| LA REVUE
DE PRESSE DE LA SEMAINE
Du plus drôle au plus anecdotique
>>>>Un coup d'état se
prépare t'il au Sénégal ?
La menace de coup d'Etat affirmée
depuis presque douze mois maintenant est prise au sérieux
par les policiers qui ont convoqué, hier, Mahmoud Saleh pour
s'expliquer sur les tenants. Les policiers feront un rapport
pour donner une suite à l'audition de l'homme
politique. Le secrétaire général de l'Union
pour le renouveau démocratique/Front pour l'alternance
(Urd/Fal), Mahmoud Saleh, a été entendu hier, pendant
quatre heures durant, par la Division des investigations criminelles
(Dic). Il devait répondre aux questions de six officiers
de police sur des déclarations faites sur un «coup
d'Etat debout» en préparation. On se rappelle
que lors de la conférence de presse tenue lundi, le leader
de l'Urd/Fal avait soutenu que ce coup d'Etat «s'inscrit
dans la conjoncture politique actuelle. Il peut avoir une forme
civile ou militaire. Ce sont les conditions politiques qui le déterminent.
L'évolution de la situation politique édifiera
sur l'implication ou non du Premier ministre dans ce coup
d'Etat». L'évolution est sémantique.
L'année dernière, le trotskiste Mahmoud Saleh
parlait «de coup d'Etat rampant» et, depuis lundi
dernier, ce «coup d'Etat est debout». Tout à
fait normal donc que les policiers de la Dic cherchent à
savoir tout ce qui se cache derrière ces déclarations.
En tout cas, cet allié du président de la République
qui ne s'explique pas le limogeage au ministère de
l'Intérieur du général Mamadou Niang,
rappelle que seul Me Wade incarne la légalité et la
légitimité. M. Saleh pense qu'il y a «un
gouvernement qui cherche à renverser Wade, à mettre
à mort l'alternance». Certains collaborateurs
de Saleh avouent ne pas savoir pourquoi Saleh a été
convoqué par la Dic. Ces militants assurent qu'ils
apprécient et évaluent une situation politique. C'est
partir d'une telle analyse qu'ils ont parlé,
il y a, un an, de «coup d'Etat rampant», puis
aujourd'hui de «coup d'Etat debout». Par
conséquent, ils ne comprennent pas les raisons pour lesquelles
les choses se sont emballées avec l'entrée en
jeu de la Dic en ce moment précis. Ce d'autant plus
que certains d'entre eux se basent sur la notion de liberté
d'expression pour soutenir ne pas comprendre les raisons de
cette convocation dans les services de la police. «La notion
de coup d'Etat rampant ou de coup d'Etat debout n'existe
pas en droit Sénégalais. La notion de coup d'Etat
n'est pas consacrée par le droit sénégalais.
Il faut avoir une appréciation politique des déclarations
politiques. Il faut l'inscrire dans le cadre d'une liberté
d'expression. Il faut savoir que c'est un homme politique
qui a fait une lecture politique d'une situation politique.
Si le fait qu'il soit entendu est la conséquence d'une
demande de la Cellule initiatives et stratégies (Cis), c'est
grave, car la Cis est organiquement liée au ministre de l'Intérieur
qui est son président», souligne Me Demba Ciré
Bathily, le président de la section sénégalaise
d'Amnesty international. «Pour moi, il n'y a pas
matière à convoquer. Je pense qu'il y a eu des
déclarations plus graves et les gens n'ont pas été
convoqués à la police. On ne sait pas si c'est
une coïncidence ou si c'est la Cis qui est devenue puissante.
Il y a plusieurs lectures possibles de cette convocation»,
ajoute notre interlocuteur joint par téléphone. En
attendant de savoir plus sur ce qui s'est passé à
la Dic, Bamba Ndiaye, le porte-parole de la Cap 21 pense que «le
débat politique n'est utile que lorsqu'il est
serein. Les invectives et les accusations à l'emporte-pièce
pervertissent toujours le débat. Quand un leader politique
fait des déclarations qui viole la loi, c'est une affaire
de la justice. Mais la justice doit travailler dans la sérenité».
(LE QUOTIDIEN)
>>>> Asso :
Strasbourg se soucie de Niodior
Strasbourg se soucie de Niodior ! Dans cette île
perdue du Saloum, les conditions ne sont plus enviables. L'avenir
des enfants y est fortement hypothéqué. Les femmes
qui "s'exilent" pour aller travailler en ville, ne sont
pas mieux loties. La solution est de les aider à acquérir
leur autonomie. Fatou Diome qui "se souvient", s'y investit
déjà. Née à Niodior, dans les îles
du Saloum, Fatou Diome vit à Strasbourg (France) depuis 1994.
Enfant, elle se promettait toujours, si jamais elle s'en sortait,
d'aider les enfants en difficulté. Aujourd'hui, c'est parce
qu'elle se rappelle encore cette promesse, qu'elle a décidé
d'agir en faveur de ces enfants, d'aider au développement
de son île natale, ou même toutes les îles du
Saloum, selon ses moyens. C'est pourquoi elle a décidé
de mettre sur pied l'association dénommée Wétando
(souvenir en sérère). Wétando a pour objectif,
entre autres, d'intervenir dans la protection et l'éducation
des enfants, et lutter contre la rupture précoce de la scolarité.
Pour cela, Fatou Diome pense à la création d'une maison
des enfants, structure consacrée à la protection des
enfants, devant encadrer et protéger des enfants en détresse
sociale. Certains parents n'inscrivent leurs enfants à l'école,
ou bien ils les en sortent de manière prématurée,
faute de moyens. Ainsi, des collectes de fournitures seront régulièrement
organisées pour aider les élèves défavorisés.
Un budget annuel sera créé, destiné à
payer leur inscription scolaire, à financer des bourses annuelles
pour les collégiens. Une bibliothèque générale
sera ouverte.Tout est parti du constat fait, aussi bien aux niveaux
social que médical. Selon Fatou Diome et ses amis, les ressources
sur place brillent par leur faiblesse. En effet, les populations
de cette zone vivent essentiellement de la pêche et d'une
agriculture de moins en moins rentables. Il n'existe, sur cette
île, pratiquement pas d'emploi salarié. Les femmes,
qui sont les plus touchées par cette situation peu enviable,
quittent leur village pendant la saison sèche, en laissant
leurs enfants sous la responsabilité de leurs grands-parents,
pour aller travailler comme domestiques en ville où elles
sont exploitées. "Certaines enrôlent leurs filles
dans cet exode saisonnier, les obligeant ainsi à quitter
l'école et à travailler avant l'âge légal.
Nous voulons donc financer des groupements économiques de
femmes, ce qui nous permettrait de préserver leurs enfants",
explique cette jeune femme, auteur du roman intitulé Le ventre
de l'Atlantique. Au plan médical, il s'agit de collecter
des médicaments et de financer une pirogue motorisée
et une ambulance, de former, de manière continue, les infirmiers
des postes médicaux des îles du Saloum. La philosophie
de l'association Wétando est : "Le réalisme,
la faisabilité et la continuité guideront notre action.
Wétando se souviendra, toujours, que l'autonomie est la base
de la dignité et son objectif sera d'aider les habitants
à atteindre le stade où ils n'auront plus besoin de
nous. Nous impliquerons donc la population locale afin de former
des agents susceptibles de prendre la relève et de pérenniser
les différentes actions".
Par : Demba Silèye DIA (Walfadjiri) >>>> Vélingara
: les femmes refusent les médecins hommes
Si le taux de mortalité est si élevé dans le
département de Vélingara et si le taux de consultation
annuel y est si bas, l'explication est sans doute à chercher
dans cette mentalité, mais aussi cette pudeur qui fait que
des femmes enceintes refusent de se faire consulter par des hommes,
si elles ne cachent pas tout simplement leur grossesse. Par pudeur,
mais aussi pour des raisons culturelles, certaines femmes de Vélingara
cachent leur grossesse. Et si elles acceptent de se rendre au poste
de santé, elles refusent, en général, de se
faire consulter par un homme. La conséquence en est que le
taux de mortalité maternelle est fort élevé
dans ce département. L'autre conséquence, c'est aussi
que «le taux de consultation annuel est très bas»,
comme le déplore Abdou Karim Diop, le médecin-chef
du district. L'affaire se complique avec les problèmes
de nutrition : la base alimentaire de la communauté étant
le maïs, cela pose un problème de diversification des
plats pouvant entraîner l'avitaminose. Cela découle
de la position stratégique de Vélingara dont la population
composée de Peulhs (80 %), de Bassaris, de Bambaras, de Sarakholés,
et qui se trouve à quelques kilomètres des deux Guinée,
du Mali, de la Gambie et de 127 km de Kolda. Et la situation sanitaire
y laisse à désirer. Pour une population si importante,
il n‘y a que quatre sages-femmes (deux à Médina
Gounass/Kounkané et deux autres au niveau du poste de santé),
avec un technicien supérieur odonto, vingt-deux infirmiers
ou agents sanitaires, un aide-social, un laborantin, neuf agents
d'hygiène.
D'après les explications de Mlle Rokhaya Ndaw, responsable
départemental de la santé de la reproduction à
Vélingara, la pauvreté et les réalités
culturelles sont des causes de ce taux élevé de mortalité.
«L'âge du mariage se situe entre 15 et 18 ans,
la planification familiale est ignorée, les postes de santé
sont à des distances éloignées. Ensuite, nous
avons un centre santé de type I parce qu'il n'a
pas de bloc opératoire. En cas de complication, nous sommes
obligés d'évacuer les patientes à Tambacounda,
à 100 km. Et lorsqu'il s'agit même d'évacuer
un cas sérieux, à la place du médecin, c'est
soit le mari, soit l'oncle ou la tante qui décide»,
regrette-t- elle avant de préciser qu'il faut développer
une certaine conscience allant dans le sens du changement des mentalités
dans cette ville- carrefour connue par son célèbre
marché de Diaobé drainant beaucoup d'ethnies.
Par : B. NIANG (Walfadjiri) >>>
Dakar-Ziguinchor en avion : plus de places et moins chères
!
En octobre prochain, le nombre de places offertes par Air Sénégal
vers Ziguinchor devrait tripler. De même que les vols hebdomadaires
vont être renforcés. (Correspondance) - A partir du
26 octobre un boieng 737 d'Air Sénégal, d'une capacité
de 120 places assurera la liaison Dakar-Ziguinchor à côté
du Dash8 300 d'une capacité de 50 places. Ainsi la compagnie
ambitionne de s'impliquer davantage dans le désenclavement
de la Casamance. L'annonce a été faite par son directeur
général, Zahai M. El Aousir. La mesure devrait se
traduire aussi par l'augmentation du nombre de vols hebdomadaires
entre Dakar et Ziguinchor. La station balnéaire du Cap Skirring,
véritable poumon touristique de la Casamance, est également
concernée par ces mesures que le directeur de la compagnie
qualifie d'engagements forts. Lesquels cependant doivent s'accompagner
de la construction de la «raquette» au niveau de l'aéroport
de Ziguinchor pour faciliter l'atterrissage et le décollage
aux gros-porteurs. Pour cette même raison, la piste de l'aéroport
du Cap Skirring sera prolongée. Il y est également
prévu l'érection d'un aérogare. Avec la concrétisation
de ces mesures, les autorités dissiperaient les inquiétudes
des professionnels du tourisme de la région de Ziguinchor
qui n'ont cesse d'interpeller l'Etat sur ces questions. «L'objectif
d'Air Sénegal est de banaliser l'avion en le rendant accessible
à tous, surtout dans ce contexte où le désenclavement
de la Casamance constitue un véritable sujet de préoccupation
pour les autorités du pays», souligne un de ses responsables.
C'est d'ailleurs pour créer les conditions d'atteinte de
cet objectif que les responsables de la nouvelle société
mixte, détenue à 51 % par la Royal Air Maroc et 49
% par l'Etat du Sénégal, a procédé dans
le temps à des baisses de tarif sur cet axe. La dernière
réduction en date remonte à la période post
naufrage du Joola. Et les autorités d'Asi, si l'on en croit
le patron de ladite compagnie, n'entendent pas s'arrêter en
si bon chemin dans leur volonté de banaliser l'avion. Au
contraire, dira-t-il, «nous n'allons pas lésiner sur
les moyens pour rendre attractive notre compagnie. C'est ainsi que
des mesures d'accompagnement seront prises par rapport à
une éventuelle prolongation de la saison touristique en Casamance,
conformément à la volonté que ne cessent d'exprimer
les professionnels du tourisme». Avec un avion plus gros et
des places plus nombreuses, la rentabilité de la desserte
ne permettrait-elle pas de jouer sur les prix. Au-delà de
Ziguinchor, Air Sénégal entend s'investir dans le
développement du réseau intérieur par la desserte
de certaines localités qui ne le sont pas encore. D'ailleurs,
dira Mel Aousir, un plan a été concocté dans
ce sens et remis aux autorités. «Mais la mise en application
de ce plan, s'empresse-t-il de rappeler, doit obéir à
des conditions préalables que sont des infrastructures adéquates,
la sécurité, la sécurisation de l'air, ainsi
que la demande.»
Par : Mamadou Pape MANE Walfadjiri >>>> Naufrage
du Joola : un an après
A Ziguinchor où Le Joola avait
pris départ le 26 septembre et qui aura enregistré
plus de victimes, on s'organise de part et d'autre dans la perspective
de la célébration de l'anniversaire de ce naufrage.
A la mairie par exemple, toutes les dispositions sont en train d'être
prises pour donner à l'événement le cachet
qu'il mérite.
(Correspondance) - Le 27 septembre 2002, tout le Sénégal
fut stupéfait après l'annonce du naufrage la veille
du ferry Le Joola assurant, depuis une dizaine d'années,
la liaison maritime Dakar - Ziguinchor. L'émotion fut encore
plus grande quand le bilan macabre a été porté
à la connaissance des populations : plus de 1 800 morts et
seulement une soixantaine de rescapés. Le Sénégal
venait ainsi de connaître la plus grande catastrophe de son
histoire. Depuis cette date, les Sénégalais ne cessent
d'avoir une pensée pieuse pour les victimes de cette terrible
tragédie humaine, dont l'espoir de rejoindre Dakar a été
anéanti dans les eaux territoriales gambiennes cette nuit
du 26 septembre 2002. Beaucoup plus encore maintenant, à
moins de trois semaines de la date anniversaire.
A Ziguinchor où le bateau avait pris départ ce fameux
jour et qui aura enregistré plus de victimes, on s'organise
de part et d'autre dans la perspective de la célébration
de l'anniversaire de ce naufrage. A la mairie par exemple, toutes
les dispositions sont en train d'être prises pour donner à
l'événement le cachet qu'il mérite. C'est dans
ce sens que des rencontres ont été tenues entre les
autorités municipales et celles religieuses et coutumières
de la région. Déjà, le planning de la journée
du 26 septembre a été fait. Une lecture du Coran est
prévue dans toutes les mosquées de la ville de Ziguinchor
à côté des messes qui se dérouleront
dans les différentes paroisses et autres lieux de culte.
Un rassemblement dans l'après-midi au port de Ziguinchor,
lieu de départ du Joola, pour des prières pour les
victimes, mettra un terme à la cérémonie commémorative
de l'anniversaire de la catastrophe du 26 septembre 2002. Pour cette
cérémonie organisée par la mairie de Ziguinchor,
tous les Ziguinchoroises et tous les Ziguinchorois sont invités.
C'est en tout cas l'appel lancé par le conseil municipal
à travers la voix du deuxième adjoint au maire, M.
Moustapha Diédhiou. Si l'on en croit ce dernier, des réunions
ont déjà été tenues avec l'évêque
de Ziguinchor, Mgr Maixent Coly, ainsi que les imams de la ville
qui ont tous souscrits à l'idée. Il reste maintenant
à affiner l'organisation de ce premier anniversaire de ce
qui est devenu le plus grand drame jamais connu au Sénégal.
Ce qui, selon M. Diédhiou, est en train d'être fait.
Le 26 septembre prochain sera alors une journée de prière,
mais aussi de recueillement et de prise de conscience "pour
qu'une pareille chose ne se reproduise jamais". Du côté
des familles des victimes, la mobilisation est de mise. Mais une
mobilisation dans la douleur et surtout dans la déception.
Celle de voir les coupables, contrairement à la volonté
populaire, échapper à la justice après l'arrêt
rendu par le juge d'instruction.
Par : Mamadou P. MANE (Walfdjiri) >>>> Les premiers
bus indiens "Tata" sortent d'usine à Thiès
Senbus envisage une production annuelle
de mille bus, avec des modèles Tata 613 de trente places
assises et des bus Tata/Lp 1313 de quarante à soixante et
une places assises. Bien que travaillant en partenariat avec la
société indienne Tata, le président directeur
général de Senbus, Ousmane Diop dit opérer
suivant le cahier des charges défini par le Conseil exécutif
du transport urbain de Dakar, pour permettre un modèle typiquement
sénégalais. Pour l'instant, Senbus industrie, une
société anonyme sénégalaise au capital
de 200 millions de francs, dont 93 % appartiennent à la Société
d'intervention financière Sifi et 7 % à l'Etat sénégalais,
emploie quatre-vingt techniciens sénégalais et vingt
et un techniciens indiens. La main-d'œuvre sénégalaise
est fournie par la société Top Inter, sous forme de
sous-traitance. Le recrutement du personnel par Senbus se fera,
de l'avis du Pdg Ousmane Diop, après que la boîte aura
atteint sa vitesse de croisière. Toutefois, il va falloir
remplacer les techniciens de la coopération indienne au fur
et à mesure qu'ils se retireront. Outre ces emplois, dix
petites et moyennes entreprises vont se créer et travailler
en sous-traitance avec Senbus. Elles devront se spécialiser
dans la fourniture de matériel pour les opérations
de montage. Chaque Pme devrait être composée de cinquante
membres. Ce qui, au total, annonce-t-on, fera cinq cents nouveaux
emplois qui viendront s'ajouter aux deux cent cinquante emplois
que Senbus compte créer.
Par : S. DIENG (Walfadjiri) >>>> Guédiawaye
: opération "d'adressage de la ville"
L'opération " adressage "
de la Ville de Guédiawaye a démarré hier, après
la cérémonie officielle de lancement qui a eu lieu
à l'hôtel de Ville de la localité. Cette
opération qui concerne 40.000 concessions, 6500 rues et avenues
et ruelles, les équipements de toutes catégories,
les activités professionnelles, etc. sera financée
par l'Agence Française de Développement (AFD),
l'état du Sénégal et la Ville de Guédiawaye,
via le 2e Programme d'appui aux communes (PACII), piloté
par l'Agence de Développement Municipal (ADM). La somme
de 166 millions de nos francs lui sera consacrée. Cette action
est inscrite dans la mise en œuvre du contrat de Ville signé
entre l'ADM et la Ville de Guédiawaye. Pour Mohamed
Kabir Sow, directeur général de l'ADM, dont
le discours a été traduit en Wolof par Amdy Moustapha
Wade, " les avantages que confère l'opération
" Adressage " sont nombreux . Car elle permet entre autres,
la maîtrise avec une mise à jour continue des plans
de base de la Ville, l'harmonisation des systèmes de
repérage utilisé par les citoyens et les services
urbains dans le cadre de leurs activités, et celle de la
gestion du service public par une meilleure maîtrise de l'espace
de la ville. S'y ajoute, de l'avis de M. Sow, que "
les services de l'administration trouveront leur compte dans
cette démarche. Car ceux d'entre eux qui s'occupent
de la sécurité, de l'entretien de l'éclairage
public, du nettoiement et de la gestion des équipements marchands,
par exemple, pourront améliorer de façon considérable
leurs performances. Afin de bien mener dette opération, la
Ville de Guédiawaye a mis sur pied une Cellule d'adressage
qui devra jouer un rôle important sur le terrain. D'ailleurs
Mohamed Kabir Sow souligne que " cette structure devra capitaliser
tous les acquis réalisés sur le terrain, afin de promouvoir
une dynamique interne en matière de gestion et de maintenance
des adresses et données urbaines ". C'est pourquoi,
le directeur technique de l'ADM, M. Barry, qui a souhaité
que la Cellule d'adressage soit érigée en une
entité permanente qui détiendra une banque de données
mise à la disposition de tout investisseur devant intervenir
à Guédiawaye ". Car en plus de ce qui précède,
la Cellule procédera à la définition des zones
d'adressage et des limites du projet, étant entendu
que l'opération est un système évolutif
dont la mise à jour périodique s'avère
impérative. Pour ce faire, le directeur général
de l'ADM fait observer que " la poursuite des opérations
d'adressage nécessite trois actions : la vulgarisation
du système de codification et de types de donnes à
collecter qui seront retenus en rapport avec les autorité
municipales. Il y a aussi l'établissement d'un
plan intermédiaire d'adressage avec index des voies,
dont la mise à jour sera assurée par la Cellule Locale
d'adressage. Et enfin la sensibilisation des autorités
locales, des populations et de partenaires au développement,
particulièrement les services ciblés comme utilisateurs
potentiels des données de l'opération (SENELEC,
SDE, SONATEL, etc.) ". D'ailleurs toute sces structures
sont pleinement impliquées dans le processus, comme l'a
précisé Samba Diouf de la direction de l'Urbanisme.
Outre la base de données concernant les 40.000 adresses sus-évoquées,
l'opération permettra à l'institution
communale de disposer d'un plan d'adressage tiré
entre 3000 et 4000 exemplaires, d'un index de voies démultiplié
(2000 à 3000 exemplaires), d'un panneautage de l'ensemble
des voies avec 6500 plaques de rues, de la numérotation d'environ
40.000 portes, dont 1500 plaques destinées aux équipements
et services de base. Dans l'optique de faire de l'adressage
un outil performant de gestion municipale, Mohamed Kabir Sow a suggéré
que la ville, par l'intermédiaire de la Cellule locale
d'adressage se charge de la gestion du fichier des adresses,
la définition des modalités de diffusion des données
auprès des concessionnaires et des opérateurs publics
avec garantie sur la confidentialité des informations. Il
en est de même de la maintenance du matériel d'adressage,
la mise à jour de données dans la zone déjà
adressée et la programmation de l'adressage dans les
nouveaux quartiers. Après nles explications de M. Sa Fall
Fall, du cabinet adjudicataire du marché, le maire de Guédiawaye,
Bocar Sidik Kane, le préfet du département Ibrahima
Guèye au nom des pouvoirs publics, ont salué le programme
dont ils ont souligné l'utilité à tous
égards. Quant aux maires des communes d'arrondissement
de la Ville, ils ont exprimé leurs préoccupations
relativement aux quartiers à habitat irrégulier, aux
changements intervenant dans la configuration des concessions, etc.
Dans leurs réponses, M. Barry et son équipe d techniciens
ont apaisé les uns et les autres. La cérémonie
s'est déroulée en présence outre des
élus et de l'administration communale conduite par
le secrétaire général de la Ville, Moustapha
Sarr, des imams, délégués de quartiers, responsables
du mouvement associatif des jeunes et des femmes, etc. Al hadj Khaly
Tall (Le Soleil) |