Bulletin N°55 de Senegalaisement.com    envoyé à 53.501 inscrits
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SOMMAIRE :
>> Edito : On n'en parlera pas and co. Appel à témoignage et nouvelles pages.
>> Senegalaisement INTERACTIF : La météo (aujourd'hui Podor), le Best of de la Sénégalerie et les dernières petites annonces passées sur le site.
>> Site internet "Sénégal" du jour : Casamance.net
>> Promo du jour : Paris-Dakar à 375€
>> Livre du jour : Le ventre de l'Atlantique de Fatou DIOME (rencontre-dédicace)
>> Hôtel du jour : La Lagune à La Somone
>> La revue de presse sénégalaise de la semaine. Du plus drôle au plus anecdotique :
- Nos vacances à Bali
- Miracle: des Sénégalais disparus à Lourdes
- Bons crûs pour la peine de mort 2003
- L'e-mail ruine la poste sénégalaise
- La gare de Kaolack agonise
- Mamo et Kankuran sortent à Tambacounda
- Nouveau bateau Dakar-Ziguinchor : la photo

L'EVENEMENT : SORTIE DU GUIDE PLANETE-SENEGAL "Senegalaisement" : 50 exemplaires à gagner...

On voulait vous envoyer un bulletin spécial "Joola" pour commémorer le triste anniversaire de cette catastrophe maritime qui endeuille encore aujourd'hui des familles qui n'ont pas revu les dépouiilles de leurs proches. Et puis on a finalement pensé que c'aurait été déplacé tant la situation est encore aujourd'hui pathétique. Alors qu'un an après personne n'a été puni, alors qu'un an après le vieux président-talibé est encore plus grabataire et sénile, alors qu'on a "royalement" donné aux familles quelques milliers de CFA d'indemnisation (la reportage de Thalassa en France parlait de 15.000€, quelle bonne farce !), alors que toujours aucun transport ne permet aux Casamançais de rejoindre ce qu'on leur dit être leur capitale et alors qu'une décision arbitraire annonce aux familles que l'épave ne sera pas renflouée, parler de cet anniversaire n'aurait pas été une bonne idée. Et puis finalement, la vie a repris... comme elle reprendra après la prochaine catastrophe. Une bonne nouvelle semble néanmoins égayer les flots : un ferry breton s'apprête à partir de début novembre à assurer enfin une liaison maritime. Le Solidor IV (c'est son nom) est nous l'espèrons plus solide que le Joola. Il serait affligeant de parler en cas de catastrophe des "Rescapés de Solidor".

Vous avez pu remarqué la nouvelle interface graphique de Senegalaisement.com qui j'espère vous sera agréable. Elle va nous permettre de vous proposer toujours plus de nouveaux articles et de nouvelles pages. Au chapître des autres bonnes nouvelles, Terminator va sans doute devenir chef d'un des dix états les plus puissants au monde : la Californie. Pourvu que Stallone ne se présente pas en Floride et que Jean-Claude Vandamme ne soit pas aware pour New York. Le Sénégal ne s'en portera pas mieux si l'un des trois super-héros appuie sur le bouton rouge.

 
L'Omega : ceux qui ont vu le reportage sur Thalassa ont pu apercevoir des images du bateau l'Oméga qui seul assure aujourd'hui des liaisons entre Dakar et Ziguinchor. Etienne Belin, le capitaine nous a envoyé de sympathiques photos du bateau et de son parcours sur le fleuve Casamance. Cliquez ici.
La page économiseurs d'écran s'est enrichie d'un nouveau téléchargement : l'économiseur d'écran "spécial Casamance". Cliquez ici.
Photos de Casamance : devant les demandes, vous pouvez désormais accéder à une page spéciale des plus belles photos de Casamance rélaisées par Patrick Clément. Cliquez ici.
Une page sur le tourisme équitable au Sénégal a également été mise en ligne et sera je l'espère menée à s'enrichir très vite. Cliquez ici.
Une page de photos sur la faune du Sénégal est également à la une des nouveautés. Cliquez ici.
Plus de 60 nouvelles cartes postales d'époque ont été ajoutées à la collection. Cliquez ici.
COURS DE WOLOF : Les modules 6 et 7 sont en ligne et correspondent aux leçon 6,7 et 8.

A très bientôt ! Et n'hésitez pas à participer au prochain bulletin.

PROVERBE SENEGALAIS DU JOUR
Yakamti ak gawantu bu juree doom recu amca yoon
Le regret est le resultat de l'union entre vitesse et précipitation

 
 

Site du jour : Casamance.net
www.casamance.net

Honneur à la Casamance sur Casamance.net. Découvrez les informations touristiques de la région, les photos et une foule de renseignements pratique sur la plus belle contrée du Sénégal.

 

LE LIVRE DU JOUR
Le Ventre de l'Atlantique de Fatou DIOME

A l'occasion de la sortie de l'ouvrage "Le Ventre de l'Atlantique", la librairie Majuscule organise une rencontre-dédicace avec Fatou DIOME
le vendredi 14 novembre à partir de 16h00.
LIBRAIRIE MAJUSCULE 19 RUE BRANTOME 75003 PARIS METRO RAMBUTEAU

"Salie vit en France ; son frère, Sadibou, rêve de s'y rendre et compte sur son aide. Mais comment lui expliquer la face cachée de l'immigration ? Comment empêcher Sadibou et ses camarades de bâtir des châteaux en Espagne, quand l'Homme de Barbès, de retour au pays, gagne en notabilité, escamote sa véritable vie d'émigré et les abreuve de récits où la France passe pour une Arcadie imaginaire ? Ici, la condition humaine se laisse scander par l'irrésistible appel de l'Ailleurs. Du même auteur : La Préférence nationale où l'auteur racontait son itinéraire douloureux de jeune Sénégalaise venue poursuivre ses études en France."

Hôtel du Jour : Hôtel La Lagune

Hôtel La Lagune à La Somone : Situé à 80 Km au Sud de Dakar, sur la Petite Côte, La Somone est un village de pêcheur qui s'est ouvert au tourisme depuis quelques années. L'hôtel La Lagune, établi sur la plage, est l'un de ses plus anciens établissements. Il a tiré son nom de la lagune toute proche où viennent nicher de nombreuses espèces d'oiseaux. Il compte 20 chambres, toutes climatisées, et est implanté dans un magnifique jardin tropical aux espèces variées. Le calme, la détente et l'évasion y sont privilégiés.Les chambres sont équipées d'une salle d'eau avec toilettes, et climatisées. Dix cases indépendantes et cinq cases doubles attenantes (convenant fort bien aux familles avec enfants), composent les 20 chambres de l'hôtel. Site www.lagune-somone.com

LA REVUE DE PRESSE DE LA SEMAINE
Du plus drôle au plus anecdotique


>>>>Nos vacances à Bali....
Une bombe artisanale qui laisse"froid" le gérant : La boîte de nuit Yeungoulène était-elle visée par des poseurs de bombe ? Pourquoi et dans quel but ? Les supputations vont bon train. Au moment où le gérant minimise, la gendarmerie est sur la brèche. Une bombe artisanale aurait été découverte, dimanche dernier, vers 21 h, aux alentours du Centre culturel Yeungoulène (Nord-Foire). Selon certaines sources, la puissance dévastatrice de cette bombe d'un poids de douze kilogrammes pourrait atteindre un rayon de trois cents mètres. Un marchant trouvé hier dans les parages, affirme que les lieux étaient bouclés par les gendarmes et les militaires. D'autres voisins de la boîte de nuit ajouteront que c'est le passant à qui les saboteurs (deux hommes en taxi) avaient confié l'explosif qui a alerté le gardien des lieux. Ce dernier, un ancien militaire, a reconnu l'objet et a informé les forces de sécurité qui sont venues le désamorcer. A qui devait profiter le crime ? Les regards se portent vers des concurrents ou des groupuscules religieux établis dans les parages. Dans l'après-midi d'hier, il fut impossible d'obtenir la moindre précision. Le propriétaire, Cheikh Tidiane Niane étant en voyage en Allemagne, l'omerta s'était abattue sur les lieux. Ce n'est que bien plus tard, comme s'il se ressaisissait, que le gérant, M. Hanne, a décidé de parler : "C'est un petit incident presque clos. La gendarmerie nous a demandé de laisser sa cellule de communication parler à la presse". Et d'ajouter, minimisant les faits : "Je pense même que nous ne sommes pas visés, car après cet incident, Viviane Ndour est venue jouer jusqu'à l'aube. D'ailleurs, nous avons été informés de la tentative en même temps que les autres habitants du quartiers. La bombe a été posée au niveau d'une maison en construction, derrière la boîte. On nous a dit que cette maison fait l'objet d'un litige. En plus, il y a une grande distance entre le lieu où l'engin était posé et nos locaux. Il y a aussi tout un pâté de maisons. Pour notre part, nous avons déjà tourné la page, nous disant que c'est un incident à minimiser". Insistant sur la sécurité régnant au niveau du Yeungoulène, le gérant dira que "c'est la seule boîte où les clients sont fouillés. Nous exigeons leurs pièces d'identité aux filles et vérifions leurs tenues. Donc, sur le plan de la sécurité, les gens n'ont pas à s'inquiéter". Mais ce qui reste incompréhensible, c'est cette conspiration du silence qui régnait hier après-midi sur les lieux. A défaut d'organiser carrément un point de presse, les agents de Yeungoulène étaient en devoir d'éclairer la lanterne des journalistes. Au lieu de cela, ils ont pris un malin plaisir à les faire poireauter pendant plusieurs heures. D'abord, c'est le vigile Seyni Touré qui feignait de tout ignorer, avant de prendre son téléphone pour, selon ses dires, joindre la secrétaire. Mais c'était pour ensuite lancer que Mme Adama Ndiaye était occupée et demandait de patienter. Plusieurs heures plus tard, les journalistes, n'en pouvant plus, l'ont finalement appelée. Mais quelle ne fut pas leur surprise lorsqu'elle asséna qu'elle ne pouvait rien leur dire ! Le gérant lui trouvera une excuse en disant qu'en effet, elle était convalescente au moment des faits. Mais là ne se trouvait pas le problème. Pourquoi alors ne l'a-t-elle pas dit dès le début ? Tout ceci porte à croire que l'événement a pris une telle ampleur qu'il échappe au contrôle des victimes supposées. Le mystère reste entier, servi par le mutisme des agents de la boîte. En tout cas la section des Recherches de la gendarmerie a initié une enquête. Affaire à suivre. Par : Demba Silèye DIA et Karine ORSI (Walfadjiri)

>>>> Miracle des disparus sénégalais de Lourdes démasqué
Des pélerins catholiques disparus en Italie et en France : Cette année encore, trois pèlerins ont profité du voyage pour se transformer en émigrés clandestins. L’un à Rome au dernier jour du séjour et les deux autres à Paris, à la veille du retour au Sénégal. Pourtant à Assise, dès le constat de la disparition du premier "déserteur", Mgr Benjamin Ndiaye est sorti de ses gonds, flétrissant l’attitude de . La nouvelle bouleversa beaucoup de pèlerins rassemblés pour la prière du soir. . Les deux pèlerins à Paris n’auront pas entendu cette exhortation. Et fusent de plus belle les cris outrés des autres pèlerins qui dramatisent cette attitude propre aux catholiques sénégalais de dramatiser ce qui n’a pas vocation à l’être. les chrétiens sénégalais veulent encore que le pèlerinage soit pérenne, il faut qu’ils cessent d’en profiter pour en faire une filière d’émigration. Déçu par ces défections, Mgr Benjamin Ndiaye a promis de faire un rapport à ses collègues avec en prime des propositions concrètes quant à la sécurisation du pèlerinage contre les . Il s’agit, selon le responsable du Cinpec, de définir de nouveaux critères pour faire en sorte que ce soient qui aillent aux Lieux saints. Cela pourrait se traduire par l’obligation pour chaque candidat au pèlerinage de faire lui-même ses démarches personnelles auprès des consulats d’Italie, de France ou d’Italie pour se faire délivrer si elle n’équivaudrait pas à l’autre solution avancée par Mgr Ndiaye, à savoir une suppression pure et simple du pèlerinage catholique. Cette éventualité ramènerait la communauté catholique sénégalaise au même niveau d’autres pays africains où le pèlerinage aux Lieux saints de la chrétienté ne revêt pas cette forme collective. Le pèlerinage est un acquis que nous envient beaucoup de pays d’Afrique dont les ressortissants se rendent à Rome, à Lourdes ou Jérusalem de manière individuelle. Et il est un motif de fierté en voyant la sympathie avec laquelle on interpelle les pèlerins quand on voit flotter le drapeau sénégalais à l’audience avec le pape, à la procession à Lourdes. L’alternative aux défections, ce n’est pas l’adoption de solutions maximalistes et bradeurs d’acquis. Ces désertions de pèlerins sont vraiment marginales. De plus, elles ne sont pas propres au pèlerinage catholique. Il n’est que de regarder les défections de musiciens, de comédiens, de danseurs de Sorano, de sportifs… Ce serait commettre une inacceptable discrimination contre la communauté catholique que de refuser des visas à des pèlerins au motif anecdotique que deux à trois d’entre eux en ont profité pour se transformer en émigrés clandestins. Cela, les ambassades étrangères ne doivent pas l’ignorer. La démarche de foi qu’est un pèlerinage ne peut être compromise par la désertion de quelques-uns et par les caprices du consulat de quelque pays qu’il soit. Nul n’a ce droit. Par : J. M. DIOP (Walfadjiri)

>>>> De bons crus pour la peine de mort 2003
Première audience des Assises 2003 : Peine de mort pour le voleur violent. Pour son premier verdict, la Cour d’Assises de cette année a prononcé hier, la peine de mort contre la personne de Abdou Diagne dit «Foreman». Ce dernier est reconnu coupbable de vol avec violence, ayant entraîné la mort du soldat de première classe, Ismaïla Camara. Le condamné dispose de cinq jours pour se pourvoir en cassation. Le premier accusé à passer, cette année devant la Cour d’Assises, Abdou Diagne, n’est pas sorti de la salle d’audience le sourire aux lèvres. La Cour d’Assises, présidée par le juge Aïssata Raby Wane, l’a condamné à la peine capitale : la mort. L’accusé a été reconnu coupable d’un vol commis avec usage d’armes et de violence, ayant entraîné mort d’homme, celle du soldat de première classe Ismaïla Camara. Et le président de la Cour de préciser au condamné qu’il a un délai de cinq jours pour se pourvoir en cassation. La Cour, estimant que la question sur l’existence de circonstances atténuantes est sans objet, a convoqué les articles 364, 366, 367 et 368 du Code pénal pour déclarer l’accusé Abdou Diagne coupable des faits pour lesquels il a été inculpé. La Cour a également décidé de réserver les intérêts de la partie civile «jusqu’à la production d’un jugement d’hérédité». Car Mamadou Camara, le frère consanguin de la victime, qui représentait la partie civile, sans avocat pour défendre ses intérêts, réclamait à titre de dommages et intérêts la somme de 20 millions de francs Cfa. En commentant le verdict rendu par la Cour d’Assises, l’avocat de la défense estime que la justice a commis une erreur. Car pour Me Mohamed Seydou Diagne, «tout le monde s’est rendu compte que quelque chose a cloché. C’est manifestement une erreur judiciaire». Et la défense ne désespère pas de voir ses recours aboutir. Me Diagne explique que «nous sommes, heureusement, dans un système judiciaire où les voies de recours existent. Nous allons exercer toutes les voies de recours, qu’elles soient administratives comme judiciaires». Auparavant, le ministère public avait requis le maintien de l’accusé dans les liens de la prévention avec une condamnation de 10 ans de travaux forcés conformément aux dispositions des articles 367. Mais pour le président de la Cour, le parquet ne peut «requérir les travaux forcés», d’autant que la qualification «mentionnée ne pousse pas à demander 10 ans de travaux forcés». Finalement, l’avocat général se résout à se rapporter «à la sagesse de la Cour». Quant à la défense, elle a axé sa plaidoirie sur une application extrêmement bienveillante de la loi, à défaut d’une disqualification des faits, compte tenu des dispositions de l’article 294 du Code pénal. Me Diagne déclare que l’autre accusé, Georges Corréa, a bénéficié d’une liberté provisoire, puis d’un non-lieu. Contrairement à son client qui a été enfoncé par les deux témoins, la dame Niang et Sidy Keïta, qui étaient, du reste, absents lors de l’audience. Aussi, informe-t-il qu’on «a seulement rapporté les faits». En effet, pour la défense, la dame Niang, un des témoins, s’est rétracté devant le magistrat instructeur. Puisqu’elle «a déclaré au juge d’instruction qu’elle n’a pas été témoin du meurtre, contrairement à ce qu’elle a dit devant les gendarmes». Mieux, la défense relève qu’il «n’y a pas de faits de vol prouvés. S’ils le sont, ce ne sont que des allégations. S’il n’y a pas de vol, on ne parle pas de l’article 367, de peine de mort, de perpétuité». Par ailleurs, Me Diagne remarque que les dispositions de l’article 316 du Code pénal ne visent pas le crime ni le vol, «lorsque les coups sont portés en cas de nécessité ou de légitime défense». Son client, devant la barre, a fait état d’un coup de couteau qui lui a échappé et d’une intention d’asséner des coups qui ne l’animait pas. «Lors de la bagarre, Ismaïla Camara m’a donné un coup de couteau qui a entraîné une blessure à mon niveau. J’ai repris le couteau et je lui ai asséné des coups, puis il est tombé. Ensuite, je suis parti avec mon sac en le laissant sur place», affirme El Hadji Abdou Diagne qui dit ne pas reconnaître les armes blanches présentées devant la Cour. Mamadou Ticko DIATTA (Le Quotidien)

>>> L'email ruine la poste sénégalaise
NTIC : Le e-mail ruine les postes ouest-africaines. Avec la vulgarisation des nouvelles technologies de l'information et de la communication (Ntic), les postes ouest-africaines ont perdu une partie de leurs clients et de leurs recettes, notamment pour le courrier et les mandats postaux. Confrontées à ce phénomène, les postes tentent de revoir leurs stratégies pour s'adapter à ces Ntic et attirer de nouveau la clientèle. La prolifération des cybercafés dans les villes ouest-africaines a beaucoup d'incidences sur le volume du courrier postal. «Beaucoup de gens aujourd'hui sont dans les cybercafés tous les soirs et ils passent leurs communications alors que quand les cybercafés n'existaient pas, c'était du courrier qu'on faisait et que la poste acheminait», déclare Ayité Mawutoé Agbaglo, directeur des Etudes et de la prospective à la Société des postes du Togo. «Dès 2001, j'avais tiré la sonnette d'alarme. Les e-mails avaient alors fait chuter l'activité relative aux courriers de 15 pour cent», se rappelle Arthur Kafando, directeur général de la Société nationale des postes du Burkina Faso. Les abonnées des boîtes postales préfèrent désormais l'envoi et la réception du courrier électronique. «L'e-mail coûte moins cher que la poste et le message arrive instantanément au destinataire alors que la poste n'est pas rapide dans le traitement du courrier», affirme Kodjovi Viwassi, étudiant à l'Université de Lomé, la capitale togolaise. L'envoi d'un courrier postal à l'étranger à partir du Togo coûte au moins 200 francs Cfa (environ 34 cents Us) alors que cette même somme représente le prix d'au moins 30 minutes de navigation sur Internet dans un cybercafé à Lomé. «En 30 minutes, je peux recevoir et envoyer une dizaine de messages, alors je ne vois pas pourquoi je vais encore aller à la poste», déclare Déhouégnon Amouzou, employé de bureau dans la capitale. Le Togo fait partie des pays où les Ntic ont bien évolué. Lomé compte plus de 200 cybercafés qui se sont lancés dans une guerre des prix, pratiquant ainsi des politiques attractives pour la clientèle. Les prix proposés varient entre 200 et 300 FCfa (entre 34 et 51 cents Us environ) par heure de navigation sur Internet. Dans ce petit pays d'Afrique de l'Ouest, on compte environ 350 000 internautes, plus de 100 000 ordinateurs connectés à Internet et une quarantaine de fournisseurs d'accès Internet. Mais les internautes sont lettrés et jeunes pour la plupart. «Internet au Togo est aujourd'hui ramené au niveau des communautés rurales», indique Ange Dokoué, ingénieur des télécommunications. Selon lui, la plupart des villes secondaires offrent des tarifs presque identiques à ceux de la capitale. «On devrait avoir constaté des baisses du volume du courrier de l'ordre de cinq à 10 % par le jeu de l'installation de ces nouveaux services», estime Agbaglo. Selon Kafando, Internet fait chuter les recettes de la poste, mais il ne la fera pas disparaître. «Lorsque le télégraphe a fait son apparition, tout le monde croyait que la poste allait disparaître. Internet va simplement compléter notre activité et permettre de compenser en partie la baisse du courrier», commente-t-il. Les entreprises de postes estiment également que ce sont la qualité et la sécurité insuffisantes du courrier postal qui constituent un facteur de désintéressement des clients. «La clientèle devient de plus en plus exigeante dans un environnement mis à rude épreuve par la concurrence», reconnaît Datschmia N'tcha Yembetti, directeur de cabinet au ministère togolais des Postes et télécommunications. Pour attirer la clientèle à nouveau, les postes ouest-africaines ont su réagir à la nouvelle donne, en s'adaptant rapidement et en s'appropriant les nouvelles technologies. Dans le souci d'améliorer leurs services, les pays membres de la Conférence des postes de l'Afrique de l'ouest (Cpao) envisagent de négocier, avec les compagnies aériennes opérant dans la sous-région, pour faire baisser les prix du transport du courrier postal. Les représentants des pays membres de la Cpao - Bénin, Burkina Faso, Côte d'Ivoire, Mali, Niger, Sénégal et Togo - se sont retrouvés à Lomé, au cours de ce mois, en séminaire pour examiner ces différentes questions. «Nous sommes aujourd'hui en train de proposer à notre clientèle le courrier hybride. Les postes ont aussi créé des cybercafés, et pour le cas particulier du Burkina, les cybercafés que nous avons mis en place nous procurent plus de recettes que certains bureaux de postes», déclare Jean André Barré, directeur des services postaux burkinabè. Selon Yembetti, la création de cette organisation postale sous-régionale doit être saluée à sa juste valeur. «Elle permet d'élaborer des stratégies communes dans la recherche de la qualité de service et de la sécurité de nos envois dans l'espace Cpao, mais aussi entre les pays membres de la Cpao et les autres partenaires», a-t-il souligné. «Les services postaux se doivent d'améliorer leur prestation et surtout de sécuriser les courriers de la clientèle», a-t-il ajouté. «Ce séminaire marque le démarrage de la mise en œuvre du programme d'action 2003 de la Cpao», a indiqué Agbaglo. La Cpao a été créée en décembre 2001 à Kaya, au Burkina Faso. Elle poursuit plusieurs objectifs dont le regroupement des opérateurs postaux en charge du service universel de la sous-région ouest-africaine, le renforcement ainsi que la sauvegarde de la qualité du service postal et la sécurité des envois postaux.

>>>> La gare de Kaolack agonise
LA GARE FERROVIAIRE DE KAOLACK : Lorsque le train sifflait régulièrement… Il ne reste presque plus que des souvenirs. A croire que les beaux jours de la gare ferroviaire de Kaolack sont derrière nous, quand le train sifflait régulièrement, quand les animaux n’osaient s’aventurer sur les lieux, quand le trafic était intense. Car, aujourd’hui, le chef de gare est plus un vendeur de billet qu’autre chose. Aujourd’hui donc, les choses, à la gare de Kaolack, doivent être remises sur les rails. Naguère, traverser la gare ferroviaire de Kaolack en vue d’un raccourci pour accéder au quai relevait d’un exercice quasi périlleux pour cause d’encombrements de rames de wagons à la queue leu-leu, obstruant toute issue de sortie aux voyageurs laxistes ou pressés. Le quai ne désemplissait pas et les voyageurs se bousculaient devant les guichets pour ne pas rater l’autorail 20 en partance pour Dakar qui pourtant assurait deux dessertes par jour : le matin et le soir. Tant et si bien que la gare ferroviaire était souvent prise d’assaut pendant les périodes de vacances scolaires. Le tarif concurrentiel par rapport à celui des voitures de transport en commun, l’espace et la mobilité avaient fait du train un moyen de locomotion très prisé par les voyageurs. Qui plus est, d’une part, en terme sécuritaire, ils préfèrent plus la voie ferrée que la route. D’autre part, en terme logistique, le train offre plus d’opportunités que la voiture, raisonnent les nostalgiques du train, résidant à Kaolack. Il en est de même pour les échoppes qui gravitaient aux alentours de la gare, côtoyant les tabliers qui servaient le petit-déjeuner aux voyageurs les plus matinaux. Au départ, comme à l’arrivée, régnait une ambiance de foire sur le quai. Alors qu’au dehors, les lieux faisaient office de parking ou de stationnement. Des courses effrénées entre taxis urbains, voire des calèches pour cueillir ou déposer des voyageurs faisaient souvent l’objet de disputes par le simple fait d’un sifflement de train à quelque distance que ce soit. Cette gare, qui a joué un rôle international, revêtait un autre décor les samedi et mercredi, à cause du train 1, communément appelé Express Dakar-Bamako. Pourtant, vu la forte colonie malienne résidant à Kaolack depuis la nuit des temps, vendeurs de cola et d’articles maliens, en somme les grands commerçants maliens attendaient leurs marchandises à la gare ou ralliaient Guinguinéo en partance pour le Mali. Encore un coup d’œil sur le rétroviseur pour se rappeler l’arrivée à Kaolack par le train baptisé Arigoni du feu président Léopold Sédar Senghor et son homologue Modibo Keïta du Mali sous les acclamations frénétiques des riverains massés le long de la voie ferrée. Au temps de Sodec Lyndiane, aujourd’hui Sonacos Kaolack, la gare jouait un rôle primordial dans la traite arachidière avant l’avènement des camions gros-porteurs pour acheminer l’arachide à l’usine. Que de souvenirs et de frustrations pour ceux-là qui ont vécu les beaux jours de la régie des chemins de fer avant qu’elle ne devienne société nationale en 1989. Aujourd’hui que le train ne siffle presque plus à Kaolack, les adeptes du ballon rond ont vite transformé ces hectares inoccupés en aires de jeu. Mêmes les animaux en divagation ne sont pas en reste. Ils viennent paître allègrement à la gare sans être effrayés par les stridents sifflements des trains. Seuls les matches de football ou les séances d’entraînement déchirent le silence de cimetière dans lequel baigne la gare ferroviaire. Pas l’ombre d’un seul wagon à perte de vue, si ce n’est la silhouette du chef de gare, gardien d’un temple en déchéance et qui pourrait même se passer de son sifflet, d’autant que le train n’est plus régulier à Kaolack. Ce vaste domaine privé sans clôture, appartenant à la Société nationale des chemins de fer du Sénégal (Sncfs), a fait l’objet de plusieurs convoitises. Et des politiciens y sont allés de leur démagogie, promettant des parcelles à des militants. A tort ou à raison, les abords de la voie ferrée servent de dépotoirs pour les riverains. La nuit, les plus téméraires y viennent tranquillement se soulager. Il n’existe aucune sécurité au niveau des passages à niveau. A défaut de barrières ou de garde-barrières, les usagers de la route jouent la prudence à l’arrivée de quelques rares trains pour éviter l’irréparable. Seulement, les propriétaires de la gare ferroviaire savent se signaler et imposer leur autorité quand il y a occupation illégale de leurs plates-bandes. Le maire sortant de Kaolack l’a appris à ses dépens quand il s’est agi, il y a quatre ans, de déplacer le marché Guedj (marché au poisson) jusqu’à la gare. Inaugurée en 1965 par le président Léopold Sédar Senghor, la gare de Kaolack garde jalousement ses locaux tant bien que mal et ne demande qu’un coup de jeune et des dessertes régulières pour reprendre son train-train quotidien d’antan. Car malgré la rareté des trains, les rails tiennent toujours bon, soutien le chef de gare, M. Moussa Kane. Pour preuve, à chaque hivernage, deux garde-lignes, dont un à Guinguinéo, vérifient l’état des rails après chaque pluie. Seul agent à la gare de Kaolack à l’heure actuelle, M. Kane vend plus de billets qu’il ne siffle. «Il n’y a plus de trains voyageurs à la gare de Kaolack. Néanmoins, j’ai un quota de huit billets pour le train 1 (l’express Dakar-Bamako). Avant, les voyageurs de Kaolack en partance pour le Mali achetaient leurs billets ici et se faisaient transporter jusqu’à Guinguinéo par un train afin de prendre ensuite l’express pour Bamako», nous explique, avec nostalgie, M. Moussa Kane, chef de la gare de Kaolack. Aujourd’hui, avec le manque de trains, les voyageurs du train 1 se rendent directement à Guinguinéo par leurs propres moyens de locomotion après l’achat d’un billet. Etant donné que dans l’embranchement Kaolack-Guinguinéo, il n’existe plus de trains réguliers tels que Diègue-bi, qui transportait gratuitement les ménagères, principalement les femmes des cheminots de Guinguinéo venant faire le marché à Kaolack. Fort de tous ces constats, quel sera le sort de la gare ferroviaire de Kaolack qui n’est en fait qu’une coquille vide, avec la privatisation prochaine de la Société nationale des chemins de fer ? Poser cette question au chef de gare, c’est comme parler de corde dans la maison d’un pendu. Mais en bon musulman et ne sachant ce que demain sera fait, il s’en remet à Dieu. Cependant, M. Kane mesure combien les populations de Kaolack seraient frustrées si la privatisation ne prévoyait pas la relance de la ligne ferroviaire Dakar-Kaolack-Dakar. Tout compte fait, la gare de Kaolack qui générait des millions de francs de recettes mensuelles n’a juste maintenant que de quoi payer ses factures d’eau et d’électricité, avoue le chef de gare. «Il y a un peu plus de deux ans, la gare de Kaolack, qui normalement doit prendre en charge celles de Guinguinéo, de Kaffrine et de Koungheul en eau et électricité, était redevable à la Sde et à la Senelec de factures impayées. J’avais débloqué huit cent mille francs Cfa pour éponger les dettes avant d’être remboursé par les chemins de fer. Face au dénuement profond dans lequel vivote la gare, j’ai refait les portes et les vitres ainsi que toutes les petites réparations par mesure sécuritaire et c’est encore moi-même qui paie le service de nettoiement pour au moins rendre les lieux accueillants. Jusqu’ici, la gare n’a ni gardien, ni adjoint au chef de gare au cas où ce dernier tombe malade ou s’absente pour d’autres raisons.» Ce cri d’alarme de Mamadou Gakou, opérateur économique et par ailleurs, l’un des trois principaux quotataires des Salins de Kaolack, illustre combien la gare de Kaolack est laissée pour compte. Naviguant sur l’axe ferroviaire Dakar-Bamako-Dakar pendant trente-trois ans, initiateur et attributaire de wagons depuis quatorze ans, Mamadou Gakou fut également le gérant du restaurant de L’Express. A chaque campagne, révèle-t-il, il faisait venir douze mille têtes de bétail. Dans le domaine du sel, il y a quatre ans, il faisait partir mille à mille cinq cents tonnes sur Bamako. «A l’heure actuelle, je n’arrive même pas à avoir dix wagons par mois», se plaint-il. Selon son calcul, pour deux mille tonnes, il faut cinquante wagons de quarante tonnes pour satisfaire ses clients et l’opération pourrait avoisiner cent vingt millions de francs Cfa, si les deux autres quotataires (Ndlr : Idrissa Guèye, le président de la Chambre de commerce de Kaolack et Arona Dia) en demandaient autant ou un peu plus de wagons. Las d’attendre des wagons qui, du reste, ne viennent qu’en quantité très insuffisante, M. Gakou a tourné le dos aux rails pour prendre la route avec tout ce que cela génère comme désagréments en attendant la privatisation. «On peut rester deux mois sans faire dix wagons. Cela m’a donc poussé à prendre des camions à la place des wagons. Je prends quinze à vingt-cinq camions à raison de six cents à six cent cinquante mille francs Cfa chacun. Voilà pourquoi je souhaite vivement le démarrage rapide de la privatisation des chemins de fer. Nous sommes très pressés de voir les Canadiens prendre service pour décanter la situation. Je suis sûr qu’ils réussiront là où les chemins de fer ont échoué, sinon, ils n’auraient pas mis leurs billes dans ce domaine», argumente Mamadou Gakou. (Le Quotidien)

>>>> Mamo et Kankuran sortent à Tambacounda
Tambacounda : Les pratiques traditionnelles anciennes restent intactes. Les pratiques culturelles traditionnelles sont toujours vivaces à Tambacounda, ville située à 400 km de Dakar. Un séjour dans cette contrée, dans la période du 19 au 22 août dernier, a permis de se rendre compte de l’enracinement culturel dans cette partie du Sénégal presque laissée en rade. Ce qui frappe de prime abord, c’est la diversité des ethnies présentes : les mandingues, les halpular, les bambaras, les wolofs… Cette vaste région de Tambacounda rassemble ainsi des cultures très étendues et toutes différentes. Dans la culture mandingue par exemple, une fête est organisée avant et après l’excision ou la circoncision. Avant ces différentes pratiques culturelles héritées des anciens puis revalorisées par les religions révélées, il est pratiqué une fête, le «soli» ou la recherche de bravoure pour préparer les hommes comme les femmes à entrer dans la case, et lors de leur sortie, s’y ajoutent le mamo et le kankouran. Pour Mamady Dakhada qui maîtrise bien les tréfonds culturels de l’endroit, «le mamo est l’un des plus grands masques chez les mandingues : un homme est à l’intérieur et il est recouvert de tranches de bambous découpés en quatre morceaux». A son avis, «autrefois, les forgerons excisaient les filles comme les garçons à l’âge de 18 ans et ils duraient dans la case et à une certaine heure, le mamo sortait pour les encourager et les villageoises les glorifiaient». Il s’y ajoute que «le mamo sort aussi lors des cérémonies de passage d’une classe d’âge à une autre. Cette fête n’est pas annuelle, mais elle se produit tous les deux ou trois ans». Toujours selon Dakhada, «dans la culture mandingue, tout homme ou femme qui n’outrepasse pas le mamo n’est pas digne, il ne participera pas aux réunions du village et ne prendra aucune décision concernant les activités du village». Il considère que «contrairement au mano qui est une tradition, le kankouran est une initiation, car un homme se couvre de feuilles pour le diabadou chez les mandingues ou la danse afin de divertir et d’animer le village lors de la circoncision ou l’excision». Mais dans la culture mandingue on distingue deux types de kankouran ; celui qui est sans feuille et qui est le plus dangereux et l’autre avec des feuilles et qui sert juste à faire rire. Compte tenu de la diversité culturelle dans cette large région du pays, notre interlocuteur Mamady Dakhada certifie que «chez les peuls aussi, pour montrer le courage des hommes qui sortent de la case, hommes et femmes peuls se parent de leurs plus grands boubous, accompagnés de griots et de tam-tams en chantant le bala très émouvant et qui signifie que ces excisées sont devenues de grandes personnes». Tout ce folklore observé dans cette région orientale sert à divertir les villageois et à inciter les circoncis et les excisées à ne pas renier leurs cultures et traditions. Ces habitudes sont alors restées telles quelles et visibles surtout dans la région de Tambacounda, lors des plus importantes cérémonies : circoncision, excision, kassak… Par Ndéye Coumba DIOUF (Stagiaire Le quotidien)

>>>> Nouveau bateau Dakar-Ziguinchor dans 3 semaines
Liaison Dakar-Ziguinchor : Un car-ferry français pour remplacer «Le Joola». Info du 3 octobre 2003 : Un car-ferry français et son équipage doivent être mis à la disposition de l’Etat sénégalais pour remplacer Le Joola qui a coulé, il y a un an, sur la liaison entre Dakar et Ziguinchor (Casamance), a-t-on appris jeudi auprès de son armateur. Le Solidor IV, navire pouvant transporter 350 passagers et 30 voitures à une vitesse de 25 nœuds, devrait entrer en fonction à partir du 1er novembre. Il fera l’objet d’un contrat de location qui doit rapporter un revenu régulier à son propriétaire, la compagnie Emeraude Lines, basée à Saint-Malo (ouest), a précisé à l’Afp son PDG, Pierre Legras. La société Emeraude Lines, premier transporteur européen vers les îles anglo-normandes, connaît actuellement de graves difficultés financières et cherchait à louer un de ses deux car-ferries. Le Joola, ferry d’une capacité de 550 passagers, a chaviré le soir du 26 septembre 2002 au large de la Gambie, alors qu’il reliait Ziguinchor à Dakar. Le naufrage a fait officiellement 1.863 morts. Seulement 64 ont survécu. (Le Quotidien)

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