qui y sévissent et font fuir les producteurs. Les pêcheurs et les femmes transformatrices de produits halieutiques du village de Djimbéring, situé à une dizaine de Km du Cap Skirring, environ 70 km à l’ouest de Ziguinchor ne savent plus à quel saint se vouer. Et pour cause ! Depuis quelques mois, ils sont victimes de vols répétés au niveau de leur débarcadère. Et les femmes ont été les premières victimes de ces citoyens atypiques. En effet, au mois de novembre dernier, des voleurs ont, à deux reprises, visité leurs installations et emporté beaucoup de matériel de travail. Et au mois de décembre dernier, c’était au tour des pêcheurs de recevoir la visite de ces prédateurs. Ils ont cette fois-là, jeté leur dévolu sur les moteurs hors-bord de pirogues. Aussi, après avoir interpellé à maintes reprises les responsables politiques de la communauté rurale, principalement le président qui, selon nos sources tardent encore à réagir, les pêcheurs ont préféré tout bonnement plier bagages. Ainsi, voilà déjà plus de 3 semaines qu’il n’y a plus de débarquement sur ce site. Et les femmes aussi, souffrant des mêmes maux, se sont senties obligées malgré elles, de tout abandonner. Cela d’autant plus qu’elles ne peuvent plus avoir de produits halieutiques. Aujourd’hui, bon nombre de ces pêcheurs qui sont pour l’essentiel originaire de Saint-Louis, ont préféré rentrer chez eux alors que d’autres se sont redéployés vers Kafountine, Cap Skirring ou Elinkine. Laissant ainsi ce village qui agonisait déjà du fait de la crise, dans un profond désarroi. En effet, Djimbéring tire l’essentiel de ses ressources de la pêche. Cette activité est le principal secteur pourvoyeur d’emplois dans la population, à côté de l’agriculture actuellement en perte de vitesse. Le tourisme qui est l’autre source de revenus des populations, connaît également une période très difficile. Seuls 2 campements villageois existent à Djimbéring et un seul est fonctionnel. Toutes ces choses font que les populations interpellent les responsables de la communauté rurale et de l’Etat, pour qu’elles réagissent rapidement afin de trouver une solution heureuse et définitive à cette situation. Les populations disent également leur impatience de voir le projet de construction d’un quai de pêche à Djimbéring par le Programme d’appui à la pêche artisanale (Papa) se réaliser enfin. Par Aliou CISSE - (Le Quotidien)

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