La
Basse Casamance est la région administrative de Ziguinchor (7339 km2). Malgré sa taille modeste
c’est sans conteste la région la plus riche du Sénégal.
Elle compte à elle seule la moitié des ethnies sénégalaises.
C’est sans nul doute la plus belle région du pays. Ses
forêts denses, ses plages bordées de cocotiers du Cap
Skirring à Abéné,
ses îles et ses bolongs, ses villages mystérieux abrités
par des immenses fromagers font que des chaînes d’hôtels
prestigieuses s’y sont installées. Ici tout est différent
de la vie du Nord du pays. On est en majorité catholique,
les rues sont d’une propreté exemplaire même à Ziguinchor,
la saison de pluies dure aussi longtemps que la saison
sèche, on écoute plus les musiques brésiliennes ou Cap
Verdienne que le Mbalax, musique reine du Nord incarnée
par Youssou Ndour ou Omar Pene. Bref la Basse Casamance
est orientée vers sa voisine la Guinée-Bissau dont elle accueille d’ailleurs
de nombreux travailleurs, alors que le Nord est résolument
sahélien. Les différentes ethnies bien qu’elles vivent
en parfaite harmonie sont regroupées en village ou en
quartier. L’étranger n’a aucun mal à trouver l’ethnie
habitant le quartier ou le village puisque nombreux
sont ceux qui sont nommés en fonction de leurs habitants
: tel est par exemple le cas des villages de Bindialoum
Baïnouk, de Bourofaye Diola, de Mandina Mandjak, de
Djibonker Ering, ou de Simbandi Balante ou des quartiers
ziguinchorois de Boukot Mankagne ou de Colobane Diola.
(photo de droite : Lutte à la fête du roi
à Oussouye >>>
Voir)
&Histoire de la Casamance : Conquête et résistance
1850-1920 de Christian Roche. Un tableau des grands
événements qui ont marqué l'histoire de cette région
du sud du Sénégal au siècle dernier. Cet ouvrage permet
de comprendre d'une part les relations entre des populations
très diverses et d'autre part leurs réactions à l'égard
des Européens. &La terreur en Casamance
: le rapport d’Amnesty International & La Compagnie générale
des oléagineux tropicaux en Casamance de 1948 à 1962
: autopsie d'une opération de mise en valeur coloniale
de Marina Diallo Cô-Trung &Gestion durable
des sols de la mangrove au Sénégal en période de sécheresse.
Pour lutter contre les effets néfastes d'une sécheresse
prolongée, notamment contre la salinité élevée des eaux
de surface, de nombreuses petites vallées de la basse-Casamance
ont été aménagées par un barrage anti-sel. Celui-ci
collecte les eaux de ruissellement pour dessaler les
sols sulfatés acides situés en amont. &Gestion et évolution
des espaces aquatiques en Casamance de M.-C.
Cormier-Salem & La Casamance ouvre
ses cases de Muriel Scibilia &Trois Manifestes
pour la paix en Casamance de Jean-Marie Biagui
&De l’indépendance
de la Casamance en Question de Jean-Marie Biagui &Une Introduction
à un voyage en Casamance de Constant Vanden Berghen
et Adrien Manga. L’ancien «Royaume de Bandial», situé
en Basse Casamance, à l’ouest de Ziguinchor, est peuplé
depuis plusieurs siècles par des riziculteurs de l’ethnie
Diola qui maîtrisent les techniques très élaborées pour
la mise en valeur d’un pays plat, entouré de cours d’eau
salée animés par les courants de marée. Cet ouvrage
se propose de faire connaître les traditions de cette
civilisation agraire originale à Enampore plus connu
pour ses magnifiques cases à impluvium, transmise oralement
d’une génération à la suivante. & L’administration
et le paysan en Casamance de Dominique Darbon
&Comprendre la Casamance
de F.G. Barbier-Wiesser &Casamance
de Marco Tenucci