Bulletin N°54 de Senegalaisement.com    envoyé à 53.125 inscrits
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SOMMAIRE :
>> Edito : Virus et coup d'état.
>> Senegalaisement INTERACTIF : La météo (aujourd'hui Dakar), le Best of de la Sénégalerie et les dernières petites annonces passées sur le site.
>> Site internet "Sénégal" du jour : Guinee-bissau.net : COUP D'ETAT
>> Promotion du jour : Paris-Dakar à 240€
>> Livre du jour : Le galant exil du marquis de Boufflers de Marie Brantome
>> Hôtel du jour : Le campement Saloum Saloum à Foundiougne (Saloum)
>> La revue de presse sénégalaise de la semaine. Du plus drôle au plus anecdotique :
- Un coup d'état se prépare t'il au Sénégal ?
- Asso : Strasbourg se soucie de Niodior
- Vélingara : les femmes refusent les médecins hommes
- Dakar-Ziguinchor en avion : plus de places et moins chères !
- Naufrage du Joola : un an après
- Les premiers bus indiens "Tata" sortent d'usine à Thiès
- Guédiawaye : opération "d'adressage de la ville"


Bonjour à tous ! Après plus de 10 jours de retard dus au satané virus SOBIG F d'une part et à l'hivernage bissau-guinéen qui a fini de ruiner l'ordinateur de votre cher éditorialiste d'autre part, voici le bulletin 54. Ca tombe bien puisqu'aujourd'hui est un jour heureux. Les bananiers de Guinée-Bissau, pays frontalier du Sénégal, se sont faits renverser lors d'un poupoutch dans la nuit de samedi à dimanche et ce sans violence. C'est un grand bienfait d'une part pour la population de Guinée-Bissau qui souffrait depuis deux ans d'une instabilité chronique mais aussi pour le peuple casamançais qui voit arriver au pouvoir une équipe qui souhaite ardemment l'aider dans sa vision politique de son avenir. Il y a fort à parier que des développements intéressants vont survenir dans les mois qui viennent. Nous vous tiendrons au courant. Dans le même état d'esprit vous pourrez lire dans la revue de presse un article éloquent traîtant d'une probabilité de coup d'état au Sénégal. Le mécontentement de la population devant un vieux Wade déjà sénile n'est d'ailleurs plus guère étonnant. Souhaitons néanmoins que cela n'arrive pas car les conséquences seraient autrement plus douloureuses pour le Sénégal que pour la Guinée-Bissau.

NB : Suite au virus SOBIG F, une partie des email reçus entre le 20 août et le 9 août ont été supprimés ou ne me sont jamais parvenus ! Si vous m'avez écrit et n'avez jamais eu de réponse.... renvoyez moi votre courrier (avec toutes mes excuses).

COURS DE WOLOF : Dès demain mardi, les deux modules de retard seront mis en ligne (module 6 et module 7).

A très bientôt ! Et n'hésitez pas à participer au prochain bulletin.

PROVERBE SENEGALAIS DU JOUR
Zuray nda tundu kajiyan si koy care bande
On ne peut pas courir et se gratter les fesses en même temps

 
 

Site du jour : aux frontières du Sénégal, la Guinée-Bissau
www.guinee-bissau.net

Hier dimanche, un coup d'état a renversé le pouvoir en Guinée-Bissau, petit pays lusophone dont la capitale se trouve à peine à une centaine de kilomètres de Ziguinchor. Ce renversement de pouvoir n'est évidemment pas pour me déplaire tant la situation était devenue catastrophique et dangereuse dans cette contrée si proche de notre Casamance adorée. Aucune violence n'a été signalée. Guinee-bissau.net et le petit frère de votre cher Senegalaisement.Com. Vous pourrez y découvrir des infos et de nombreuses photos sur un pays des plus méconnus mais pourtant des plus beaux de la région. A voir au plus vite !

Promotion : de fin août à fin octobre un vol quotidien à 396€

Ca y est. Les djeuns reprennent l'école et les profs reprennent la grève. Les prix retournent donc à la normale pour les billets Europe-Sénégal. Il était temps ! A partir de demain et jusqu'à fin octobre les bons plans vols vont se multiplier.

Voici donc les deux meilleures offres du moment. Vous pourrez partir chaque jour pour des prix allant de 240€ à 396€.

Avec Air Sénégal Internachioneul :
Vols quotidiens jusqu'au 30 octobre à 396€ : CLIQUEZ ICI

Avec Euralair ou Star Europe :
Départ le 17 septembre retour le 24 septembre 240 € (DIRECT)
Départ le 20 septembre retour le 24 septembre 300 € (DIRECT)
CLIQUEZ ICI

LE LIVRE DU JOUR
LE GALANT EXIL DU MARQUIS DE BOUFFLERS
de Marie Brantome

1786... Pour avoir déplu au roi Louis XVI qui le soupçonne d'appartenir à cette opposition de Cour qui précède la Révolution, Stanislas de Boufflers, grand du royaume, connu pour ses écrits libertins, se voit soudain frappé de disgrâce, « éloigné « de la Cour. Adieu Versailles, adieu l'amour aussi. Promu gouverneur de Sénégambie, c'est à Gorée, l'indolente Africaine, qu'il ira vivre désormais. Bien étrange île, en vérité. Si là-bas les femmes sont reines, ces belles signares voluptueuses, parallèlement les trafics les plus odieux, les plus inhumains, s'y pratiquent en toute impunité. Connaissant son raffinement précieux, son goût pour le luxe et les plaisirs, chacun à Gorée s'apprête à faire son affaire de ce « petit marquis en exil « : il sera aisé de le pervertir. Jugement hâtif, car Boufflers est avant tout un enfant des Lumières... En Sénégambie, il a rendez-vous avec l'Histoire.
15,93€, livraison en deux jours.

Hôtel du Jour : Le Saloum Saloum

Campement Le Saloum Saloum : La route Mbour-Fatick vient d'être refaite ! Une bonne raison pour enfin pouvoir découvrir dans de bonne conditions les plus belles zones du Siné-Saloum. Le campement le Saloum Saloum se trouve à Foundiougne, préfecture qui marque également le point de traversée en ferry entre Fatick et Passy. Au coeur de la mangrove, cette localité est idéale tant pour le repos que pour l'observation de la faune et la pêche. Une équipe marseillaise pour accueille dans une ambiance décontracté, au bord du fleuve avec un panorama exceptionnel. Une piscine et de jolies cases vous permettront de passer un agréable séjour. La pêche est la spécialité de la maison et vous êtes assurés des plus belles sensations à la traîne ou à la palangrotte : carangues, thiofs, capitaines, barracudas, etc... Tél/Fax : (00221) 948 12 69. Site www.senegalsaloum.com

LA REVUE DE PRESSE DE LA SEMAINE
Du plus drôle au plus anecdotique


>>>>Un coup d'état se prépare t'il au Sénégal ?
La menace de coup d'Etat affirmée depuis presque douze mois maintenant est prise au sérieux par les policiers qui ont convoqué, hier, Mahmoud Saleh pour s'expliquer sur les tenants. Les policiers feront un rapport pour donner une suite à l'audition de l'homme politique. Le secrétaire général de l'Union pour le renouveau démocratique/Front pour l'alternance (Urd/Fal), Mahmoud Saleh, a été entendu hier, pendant quatre heures durant, par la Division des investigations criminelles (Dic). Il devait répondre aux questions de six officiers de police sur des déclarations faites sur un «coup d'Etat debout» en préparation. On se rappelle que lors de la conférence de presse tenue lundi, le leader de l'Urd/Fal avait soutenu que ce coup d'Etat «s'inscrit dans la conjoncture politique actuelle. Il peut avoir une forme civile ou militaire. Ce sont les conditions politiques qui le déterminent. L'évolution de la situation politique édifiera sur l'implication ou non du Premier ministre dans ce coup d'Etat». L'évolution est sémantique. L'année dernière, le trotskiste Mahmoud Saleh parlait «de coup d'Etat rampant» et, depuis lundi dernier, ce «coup d'Etat est debout». Tout à fait normal donc que les policiers de la Dic cherchent à savoir tout ce qui se cache derrière ces déclarations. En tout cas, cet allié du président de la République qui ne s'explique pas le limogeage au ministère de l'Intérieur du général Mamadou Niang, rappelle que seul Me Wade incarne la légalité et la légitimité. M. Saleh pense qu'il y a «un gouvernement qui cherche à renverser Wade, à mettre à mort l'alternance». Certains collaborateurs de Saleh avouent ne pas savoir pourquoi Saleh a été convoqué par la Dic. Ces militants assurent qu'ils apprécient et évaluent une situation politique. C'est partir d'une telle analyse qu'ils ont parlé, il y a, un an, de «coup d'Etat rampant», puis aujourd'hui de «coup d'Etat debout». Par conséquent, ils ne comprennent pas les raisons pour lesquelles les choses se sont emballées avec l'entrée en jeu de la Dic en ce moment précis. Ce d'autant plus que certains d'entre eux se basent sur la notion de liberté d'expression pour soutenir ne pas comprendre les raisons de cette convocation dans les services de la police. «La notion de coup d'Etat rampant ou de coup d'Etat debout n'existe pas en droit Sénégalais. La notion de coup d'Etat n'est pas consacrée par le droit sénégalais. Il faut avoir une appréciation politique des déclarations politiques. Il faut l'inscrire dans le cadre d'une liberté d'expression. Il faut savoir que c'est un homme politique qui a fait une lecture politique d'une situation politique. Si le fait qu'il soit entendu est la conséquence d'une demande de la Cellule initiatives et stratégies (Cis), c'est grave, car la Cis est organiquement liée au ministre de l'Intérieur qui est son président», souligne Me Demba Ciré Bathily, le président de la section sénégalaise d'Amnesty international. «Pour moi, il n'y a pas matière à convoquer. Je pense qu'il y a eu des déclarations plus graves et les gens n'ont pas été convoqués à la police. On ne sait pas si c'est une coïncidence ou si c'est la Cis qui est devenue puissante. Il y a plusieurs lectures possibles de cette convocation», ajoute notre interlocuteur joint par téléphone. En attendant de savoir plus sur ce qui s'est passé à la Dic, Bamba Ndiaye, le porte-parole de la Cap 21 pense que «le débat politique n'est utile que lorsqu'il est serein. Les invectives et les accusations à l'emporte-pièce pervertissent toujours le débat. Quand un leader politique fait des déclarations qui viole la loi, c'est une affaire de la justice. Mais la justice doit travailler dans la sérenité». (LE QUOTIDIEN)

>>>> Asso : Strasbourg se soucie de Niodior
Strasbourg se soucie de Niodior ! Dans cette île perdue du Saloum, les conditions ne sont plus enviables. L'avenir des enfants y est fortement hypothéqué. Les femmes qui "s'exilent" pour aller travailler en ville, ne sont pas mieux loties. La solution est de les aider à acquérir leur autonomie. Fatou Diome qui "se souvient", s'y investit déjà. Née à Niodior, dans les îles du Saloum, Fatou Diome vit à Strasbourg (France) depuis 1994. Enfant, elle se promettait toujours, si jamais elle s'en sortait, d'aider les enfants en difficulté. Aujourd'hui, c'est parce qu'elle se rappelle encore cette promesse, qu'elle a décidé d'agir en faveur de ces enfants, d'aider au développement de son île natale, ou même toutes les îles du Saloum, selon ses moyens. C'est pourquoi elle a décidé de mettre sur pied l'association dénommée Wétando (souvenir en sérère). Wétando a pour objectif, entre autres, d'intervenir dans la protection et l'éducation des enfants, et lutter contre la rupture précoce de la scolarité. Pour cela, Fatou Diome pense à la création d'une maison des enfants, structure consacrée à la protection des enfants, devant encadrer et protéger des enfants en détresse sociale. Certains parents n'inscrivent leurs enfants à l'école, ou bien ils les en sortent de manière prématurée, faute de moyens. Ainsi, des collectes de fournitures seront régulièrement organisées pour aider les élèves défavorisés. Un budget annuel sera créé, destiné à payer leur inscription scolaire, à financer des bourses annuelles pour les collégiens. Une bibliothèque générale sera ouverte.Tout est parti du constat fait, aussi bien aux niveaux social que médical. Selon Fatou Diome et ses amis, les ressources sur place brillent par leur faiblesse. En effet, les populations de cette zone vivent essentiellement de la pêche et d'une agriculture de moins en moins rentables. Il n'existe, sur cette île, pratiquement pas d'emploi salarié. Les femmes, qui sont les plus touchées par cette situation peu enviable, quittent leur village pendant la saison sèche, en laissant leurs enfants sous la responsabilité de leurs grands-parents, pour aller travailler comme domestiques en ville où elles sont exploitées. "Certaines enrôlent leurs filles dans cet exode saisonnier, les obligeant ainsi à quitter l'école et à travailler avant l'âge légal. Nous voulons donc financer des groupements économiques de femmes, ce qui nous permettrait de préserver leurs enfants", explique cette jeune femme, auteur du roman intitulé Le ventre de l'Atlantique. Au plan médical, il s'agit de collecter des médicaments et de financer une pirogue motorisée et une ambulance, de former, de manière continue, les infirmiers des postes médicaux des îles du Saloum. La philosophie de l'association Wétando est : "Le réalisme, la faisabilité et la continuité guideront notre action. Wétando se souviendra, toujours, que l'autonomie est la base de la dignité et son objectif sera d'aider les habitants à atteindre le stade où ils n'auront plus besoin de nous. Nous impliquerons donc la population locale afin de former des agents susceptibles de prendre la relève et de pérenniser les différentes actions".
Par : Demba Silèye DIA (Walfadjiri)

>>>> Vélingara : les femmes refusent les médecins hommes
Si le taux de mortalité est si élevé dans le département de Vélingara et si le taux de consultation annuel y est si bas, l'explication est sans doute à chercher dans cette mentalité, mais aussi cette pudeur qui fait que des femmes enceintes refusent de se faire consulter par des hommes, si elles ne cachent pas tout simplement leur grossesse. Par pudeur, mais aussi pour des raisons culturelles, certaines femmes de Vélingara cachent leur grossesse. Et si elles acceptent de se rendre au poste de santé, elles refusent, en général, de se faire consulter par un homme. La conséquence en est que le taux de mortalité maternelle est fort élevé dans ce département. L'autre conséquence, c'est aussi que «le taux de consultation annuel est très bas», comme le déplore Abdou Karim Diop, le médecin-chef du district. L'affaire se complique avec les problèmes de nutrition : la base alimentaire de la communauté étant le maïs, cela pose un problème de diversification des plats pouvant entraîner l'avitaminose. Cela découle de la position stratégique de Vélingara dont la population composée de Peulhs (80 %), de Bassaris, de Bambaras, de Sarakholés, et qui se trouve à quelques kilomètres des deux Guinée, du Mali, de la Gambie et de 127 km de Kolda. Et la situation sanitaire y laisse à désirer. Pour une population si importante, il n‘y a que quatre sages-femmes (deux à Médina Gounass/Kounkané et deux autres au niveau du poste de santé), avec un technicien supérieur odonto, vingt-deux infirmiers ou agents sanitaires, un aide-social, un laborantin, neuf agents d'hygiène.
D'après les explications de Mlle Rokhaya Ndaw, responsable départemental de la santé de la reproduction à Vélingara, la pauvreté et les réalités culturelles sont des causes de ce taux élevé de mortalité. «L'âge du mariage se situe entre 15 et 18 ans, la planification familiale est ignorée, les postes de santé sont à des distances éloignées. Ensuite, nous avons un centre santé de type I parce qu'il n'a pas de bloc opératoire. En cas de complication, nous sommes obligés d'évacuer les patientes à Tambacounda, à 100 km. Et lorsqu'il s'agit même d'évacuer un cas sérieux, à la place du médecin, c'est soit le mari, soit l'oncle ou la tante qui décide», regrette-t- elle avant de préciser qu'il faut développer une certaine conscience allant dans le sens du changement des mentalités dans cette ville- carrefour connue par son célèbre marché de Diaobé drainant beaucoup d'ethnies.
Par : B. NIANG (Walfadjiri)

>>> Dakar-Ziguinchor en avion : plus de places et moins chères !
En octobre prochain, le nombre de places offertes par Air Sénégal vers Ziguinchor devrait tripler. De même que les vols hebdomadaires vont être renforcés. (Correspondance) - A partir du 26 octobre un boieng 737 d'Air Sénégal, d'une capacité de 120 places assurera la liaison Dakar-Ziguinchor à côté du Dash8 300 d'une capacité de 50 places. Ainsi la compagnie ambitionne de s'impliquer davantage dans le désenclavement de la Casamance. L'annonce a été faite par son directeur général, Zahai M. El Aousir. La mesure devrait se traduire aussi par l'augmentation du nombre de vols hebdomadaires entre Dakar et Ziguinchor. La station balnéaire du Cap Skirring, véritable poumon touristique de la Casamance, est également concernée par ces mesures que le directeur de la compagnie qualifie d'engagements forts. Lesquels cependant doivent s'accompagner de la construction de la «raquette» au niveau de l'aéroport de Ziguinchor pour faciliter l'atterrissage et le décollage aux gros-porteurs. Pour cette même raison, la piste de l'aéroport du Cap Skirring sera prolongée. Il y est également prévu l'érection d'un aérogare. Avec la concrétisation de ces mesures, les autorités dissiperaient les inquiétudes des professionnels du tourisme de la région de Ziguinchor qui n'ont cesse d'interpeller l'Etat sur ces questions. «L'objectif d'Air Sénegal est de banaliser l'avion en le rendant accessible à tous, surtout dans ce contexte où le désenclavement de la Casamance constitue un véritable sujet de préoccupation pour les autorités du pays», souligne un de ses responsables. C'est d'ailleurs pour créer les conditions d'atteinte de cet objectif que les responsables de la nouvelle société mixte, détenue à 51 % par la Royal Air Maroc et 49 % par l'Etat du Sénégal, a procédé dans le temps à des baisses de tarif sur cet axe. La dernière réduction en date remonte à la période post naufrage du Joola. Et les autorités d'Asi, si l'on en croit le patron de ladite compagnie, n'entendent pas s'arrêter en si bon chemin dans leur volonté de banaliser l'avion. Au contraire, dira-t-il, «nous n'allons pas lésiner sur les moyens pour rendre attractive notre compagnie. C'est ainsi que des mesures d'accompagnement seront prises par rapport à une éventuelle prolongation de la saison touristique en Casamance, conformément à la volonté que ne cessent d'exprimer les professionnels du tourisme». Avec un avion plus gros et des places plus nombreuses, la rentabilité de la desserte ne permettrait-elle pas de jouer sur les prix. Au-delà de Ziguinchor, Air Sénégal entend s'investir dans le développement du réseau intérieur par la desserte de certaines localités qui ne le sont pas encore. D'ailleurs, dira Mel Aousir, un plan a été concocté dans ce sens et remis aux autorités. «Mais la mise en application de ce plan, s'empresse-t-il de rappeler, doit obéir à des conditions préalables que sont des infrastructures adéquates, la sécurité, la sécurisation de l'air, ainsi que la demande.»
Par : Mamadou Pape MANE Walfadjiri

>>>> Naufrage du Joola : un an après
A Ziguinchor où Le Joola avait pris départ le 26 septembre et qui aura enregistré plus de victimes, on s'organise de part et d'autre dans la perspective de la célébration de l'anniversaire de ce naufrage. A la mairie par exemple, toutes les dispositions sont en train d'être prises pour donner à l'événement le cachet qu'il mérite.
(Correspondance) - Le 27 septembre 2002, tout le Sénégal fut stupéfait après l'annonce du naufrage la veille du ferry Le Joola assurant, depuis une dizaine d'années, la liaison maritime Dakar - Ziguinchor. L'émotion fut encore plus grande quand le bilan macabre a été porté à la connaissance des populations : plus de 1 800 morts et seulement une soixantaine de rescapés. Le Sénégal venait ainsi de connaître la plus grande catastrophe de son histoire. Depuis cette date, les Sénégalais ne cessent d'avoir une pensée pieuse pour les victimes de cette terrible tragédie humaine, dont l'espoir de rejoindre Dakar a été anéanti dans les eaux territoriales gambiennes cette nuit du 26 septembre 2002. Beaucoup plus encore maintenant, à moins de trois semaines de la date anniversaire.
A Ziguinchor où le bateau avait pris départ ce fameux jour et qui aura enregistré plus de victimes, on s'organise de part et d'autre dans la perspective de la célébration de l'anniversaire de ce naufrage. A la mairie par exemple, toutes les dispositions sont en train d'être prises pour donner à l'événement le cachet qu'il mérite. C'est dans ce sens que des rencontres ont été tenues entre les autorités municipales et celles religieuses et coutumières de la région. Déjà, le planning de la journée du 26 septembre a été fait. Une lecture du Coran est prévue dans toutes les mosquées de la ville de Ziguinchor à côté des messes qui se dérouleront dans les différentes paroisses et autres lieux de culte. Un rassemblement dans l'après-midi au port de Ziguinchor, lieu de départ du Joola, pour des prières pour les victimes, mettra un terme à la cérémonie commémorative de l'anniversaire de la catastrophe du 26 septembre 2002. Pour cette cérémonie organisée par la mairie de Ziguinchor, tous les Ziguinchoroises et tous les Ziguinchorois sont invités. C'est en tout cas l'appel lancé par le conseil municipal à travers la voix du deuxième adjoint au maire, M. Moustapha Diédhiou. Si l'on en croit ce dernier, des réunions ont déjà été tenues avec l'évêque de Ziguinchor, Mgr Maixent Coly, ainsi que les imams de la ville qui ont tous souscrits à l'idée. Il reste maintenant à affiner l'organisation de ce premier anniversaire de ce qui est devenu le plus grand drame jamais connu au Sénégal. Ce qui, selon M. Diédhiou, est en train d'être fait. Le 26 septembre prochain sera alors une journée de prière, mais aussi de recueillement et de prise de conscience "pour qu'une pareille chose ne se reproduise jamais". Du côté des familles des victimes, la mobilisation est de mise. Mais une mobilisation dans la douleur et surtout dans la déception. Celle de voir les coupables, contrairement à la volonté populaire, échapper à la justice après l'arrêt rendu par le juge d'instruction.
Par : Mamadou P. MANE (Walfdjiri)

>>>> Les premiers bus indiens "Tata" sortent d'usine à Thiès
Senbus envisage une production annuelle de mille bus, avec des modèles Tata 613 de trente places assises et des bus Tata/Lp 1313 de quarante à soixante et une places assises. Bien que travaillant en partenariat avec la société indienne Tata, le président directeur général de Senbus, Ousmane Diop dit opérer suivant le cahier des charges défini par le Conseil exécutif du transport urbain de Dakar, pour permettre un modèle typiquement sénégalais. Pour l'instant, Senbus industrie, une société anonyme sénégalaise au capital de 200 millions de francs, dont 93 % appartiennent à la Société d'intervention financière Sifi et 7 % à l'Etat sénégalais, emploie quatre-vingt techniciens sénégalais et vingt et un techniciens indiens. La main-d'œuvre sénégalaise est fournie par la société Top Inter, sous forme de sous-traitance. Le recrutement du personnel par Senbus se fera, de l'avis du Pdg Ousmane Diop, après que la boîte aura atteint sa vitesse de croisière. Toutefois, il va falloir remplacer les techniciens de la coopération indienne au fur et à mesure qu'ils se retireront. Outre ces emplois, dix petites et moyennes entreprises vont se créer et travailler en sous-traitance avec Senbus. Elles devront se spécialiser dans la fourniture de matériel pour les opérations de montage. Chaque Pme devrait être composée de cinquante membres. Ce qui, au total, annonce-t-on, fera cinq cents nouveaux emplois qui viendront s'ajouter aux deux cent cinquante emplois que Senbus compte créer.
Par : S. DIENG (Walfadjiri)

>>>> Guédiawaye : opération "d'adressage de la ville"
L'opération " adressage " de la Ville de Guédiawaye a démarré hier, après la cérémonie officielle de lancement qui a eu lieu à l'hôtel de Ville de la localité. Cette opération qui concerne 40.000 concessions, 6500 rues et avenues et ruelles, les équipements de toutes catégories, les activités professionnelles, etc. sera financée par l'Agence Française de Développement (AFD), l'état du Sénégal et la Ville de Guédiawaye, via le 2e Programme d'appui aux communes (PACII), piloté par l'Agence de Développement Municipal (ADM). La somme de 166 millions de nos francs lui sera consacrée. Cette action est inscrite dans la mise en œuvre du contrat de Ville signé entre l'ADM et la Ville de Guédiawaye. Pour Mohamed Kabir Sow, directeur général de l'ADM, dont le discours a été traduit en Wolof par Amdy Moustapha Wade, " les avantages que confère l'opération " Adressage " sont nombreux . Car elle permet entre autres, la maîtrise avec une mise à jour continue des plans de base de la Ville, l'harmonisation des systèmes de repérage utilisé par les citoyens et les services urbains dans le cadre de leurs activités, et celle de la gestion du service public par une meilleure maîtrise de l'espace de la ville. S'y ajoute, de l'avis de M. Sow, que " les services de l'administration trouveront leur compte dans cette démarche. Car ceux d'entre eux qui s'occupent de la sécurité, de l'entretien de l'éclairage public, du nettoiement et de la gestion des équipements marchands, par exemple, pourront améliorer de façon considérable leurs performances. Afin de bien mener dette opération, la Ville de Guédiawaye a mis sur pied une Cellule d'adressage qui devra jouer un rôle important sur le terrain. D'ailleurs Mohamed Kabir Sow souligne que " cette structure devra capitaliser tous les acquis réalisés sur le terrain, afin de promouvoir une dynamique interne en matière de gestion et de maintenance des adresses et données urbaines ". C'est pourquoi, le directeur technique de l'ADM, M. Barry, qui a souhaité que la Cellule d'adressage soit érigée en une entité permanente qui détiendra une banque de données mise à la disposition de tout investisseur devant intervenir à Guédiawaye ". Car en plus de ce qui précède, la Cellule procédera à la définition des zones d'adressage et des limites du projet, étant entendu que l'opération est un système évolutif dont la mise à jour périodique s'avère impérative. Pour ce faire, le directeur général de l'ADM fait observer que " la poursuite des opérations d'adressage nécessite trois actions : la vulgarisation du système de codification et de types de donnes à collecter qui seront retenus en rapport avec les autorité municipales. Il y a aussi l'établissement d'un plan intermédiaire d'adressage avec index des voies, dont la mise à jour sera assurée par la Cellule Locale d'adressage. Et enfin la sensibilisation des autorités locales, des populations et de partenaires au développement, particulièrement les services ciblés comme utilisateurs potentiels des données de l'opération (SENELEC, SDE, SONATEL, etc.) ". D'ailleurs toute sces structures sont pleinement impliquées dans le processus, comme l'a précisé Samba Diouf de la direction de l'Urbanisme. Outre la base de données concernant les 40.000 adresses sus-évoquées, l'opération permettra à l'institution communale de disposer d'un plan d'adressage tiré entre 3000 et 4000 exemplaires, d'un index de voies démultiplié (2000 à 3000 exemplaires), d'un panneautage de l'ensemble des voies avec 6500 plaques de rues, de la numérotation d'environ 40.000 portes, dont 1500 plaques destinées aux équipements et services de base. Dans l'optique de faire de l'adressage un outil performant de gestion municipale, Mohamed Kabir Sow a suggéré que la ville, par l'intermédiaire de la Cellule locale d'adressage se charge de la gestion du fichier des adresses, la définition des modalités de diffusion des données auprès des concessionnaires et des opérateurs publics avec garantie sur la confidentialité des informations. Il en est de même de la maintenance du matériel d'adressage, la mise à jour de données dans la zone déjà adressée et la programmation de l'adressage dans les nouveaux quartiers. Après nles explications de M. Sa Fall Fall, du cabinet adjudicataire du marché, le maire de Guédiawaye, Bocar Sidik Kane, le préfet du département Ibrahima Guèye au nom des pouvoirs publics, ont salué le programme dont ils ont souligné l'utilité à tous égards. Quant aux maires des communes d'arrondissement de la Ville, ils ont exprimé leurs préoccupations relativement aux quartiers à habitat irrégulier, aux changements intervenant dans la configuration des concessions, etc. Dans leurs réponses, M. Barry et son équipe d techniciens ont apaisé les uns et les autres. La cérémonie s'est déroulée en présence outre des élus et de l'administration communale conduite par le secrétaire général de la Ville, Moustapha Sarr, des imams, délégués de quartiers, responsables du mouvement associatif des jeunes et des femmes, etc. Al hadj Khaly Tall (Le Soleil)

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