Bulletin N°50 de Senegalaisement.com    envoyé à 52.856 inscrits

SOMMAIRE :
>> Edito
>> Senegalaisement INTERACTIF : La météo (aujourd'hui Ziguinchor), le Best of de la Sénégalerie et les dernières petites annonces passées sur le site.
>> Site internet "Sénégal" du jour : Destination Nord-Sénégal.
>> Promotion du jour : L'été c'est 1€ la semaine supplémentaire au Domaine de Samba.
>> Asso du jour : une place dans votre valise pour l'asso Astou.
>> Hôtel du jour : L'hôtel Mermoz à Saint-Louis.
>> La revue de presse sénégalaise de la semaine. Du plus drôle au plus anecdotique :
Wanadoo Sénégal se noie dans le cannabis (par Sentoo)
Pendant la saison des pluies... on manque d'eau à Dakar (par Le Quotidien)
Homosexualité : le traumatisme de l'inceste au Sénégal (par Walfadjiri)
L'axe Dakar-Tambacounda : la route de tous les dangers (par Walfadjiri)
Vélingara : les semences détournées. (par Walfadjiri)
Les Surdoués à Kolda (Le retour). (par le Quotidien)


Boujour à tous et merci de votre présence ! La saison des pluies, ça réveille ! Alors que le bulletin N°50 aurait dû partir il y a bien longtemps, c'est seulement aujourd'hui qu'il s'est enfin décidé à arriver dans votre boîte e-mail. Pour fêter les première pluies au Sénégal, les 50.000 photos visionnées dans la Sénégalerie en 3 mois, la mise en ligne des nouveaux modules de cours de wolof (si si ça y est, vous ne rêvez pas, vous pouvez aller voir !), et les près de 700 petites annonces mises en ligne depuis l'automne, le bulletin s'orne de nouvelles couleurs et d'un nouveau contenu pour mieux plaire aux 50.000 internautes qui se sont inscrits depuis 1998. Vous retrouverez donc régulièrement une sélection d'articles parmi les plus intéressants du moment mais aussi une selection des dernières photos d'internautes et des dernières petites annonces insérées sur le site. Une bonne occasion pour vous présenter après des semaines et des semaines de travail l'ouverture officielle du site Planète-Sénégal (www.planete-senegal.com) puisque ce nouveau site dédié au tourisme au Sénégal (vous pouvez lire ou donner votre avis sur les différentes localités du pays et voter pour les auberges ou hôtels qui vous ont plûs (ou déplûs ...) durant votre séjour) publie également l'ensemble des photos de la Sénégalerie. Plusieurs pages intéressantes ont été mises lignes sur Senegalaisement.com ces dernières semaines parmi lesquelles :
- Les "coins" du Sénégal ou comment boire un pot tranquille.
- Les cinq piliers de l'ataya.
- La Belgique et les Belges au Sénégal.
- La publicité et le secteur publicitaire au Sénégal
- Les noms de famille au Sénégal (revue et corrigée)
- Les campements villageois de Casamance.
- L'étymologie (revue et corrigée !).

A très bientôt ! Et n'hésitez pas à participer au prochain bulletin.

 

Site du jour : Destination Nord-Sénégal
http://www.giorgio.it.st

Les dizaines de photos du Sénégal et princpalement de la région du Fleuve. Alain Giorgio nous invite à la découverte en musique de Saint-Louis, du désert de Loumpoul ou des dunes de la Langue Barbarie. Un voyage photographique pour mieux connaître les si méconnus environs de Saint-Louis.

Promotion : une semaine au Sénégal pour 1€

Le Domaine de Samba, situé dans le village de Warang, entre Mbour et Nianing, sur la Petite Côte propose tout l'été des séjours à prix cassé ! Les séjours avion+hôtel+petits-déj débutent à 522€ la semaine... ou 523€ les deux semaines ! En effet, la deuxième semaine est à 1€ symbolique. C'est donc le moment d'en profiter et de fuir d'urgence la pollution à l'ozone ou la pathétique opération "Paris-Plage".

 

Asso : Astou, une fleur dans le désert

Comment faire profiter une oeuvre humanitaire de votre séjour facilement et sans bourse délier ? L'association "Astou, une fleur dans le désert" a trouvé l'idée pour résoudre le problème de nombreuses associations senegalo-européenne : LE TRANSPORT ! Récolter des tonnes de livres ou de médicaments, c'est aujourd'hui de plus en plus facile. Les apporter sur place est une toute autre histoire tant le transport aérien est coûteux. Le concept de l'asso Astou est donc tout simplement de faire acheminer toute cette aide destinées à différents programmes grâce à la participation des voyeurs et touristes qui se rendent à Dakar ! Il est en effet rare qu'une valise soit pleine au départ de France (il faut bien laisser de la place pour les souvenirs du retour !) et chacun peut donc contribuer à l'action de l'asso en transportant quelques kilos de matériel !

Hôtel du Jour : Hôtel Mermoz, à Saint-Louis du Sénégal

Ce que l'on appelle la "basse-saison" au Sénégal est constitué des quatre mois "péri-hivernaux", c'est à dire des mois qui s'étendent juste avant et juste à la fin de la saison des pluies. Cela correspond pour la prochaine période à Septembre et Octobre prochain. C'est paradoxalement l'une des meilleures périodes pour visiter le Sénégal puisque c'est à ce moment que la nature est la plus verte et que les pluies cessent. L'hôtel Mermoz à Saint-Louis, la merveilleuse capitale aux charmes si nostalgiques, propose donc aux heureux voyageurs qui vont découvrir le Sénégal en Septembre-Octobre des promos super intéressantes. Vous pourrez ainsi profiter des spacieux et confortables bungalows, de la si reposante piscine et de la plage paisible à partir de 305€.... POUR DEUX SEMAINES (14 nuitées pour le prix de 7). Visitez le site.

LA REVUE DE PRESSE DE LA SEMAINE
Du plus drôle au plus anecdotique


>>>>Wanadoo Sénégal (Sentoo) se noie dans le cannabis.

Dans le très conventionnel et politiquement correct contenu éditorial sénégalais j'ai trouvé cette perle à la une de la rubrique santé de Sentoo qui conseille le cannabis à ses abonnés :

Avant ou après la grande fête de la Tabaski, la fête du mouton, mieux vaut préparer ou réparer son appareil digestif. Plantes de sauvetage!

Pour les diarrhées: goyavier, cocotier, hibiscus, cannelle, tamarinier.
Contre la constipation: tamarinier, cocotier, olivier, hibiscus.
Contre la dyspeptie (difficultés digestive par anomalie fonctionnelle): laurier, réglisse, basilic, ananas, papayer.
Contre les vomissements: cannabis (attention à son utlisation!), gingembre
Contre les ulcères et les gastrites: réglisse, hibiscus, curcuma, basilic

>>>>Les habitants de Nord Foire redoutent les prochaines factures de la SDE
15 Juillet 2003 14:09 heure de Dakar

(APS) –Après leur acte de générosité manifesté à travers quelques bassines d'eau offertes à des habitants d'autres quartiers de Dakar affectés par les coupures d'eau qui sévissaient depuis deux semaines dans la capitale, les habitants de Nord Foire, attendent avec appréhension les prochaines factures de la Société Des Eaux (SDE) qui risquent d'être particulièrement salées dans cette localité.
Situé sur la Voie de dégagement nord (VDN), après le Centre International pour le Commerce Extérieur du Sénégal (CICES), Nord Foire est un quartier calme, habité par des citoyens moyens, la petite bourgeoisie sénégalaise et quelques rares gros bonnets du pays. De fait, le train de vie des habitants de Nord Foire est d'une manière générale supérieure à celui d'un quartier comme les Parcelles Assainies dont il est le plus proche. C'est donc facilement qu'il a été envahi par les habitants de ce quartier, le temps qu'a duré ces coupures, l'eau étant devenue une denrée rare, notamment dans certains quartiers comme Pikine, Guédiawaye, Golfe.
‘'Tôt le matin'', se plaint une dame qui habite à la cité Keur Damel du même quartier, ‘'nous sommes réveillés par des groupes d'enfants et de jeunes filles avec des récipients'', en quête d'eau, ‘'et il m'arrive d'en donner plus de 10 bassines par jour''.
De même, dans la même cité, le reporter de l'APS a suivi un groupe composé de jeunes filles, de garçons et d'enfants, les bassines vides et ressortant bredouilles d'une maison où on leur a refusé la denrée précieuse.
‘'C'est méchant de refuser d'offrir de l'eau sous prétexte qu'on en a déjà offert'', proteste la plus âgée du groupe qui ne comprend pas l'excuse qu'on leur a servie dans cette maison. ‘'Tout le monde dispose d'un robinet chez lui. C'est seulement les coupures de la SDE qui obligent à aller demander de l'eau ailleurs''.
Contre ces récriminations, une jeune fille, encore en robe de chambre, et dont le visage laisse apparaître une longue nuit de sommeil, interrogée par l'APS, explique qu'ils sont obligés de renvoyer certains, car ils ne peuvent pas courir le risque d'offrir plus de 5 bassines par jour pour se retrouver avec une facture plus salée qu'elle ne l'est d'habitude.
Cependant, à la cité BCEAO et à Dakar Marine, deux autres cités toujours localisés à Nord Foire, c'est le souci de maintenir propre sa maison et de ne pas tout le temps etre dérangé par le bruit de la sonnerie qui commande, plus que le coût éventuel de la facture, les refus d'accepter de donner de l'eau. Pour d'autres encore, ‘'ce n'est pas prudent d'ouvrir sa maison à des inconnus sous peine de se voir visiter un jour par des cambrioleurs''.
Il reste que la psychose des factures aux coûts exorbitants n'est pas sans fondements. Sur 10 maisons dont on a pu consulter les factures, la moyenne générale se trouve entre 30.000 F CFA et 50.000 Francs CFA, étant entendu que ces montants peuvent rapidement ètre dépassés en période de chaleur.

>>>> HOMOSEXUALITE Au commencement était l'inceste
Les faits divers se multiplient, d'homosexuels lapidés, mais ce phénomène social demeure une honte sur laquelle la communauté ne pose pas toujours le regard. Mais une étude universitaire montre qu'on ne devient pas homosexuel par hasard. Qu'on est plus victime qu'autre chose.
L'inceste, de nombreux adolescents en sont victimes dans le secret du cadre familial et vivent un traumatisme qui perturbe leur existence. Cette dérégulation de leur personnalité, la société ne la prend presque jamais en compte, or elle peut être une cause de l'homosexualité. Ce rapport entre l'inceste et l'homosexualité est établi, selon le docteur Youssoupha Niang. «La majorité des homosexuels ont été abusé pendant leur enfance», confie ce dernier, psychiatre à la clinique Moussa Diop de Fann.
L'inceste est souvent le fait d'une promuscuité. L'abuseur étant un oncle, un frère, un cousin, etc. Les travaux du Dr Niang ont ont porté sur un échantillon de deux cent cinquante homosexuels dakarois et s'articulent à une thèse de doctorat d'Etat en médecine («Aspects socio-comportementaux de l'homosexualité masculine à Dakar») soutenue à Dakar en décembre 2000 et d'un mémoire pour le Certificat d'études spéciales en psychiatrie («Dépression et affirmation de soi chez les homosexuels masculins à Dakar» - avril 2001). Ces études révèlent chez les homosexuels enquêtés que «le premier rapport sexuel avec un homme a eu lieu en moyenne à l'âge de 15 ans. (...) 25 % des homosexuels ont eu leur premier rapport sexuel avec un homme au plus tard à l'âge de 12 ans ; 50 % au plus tard à 15 ans et 75 % au plus tard à 18 ans».
Ce lien entre l'inceste et l'homosexualité tient au traumatisme ; il en naît une autre personne. Un individu qui peut «rester figé à son moment traumatique qu'il a du mal à dépasser», souligne le Dr Niang. Le tabou qui, en général, entoure la chose sexuelle ne permet pas de dépasser cette situation et la victime va vers un bloquage sexuel faute d'une prise en charge. Cette prise en charge n'a pas pour but de guérir quelqu'un de son traumatisme, souligne Youssoupha Niang pour qui «on ne guérit pas d'un traumatisme». Le travail du psychiatre ou psychologue est de «métaboliser le traumatisme. (...) Faire en sorte que l'individu puisse vivre avec son traumatisme. Que ce traumatisme reste là, rangé quelque part et qu'il ne prenne pas tout l'espace psychique de l'individu». Autrement, le traumatisé aura des problèmes pour se projeter vers l'avenir.
Cette étude qui pose le problème de l'homosexualité interpelle la société. Elle est devenue une réalité dans une communauté qui traite souvent ses victimes en bourreaux. Au-delà des considérations religieuses qui condamnent l'homosexualité, le fait est là. Cependant à travers les travaux du Dr Youssoupha Niang, on relève que les homosexuels n'ont pas une grande estime d'eux-mêmes et vivent mal leur statut.
«Cette baisse de l'estime de soi et le défaut d'assumation de son statut sexuel se raduit par une plus grande tendance à la bisexualité. Ainsi 80 % des homosexuels enquêtés sur un échantillon de 250 (...) sont bisexuels, contre 20 % qui sont purement homosexuels. La bisexualité sert le plus souvent de couverture sociale à l'homosexuel qui arrive ainsi à camoufler sa latérisation homosexuelle». Par : Assane SAADA

>>>> AXE DAKAR-TAMBA : La route de tous les dangers
Les accidents graves y sont légion, parfois mortels. A regarder l'état de la route, on ne s'en étonne guère. Quand les chauffeurs qui «avalent» les 468 km depuis Dakar, vous disent les conditions dans lesquelles ils roulent, l'explication devient encore plus claire. Même si on y met parfois un peu d'irrationnel.
(Envoyé Spécial) - «Route de la mort». Cette expression pourrait bien désigner l'axe Dakar-Kaolack-Tamba. Sur cette route, être détenteur ou non d'un permis de conduire n'a pas d'importance. Car beaucoup de chauffeurs ont trouvé la mort sur cet itinéraire le permis à la main et l'expérience du volant chevillée au corps… Si d'aucuns affirment que cette route est hantée par le démon, d'autres voient une relation entre des accidents devenus presque quotidiens et la «prime de logement» des chauffeurs chargés de transporter des passagers ou des marchandises souvent pour de très longues distances. On évoque aussi tout simplement la mauvaise qualité de la route.
A Tambacounda, les populations affirment bien que la route est «minée» par un génie «jaloux» qui ne voudrait pas que des étrangers «entrent dans la ville». On en ferait même une boutade, d'autant qu'elle a l'air plus gaie que les explications irrationnelles qui circulent. Un chauffeur qui gère un bus appartenant à une société de transport touristique pense que ces multiples accidents sont seulement dûs aux «modiques primes de transports qu'on donne aux chauffeurs de camions et de bus. Ainsi nous sommes obligés de dormir dans nos voitures la nuit. Et quand nous nous reveillons pour continuer le voyage, nous sommes si fatigués que nous ne voyons pas la route ; d'ailleurs nous n'avons même pas le temps de contrôler nos voitures». Dans la nuit de mardi à mercredi dernier, un chauffeur a heurté le pont se trouvant à la sortie de Tambacounda près de la communauté rurale de Diakho. Quant aux causes de l'accident, il confesse : «Je ne savais pas que mes freins ne marchaient pas, mais ne le dites pas à mon patron...».
L'autre fait qui expliquerait ses multiples accidents avec leur cortège funébre, c'est aussi l'état désastreux de la route Kaolack-Tambacounda. Et pis encore, avec des travaux routiers qui ont débuté au niveau de Mbour depuis novembre dernier, les chauffeurs voulant aller à Kaolack ou à Tamba sont obligés de passer par Diourbel. Quelques kilomètres de plus. Et de Kaolack à Tamba, un «un tout petit mouvement maladroit peut être fatal au chauffeur». Car «la route est presque inexistante. Parfois le chauffeur est obligé de descendre de la route pour contourner les multiples dos d'ânes. Ce qui est un risque énorme». Mais «ceux qui sont le plus en danger sont les passagers qui prennent les ndiaga ndiaye pour venir à Tamba», précise ce chauffeur. Par : Cheikh Mbacké GUISSE

>>> VELINGARA : La mafia des semences s'est installée
Si l'intention première des autorités était d'aider les paysans à avoir des semences, elle a plutôt contribué à enrichir des commerçants cupides et autres spéculateurs.
(Correspondance) - L'hivernage s'est progressivement installé dans le département de Vélingara. Il ne se passe pas deux jours sans que le ciel n'ouvre ses vannes. Le sol est bien arrosé et on note un bon comportement des semis dans la plupart des localités de cette partie du Fouladou. Mais le manque de semences se pose avec acuité.
Les semences d'arachide ont été vendues à 75 F le kilo aux paysans du département de Vélingara par la Sonacos. La Sonagraine et l'Uncas ayant été dessaisies par l'Etat, seuls les détenteurs de reçus émanant de la Sonacos pour les deux derniers campagnes ont pu en bénéficier. Ainsi la majorité des paysans est laissée en rade.
Si l'initiative du gouvernement d'Idrissa Seck de vendre des semences à 75 F le kg a suscité un engouement certain chez les paysans, aujourd'hui la majorité d'entre eux vit l'amertume et la désolation. «De gros lobbies se sont créés autour de cette affaire et se sont accaparés des semences mises à la disposition des agriculteurs», dénoncent certains. Dans les différents magasins de distribution de semences, seuls les privilégiés ont pu en bénéficier. Présents en masse, des paysans ont été obligés de passer trois ou quatre jours d'attente sans obtenir une seule coque d'arachide. On a même assisté à des bagarres au niveau des magasins de distribution de semences. A Wassadou et à Vélingara, on a évité le pire grâce à l'intervention musclée de la gendarmerie.
Dans la situation actuelle, des spéculateurs véreux sont entrés dans la danse en s'accaparant des semences. Les graines sont ainsi revendues chères dans les louma de Diaobé et Mandat Douanes. Même les anciens commis peseurs ont investi le créneau, en revendant aux paysans non détenteurs de reçus d'achat d'anciens reçus de la Sonacos qu'ils détenaient par-devers eux. La transaction se fait à des prix variant entre 500 et 1 000CFA . La semence d'arachide est devenue une denrée rare à Vélingara. Ce qui explique la réduction de plus de la moitié des surfaces emblavées dans le département de Vélingara, constate un technicien de l'agriculture. Par : Cheikh Dieng

>>>> Baccalauréat à Kolda : les surdoués virés pour tricherie
Correspondant - Au centre Alpha Molo Baldé de Kolda qui abrite les jurys 318 ; 319 et 320, une quinzaine de candidats au baccalauréat ont été ajournés avant même la proclamation des résultats, mercredi dernier. Les faits se sont passés le vendredi 4 juillet dans l'après-midi, journée au cours de laquelle les candidats devaient se pencher sur les épreuves des sciences de la vie et de la terre, nouvelle appellation des sciences naturelles. En effet, le président du jury 319, sans doute informé de l'attitude des candidats qui jouissent parfois de la complicité des surveillants, n'a pas eu de mal à surprendre candidats et surveillants.
Ainsi, à chacun de ses passages furtifs, le président du jury 319, professeur de sciences physiques au lycée Djignabo de Ziguinchor, ne sort jamais d'une salle bredouille. Tantôt ce sont des candidats assis sur des cahiers qu'ils ouvraient par intermittences, tantôt ce sont des polycopies qui étaient trouvées sur les tables-bancs des candidats, ce qui a valu l'ajournement à une quinzaine d'élèves du lycée Alpha Molo Baldé de Kolda, avant même la proclamation des résultats.
Comme l'année dernière, c'est le président du foyer socio-éducatif (Fosco) du lycée Alpha Molo Baldé qui a été impliqué dans ces actes de tricherie au bac. Selon le mis en cause accompagné du groupe d'élèves en sanglots qui imploraient en vain la réaction du chef de centre, le proviseur du lycée Alpha Molo Baldé, «c'est un ami à qui j'avais prêté mon cahier de Svt qui est venu me le rendre en pleine salle, je n'avais pas d'autre choix que de le garder avec moi, vu l'imminence du démarrage des épreuves». Par Moussa THIOR


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