LA
REVUE DE PRESSE DE LA SEMAINE Du plus drôle au plus anecdotique >>>>Wanadoo Sénégal (Sentoo)
se noie dans le cannabis.
Dans le très
conventionnel et politiquement correct contenu éditorial sénégalais
j'ai trouvé cette perle à la une de la rubrique santé de
Sentoo qui conseille le cannabis à ses abonnés : Avant
ou après la grande fête de la Tabaski, la fête du mouton, mieux
vaut préparer ou réparer son appareil digestif. Plantes de sauvetage!
Pour les diarrhées: goyavier, cocotier, hibiscus, cannelle, tamarinier. Contre
la constipation: tamarinier, cocotier, olivier, hibiscus. Contre la dyspeptie
(difficultés digestive par anomalie fonctionnelle): laurier, réglisse,
basilic, ananas, papayer. Contre les vomissements: cannabis (attention à
son utlisation!), gingembre Contre les ulcères et les gastrites: réglisse,
hibiscus, curcuma, basilic >>>>Les
habitants de Nord Foire redoutent les prochaines factures de la SDE 15
Juillet 2003 14:09 heure de Dakar (APS) –Après
leur acte de générosité manifesté à travers
quelques bassines d'eau offertes à des habitants d'autres quartiers
de Dakar affectés par les coupures d'eau qui sévissaient depuis
deux semaines dans la capitale, les habitants de Nord Foire, attendent avec appréhension
les prochaines factures de la Société Des Eaux (SDE) qui risquent
d'être particulièrement salées dans cette localité. Situé
sur la Voie de dégagement nord (VDN), après le Centre International
pour le Commerce Extérieur du Sénégal (CICES), Nord Foire
est un quartier calme, habité par des citoyens moyens, la petite bourgeoisie
sénégalaise et quelques rares gros bonnets du pays. De fait, le
train de vie des habitants de Nord Foire est d'une manière générale
supérieure à celui d'un quartier comme les Parcelles Assainies
dont il est le plus proche. C'est donc facilement qu'il a été
envahi par les habitants de ce quartier, le temps qu'a duré ces coupures,
l'eau étant devenue une denrée rare, notamment dans certains
quartiers comme Pikine, Guédiawaye, Golfe. ‘'Tôt le
matin'', se plaint une dame qui habite à la cité Keur
Damel du même quartier, ‘'nous sommes réveillés
par des groupes d'enfants et de jeunes filles avec des récipients'',
en quête d'eau, ‘'et il m'arrive d'en donner
plus de 10 bassines par jour''. De même, dans la même
cité, le reporter de l'APS a suivi un groupe composé de jeunes
filles, de garçons et d'enfants, les bassines vides et ressortant
bredouilles d'une maison où on leur a refusé la denrée
précieuse. ‘'C'est méchant de refuser d'offrir
de l'eau sous prétexte qu'on en a déjà offert'',
proteste la plus âgée du groupe qui ne comprend pas l'excuse
qu'on leur a servie dans cette maison. ‘'Tout le monde dispose
d'un robinet chez lui. C'est seulement les coupures de la SDE qui
obligent à aller demander de l'eau ailleurs''. Contre
ces récriminations, une jeune fille, encore en robe de chambre, et dont
le visage laisse apparaître une longue nuit de sommeil, interrogée
par l'APS, explique qu'ils sont obligés de renvoyer certains,
car ils ne peuvent pas courir le risque d'offrir plus de 5 bassines par
jour pour se retrouver avec une facture plus salée qu'elle ne l'est
d'habitude. Cependant, à la cité BCEAO et à Dakar
Marine, deux autres cités toujours localisés à Nord Foire,
c'est le souci de maintenir propre sa maison et de ne pas tout le temps
etre dérangé par le bruit de la sonnerie qui commande, plus que
le coût éventuel de la facture, les refus d'accepter de donner
de l'eau. Pour d'autres encore, ‘'ce n'est pas prudent
d'ouvrir sa maison à des inconnus sous peine de se voir visiter un
jour par des cambrioleurs''. Il reste que la psychose des factures
aux coûts exorbitants n'est pas sans fondements. Sur 10 maisons dont
on a pu consulter les factures, la moyenne générale se trouve entre
30.000 F CFA et 50.000 Francs CFA, étant entendu que ces montants peuvent
rapidement ètre dépassés en période de chaleur. >>>>
HOMOSEXUALITE Au commencement était l'inceste Les
faits divers se multiplient, d'homosexuels lapidés, mais ce phénomène
social demeure une honte sur laquelle la communauté ne pose pas toujours
le regard. Mais une étude universitaire montre qu'on ne devient pas homosexuel
par hasard. Qu'on est plus victime qu'autre chose. L'inceste, de nombreux
adolescents en sont victimes dans le secret du cadre familial et vivent un traumatisme
qui perturbe leur existence. Cette dérégulation de leur personnalité,
la société ne la prend presque jamais en compte, or elle peut être
une cause de l'homosexualité. Ce rapport entre l'inceste et l'homosexualité
est établi, selon le docteur Youssoupha Niang. «La majorité
des homosexuels ont été abusé pendant leur enfance»,
confie ce dernier, psychiatre à la clinique Moussa Diop de Fann. L'inceste
est souvent le fait d'une promuscuité. L'abuseur étant un oncle,
un frère, un cousin, etc. Les travaux du Dr Niang ont ont porté
sur un échantillon de deux cent cinquante homosexuels dakarois et s'articulent
à une thèse de doctorat d'Etat en médecine («Aspects
socio-comportementaux de l'homosexualité masculine à Dakar»)
soutenue à Dakar en décembre 2000 et d'un mémoire pour le
Certificat d'études spéciales en psychiatrie («Dépression
et affirmation de soi chez les homosexuels masculins à Dakar» - avril
2001). Ces études révèlent chez les homosexuels enquêtés
que «le premier rapport sexuel avec un homme a eu lieu en moyenne à
l'âge de 15 ans. (...) 25 % des homosexuels ont eu leur premier rapport
sexuel avec un homme au plus tard à l'âge de 12 ans ; 50 % au plus
tard à 15 ans et 75 % au plus tard à 18 ans». Ce lien entre
l'inceste et l'homosexualité tient au traumatisme ; il en naît une
autre personne. Un individu qui peut «rester figé à son moment
traumatique qu'il a du mal à dépasser», souligne le Dr Niang.
Le tabou qui, en général, entoure la chose sexuelle ne permet pas
de dépasser cette situation et la victime va vers un bloquage sexuel faute
d'une prise en charge. Cette prise en charge n'a pas pour but de guérir
quelqu'un de son traumatisme, souligne Youssoupha Niang pour qui «on ne
guérit pas d'un traumatisme». Le travail du psychiatre ou psychologue
est de «métaboliser le traumatisme. (...) Faire en sorte que l'individu
puisse vivre avec son traumatisme. Que ce traumatisme reste là, rangé
quelque part et qu'il ne prenne pas tout l'espace psychique de l'individu».
Autrement, le traumatisé aura des problèmes pour se projeter vers
l'avenir. Cette étude qui pose le problème de l'homosexualité
interpelle la société. Elle est devenue une réalité
dans une communauté qui traite souvent ses victimes en bourreaux. Au-delà
des considérations religieuses qui condamnent l'homosexualité, le
fait est là. Cependant à travers les travaux du Dr Youssoupha Niang,
on relève que les homosexuels n'ont pas une grande estime d'eux-mêmes
et vivent mal leur statut. «Cette baisse de l'estime de soi et le défaut
d'assumation de son statut sexuel se raduit par une plus grande tendance à
la bisexualité. Ainsi 80 % des homosexuels enquêtés sur un
échantillon de 250 (...) sont bisexuels, contre 20 % qui sont purement
homosexuels. La bisexualité sert le plus souvent de couverture sociale
à l'homosexuel qui arrive ainsi à camoufler sa latérisation
homosexuelle». Par : Assane SAADA >>>>
AXE DAKAR-TAMBA : La route de tous les dangers Les
accidents graves y sont légion, parfois mortels. A regarder l'état
de la route, on ne s'en étonne guère. Quand les chauffeurs qui «avalent»
les 468 km depuis Dakar, vous disent les conditions dans lesquelles ils roulent,
l'explication devient encore plus claire. Même si on y met parfois un peu
d'irrationnel. (Envoyé Spécial) - «Route de la mort».
Cette expression pourrait bien désigner l'axe Dakar-Kaolack-Tamba. Sur
cette route, être détenteur ou non d'un permis de conduire
n'a pas d'importance. Car beaucoup de chauffeurs ont trouvé
la mort sur cet itinéraire le permis à la main et l'expérience
du volant chevillée au corps… Si d'aucuns affirment que cette
route est hantée par le démon, d'autres voient une relation
entre des accidents devenus presque quotidiens et la «prime de logement»
des chauffeurs chargés de transporter des passagers ou des marchandises
souvent pour de très longues distances. On évoque aussi tout simplement
la mauvaise qualité de la route. A Tambacounda, les populations affirment
bien que la route est «minée» par un génie «jaloux»
qui ne voudrait pas que des étrangers «entrent dans la ville».
On en ferait même une boutade, d'autant qu'elle a l'air plus gaie que les
explications irrationnelles qui circulent. Un chauffeur qui gère un bus
appartenant à une société de transport touristique pense
que ces multiples accidents sont seulement dûs aux «modiques primes
de transports qu'on donne aux chauffeurs de camions et de bus. Ainsi nous
sommes obligés de dormir dans nos voitures la nuit. Et quand nous nous
reveillons pour continuer le voyage, nous sommes si fatigués que nous ne
voyons pas la route ; d'ailleurs nous n'avons même pas le temps de
contrôler nos voitures». Dans la nuit de mardi à mercredi dernier,
un chauffeur a heurté le pont se trouvant à la sortie de Tambacounda
près de la communauté rurale de Diakho. Quant aux causes de l'accident,
il confesse : «Je ne savais pas que mes freins ne marchaient pas, mais ne
le dites pas à mon patron...». L'autre fait qui expliquerait
ses multiples accidents avec leur cortège funébre, c'est aussi
l'état désastreux de la route Kaolack-Tambacounda. Et pis
encore, avec des travaux routiers qui ont débuté au niveau de Mbour
depuis novembre dernier, les chauffeurs voulant aller à Kaolack ou à
Tamba sont obligés de passer par Diourbel. Quelques kilomètres de
plus. Et de Kaolack à Tamba, un «un tout petit mouvement maladroit
peut être fatal au chauffeur». Car «la route est presque inexistante.
Parfois le chauffeur est obligé de descendre de la route pour contourner
les multiples dos d'ânes. Ce qui est un risque énorme».
Mais «ceux qui sont le plus en danger sont les passagers qui prennent les
ndiaga ndiaye pour venir à Tamba», précise ce chauffeur. Par
: Cheikh Mbacké GUISSE >>>
VELINGARA : La mafia des semences s'est installée Si
l'intention première des autorités était d'aider les paysans
à avoir des semences, elle a plutôt contribué à enrichir
des commerçants cupides et autres spéculateurs. (Correspondance)
- L'hivernage s'est progressivement installé dans le département
de Vélingara. Il ne se passe pas deux jours sans que le ciel n'ouvre ses
vannes. Le sol est bien arrosé et on note un bon comportement des semis
dans la plupart des localités de cette partie du Fouladou. Mais le manque
de semences se pose avec acuité. Les semences d'arachide ont été
vendues à 75 F le kilo aux paysans du département de Vélingara
par la Sonacos. La Sonagraine et l'Uncas ayant été dessaisies par
l'Etat, seuls les détenteurs de reçus émanant de la Sonacos
pour les deux derniers campagnes ont pu en bénéficier. Ainsi la
majorité des paysans est laissée en rade. Si l'initiative du
gouvernement d'Idrissa Seck de vendre des semences à 75 F le kg a suscité
un engouement certain chez les paysans, aujourd'hui la majorité d'entre
eux vit l'amertume et la désolation. «De gros lobbies se sont créés
autour de cette affaire et se sont accaparés des semences mises à
la disposition des agriculteurs», dénoncent certains. Dans les différents
magasins de distribution de semences, seuls les privilégiés ont
pu en bénéficier. Présents en masse, des paysans ont été
obligés de passer trois ou quatre jours d'attente sans obtenir une seule
coque d'arachide. On a même assisté à des bagarres au niveau
des magasins de distribution de semences. A Wassadou et à Vélingara,
on a évité le pire grâce à l'intervention musclée
de la gendarmerie. Dans la situation actuelle, des spéculateurs véreux
sont entrés dans la danse en s'accaparant des semences. Les graines sont
ainsi revendues chères dans les louma de Diaobé et Mandat Douanes.
Même les anciens commis peseurs ont investi le créneau, en revendant
aux paysans non détenteurs de reçus d'achat d'anciens reçus
de la Sonacos qu'ils détenaient par-devers eux. La transaction se fait
à des prix variant entre 500 et 1 000CFA . La semence d'arachide est devenue
une denrée rare à Vélingara. Ce qui explique la réduction
de plus de la moitié des surfaces emblavées dans le département
de Vélingara, constate un technicien de l'agriculture. Par : Cheikh Dieng >>>>
Baccalauréat à Kolda : les surdoués virés pour tricherie Correspondant
- Au centre Alpha Molo Baldé de Kolda qui abrite les jurys 318 ; 319 et
320, une quinzaine de candidats au baccalauréat ont été ajournés
avant même la proclamation des résultats, mercredi dernier. Les faits
se sont passés le vendredi 4 juillet dans l'après-midi, journée
au cours de laquelle les candidats devaient se pencher sur les épreuves
des sciences de la vie et de la terre, nouvelle appellation des sciences naturelles.
En effet, le président du jury 319, sans doute informé de l'attitude
des candidats qui jouissent parfois de la complicité des surveillants,
n'a pas eu de mal à surprendre candidats et surveillants. Ainsi,
à chacun de ses passages furtifs, le président du jury 319, professeur
de sciences physiques au lycée Djignabo de Ziguinchor, ne sort jamais d'une
salle bredouille. Tantôt ce sont des candidats assis sur des cahiers qu'ils
ouvraient par intermittences, tantôt ce sont des polycopies qui étaient
trouvées sur les tables-bancs des candidats, ce qui a valu l'ajournement
à une quinzaine d'élèves du lycée Alpha Molo
Baldé de Kolda, avant même la proclamation des résultats.
Comme l'année dernière, c'est le président
du foyer socio-éducatif (Fosco) du lycée Alpha Molo Baldé
qui a été impliqué dans ces actes de tricherie au bac. Selon
le mis en cause accompagné du groupe d'élèves en sanglots
qui imploraient en vain la réaction du chef de centre, le proviseur du
lycée Alpha Molo Baldé, «c'est un ami à qui j'avais
prêté mon cahier de Svt qui est venu me le rendre en pleine salle,
je n'avais pas d'autre choix que de le garder avec moi, vu l'imminence
du démarrage des épreuves». Par Moussa THIOR 
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