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L’AGRICULTURE

L’agriculture, si elle ne rapporte pas beaucoup au pays, occupe la majorité de la population et la totalité dans les zones rurales (70% des Sénégalais sont cultivateurs ou éleveurs). Ainsi, sur dix millions d'habitants, près de sept sont paysans. Sur onze millions d'habitants plus de cinq habitent en zone rurale. Sur les 200.000km² du pays, plus de 80.000 sont directement et en permanence consacrés à l'activité agricole, et près de 60.000 à l'activité pastorale. Cette agriculture ne permet néanmoins pas de nourrir l’ensemble de la population et le Sénégal importe hélas encore la plus grande partie de son riz : 390.000 tonnes de riz ont été importées l’année dernière. La diversité des cultures n’est pourtant pas à revoir : le riz (150.000 tonnes), le mil (600.000 tonnes), le maïs, le fonio (100.000 tonnes), le coton (50.000 tonnes et en progression constante grâce à la Sodefitex, société nationale d’exploitation des textiles) et l’arachide sont les principales. Mais chaque chacune est synonyme d’une activité et d’un revenu différent.

Voir aussi la page sur les statistiques agricoles détaillées (chiffres et données de la FAO de 1994 à 2003)
Carte IRD (en PDF) sur la géographie des différentes cultures et activités agricoles du Sénégal

Production céréalière au Sénégal
Calendrier agricole du Sénégal

n LE RIZ

Récolte du riz par les femmes en CasamanceIl y aurait tant de choses à dire sur le riz. Principale source de nourriture, le riz a forgé des civilisations (les Diolas de Casamance par exemple), est devenu en enjeu régional (barrage de Diama dans la région du fleuve pour favoriser l’irrigation), un enjeu économique (balance commerciale du riz déficitaire avec l’importation massive de riz thaïlandais), et un enjeu culturel avec l’abandon injustifié de céréales traditionnelles pourtant produites en masse et aux qualités nutritionnelles incontestées.

Les espaces dédiés à cette production sont relativement stables et se concentrent en Casamance et dans la vallée du fleuve Sénégal.

Voir quelques photos sur la culture du riz au Sénégal

Rizières en CasamanceLa récolte et le repiquage du riz sont le plus souvent effectués par les femmes alors que le labour des rizières et confié aux hommes.

Photo ci-dessus : récolte du riz à Ziguinchor

En Casamance, les surfaces cultivées sont parfois immenses alors que les exploitations dans la vallée du fleuve sont plus modestes. Ces deux régions ont d'ailleurs un rapport au riz vraiment différent. Les casamançais cultivent des terres qui leur appartiennent et de manière familiale avec des outils et des techniques qui leur viennent des leurs parents depuis des centaines d’années. Le riz n’est d’ailleurs pas commercialisé puisqu’il sert exclusivement aux besoin alimentaires de la famille. Au contraire, au Nord, la culture du riz est relativement récente et se fait sur des terrains souvent prêtés en concession. Ce riz en en partie destiné au commerce.

Photo à gauche : rizières de Dilapao, près de Bignona

& Riz des villes, mil des champs en pays Sérère  de Lombard 
& L’administration et le paysan en Casamance de Dominique Darbon, Centre d'étude d'Afrique noire
& La rizière et la valise - Irrigation, migration et stratégies paysannes dans la vallée du fleuve Sénégal de Philippe Lavigne Delville

n LE MIL

Récolte des épis de mil près de MbourSi le mil appartenait à une ethnie, ce serait les Sérères qui en ont fait leur aliment et leur culture de prédilection. Mais si le mil est cultivé sur l’ensemble du territoire, les plus grosses concentrations se trouvent dans les régions de Thiès, de Kaolack et de Fatick. Le mil se présente sous la forme d’une tige et de feuilles semblables au maïs. Un seul épi se trouve néanmoins en haut de cette tige. Les petits grains ronds du mil sont utilisés de mille manières : concassés pour faire du couscous (le thiékhé), des desserts, mais aussi réduits en farine ou utilisés tel quel, c’est vraiment la céréale populaire même si elle est beaucoup moins consommée que le riz. Son prix est d’ailleurs 3 à 4 fois inférieur à celui du riz. Comme les autres céréales, c’est une production saisonnière de la saison des pluies. Les champs sont souvent immenses. Vous en verrez des centaines d’hectares le long des routes entre Rufisque et Joal-Fadiouth.

Photo à droite : bottes d'épis de mil près de Mbour (photo C. Montaillié)

C’est souvent le seul moyen de subsistance pour les populations rurales les plus excentrées. Une mécanisation de cette culture est en marche (on voit déjà quelques tracteurs mutualisés à droite à gauche mais très peu). Cela donnerait à coup sûr un second souffle à cette «céréale des pauvres» un peu délaissée par la population.

& Riz des villes, mil des champs en pays Sérère  de Lombard 

n LE MAÏS

Le maïs en Casamance : une nouvelle céréaleCette céréale est encore hélas peu cultivée au Sénégal. C’est dommage car en Casamance et au Sénégal Oriental, les abondantes saisons des pluies pourraient offrir un bon rendement. Le maïs est souvent vendu au bord de la route par des femmes qui vous font griller les épis au feu de bois. Un délice. Cette céréale est néanmoins de plus en plus utilisée sous forme de semoule dans des couscous ou des desserts. Il n’y a que très très peu de grands champs de maïs. Il s’agit le plus souvent d’une petite part du jardin où les femmes vont planter quelques graines pour avoir un revenu supplémentaire et des repas plus diversifiés. Le rendement est pour le moment mauvais du fait de la mauvaise qualité des semis. Les épis sont relativement petits. Mais l’avenir promet un grand essor du maïs avec des races particulièrement adaptées au milieu tropical. C’est dans la région du fleuve, dans le Siné-Saloum et en Casamance que vous verrez le plus de maïs. Mais cette culture s’étend sur l’ensemble du territoire durant la saison des pluies.

& La filière maïs au Sénégal 

n L'ARACHIDE

Arachide à ZiguinchorL’arachide est en grande partie une chasse gardée des marabouts mourides à qui appartiennent de nombreux champs. Tout au long de l’année, les Baye Fall travaillent gratuitement dans ces champs pour le seul bénéfice des marabouts. Néanmoins les arachides de ces chefs religieux sont pour leur plus grande partie destinées à l’exportation. Produit phare longtemps resté monoculture, l’arachide produite avoisine selon les années et la politique gouvernementale entre 500.000 et 1.000.000 de tonnes ! Elle est aussi transformée sur place pour de nombreuses utilisations : huile, savon, détergeants, chocolat, etc...
Photo : gigantesque montagne d'arachide prête pour la transformation à l'usine SONACOS de Ziguinchor (P. Clément).

Voir quelques photos sur le thème de l'arachide au Sénégal

& Les marabouts de l'arachide : la Confrérie mouride et les paysans du Sénégal de de Jean Copans.  Approche anthropologique de la confrérie mouride qui remet en cause les stéréotypes et les mythes des descriptions disponibles depuis 50 ans.
&  L’arachide au Sénégal : un moteur en panne de Claude Freud
&  Facteur hydrique en agriculture pluviale au Sénégal : le cas de l'arachide de Mbaye Diop

n LA CANNE A SUCRE

C’est une des cultures industrielles les plus récentes. Sa principale zone de production est la région du fleuve. Richard Toll est le fief de la canne à sucre. Néanmoins, l’intégralité de ces cultures est détenue par le groupe industriel Mimran. La polémique autour du monopole accordé au groupe Mimran pour la culture de la canne à sucre défraie régulièrement la chronique avec notamment des accusations d'importation "sous le manteau" de sucre étranger. Les potentialités et l'enjeu économique sont néanmoins énormes et le pays pourrait s'autosuffire aisément. Richard Toll ne doit sa survie économique qu'à la canne à sucre qui a réussi à créer de nombreux emplois dans la région, y compris des emplois très qualifiés au sein des usines de la CSS.

Site internet de la CSS (Compagnie Sucrière Sénégalaise) :

n LES FRUITS ET CUEILLETTE SAUVAGE

Cosses de baobabLes fruits, contrairement à d’autres pays comme le Ghana ou la Côte d’Ivoire ne sont pas une grande source de revenus pour le Sénégal. En effet, il n’exporte presque pas (à part dans les pays limitrophes). Néanmoins sur le marché local, les fruits sont innombrables. Dans le tableau ci-dessous vous pouvez voir le calendrier de récolte des principales cultures fruitières du pays. Nous ne pourrions citer tous les noms des fruits du Sénégal tant ils sont nombreux. Certains fruits sauvages de Casamance ne sont même connus que des Casamançais ! Bananes, ananas, govayes, corossoles, oranges, papayes, mangues, avocats, etc...sont autant de fruits que l’on peut se procurer chacun à une certaine période de l’année sur les marchés du pays.

Photos : ci-dessus à gauche les fruits du baobab, ci-dessous à droite, une mangue sénégalaise vendue dans un supermarché français.

Mangue du Sénégal SokhnaDe grands vergers sont entretenus dans l'ensemble du pays. Ils concernent particulièrement les manguiers, les anacardiers (noix de cajou), les bananiers et les orangers. La cueillette de fruits et légumes sauvages est également une activité très pratiquée. Le baobab est le plus populaire des fruits sauvages. Mais le kinkéliba, certains haricots, de nombreuses baies et des fruits tels que le ditax, le tamarin ou le made sont également récoltés dans la nature et génèrent des revenus non négligeables aux populations rurales.

Voir quelques photos sur le thème des fruits au Sénégal

Voir aussi la page flore de Senegalaisement.com
Voir aussi le dossier "kinkéliba" présentant la plante, ses propriétés et sa récolte

 
Calendrier de production des principaux fruits (source : ISRA)
offre régulière
offre irrégulière
Janvier Février Mars Avril Mai Juin Juillet Août Septembre Octobre Novembre Décembre
Banane        
Mangue        
Papaye      
Orange      
Clémentine      
Citron      
Pamplemousse      
Avocat        
Pastèque  
Ananas      

n LE MARAÎCHAGE

Le maraîchage de salade à KédougouLe maraîchage fait l’objet depuis quelques années de nombreux micro-projets, le plus souvent lancés par des ONG. Ainsi Dakar est désormais bien alimenté en produits maraîchers. Il en est de même pour de plus en plus de village. Certains fruits et légumes qui n’étaient consommés il y a dix que par les étrangers se sont démocratisés. D’autres reste l’apanage des riches mais sont enfin cultivés dans le pays. Ces fruits et légumes sont variés : salades, fraises, carottes, navets, courgettes, pastèques (en très grande quantité), sésame, épinards, oignons et oseille sont des denrées que tout le monde peut manger.

Photo à droite : groupe de femmes dans un jardin maraîcher près de Kédougou

Pied de bissapDans les zones rurales, ce sont souvent les femmes qui travaillent dans ces petits jardins alimentés en eau par des puits parfois équipés de moto-pompes. Elles s’investissent réellement dans cette activité à côté de travaux plus occasionnels comme la récolte et la transformation de la noix de palme (huile) et de la pulpe de baobab. Le maraîchage est vraiment l’avenir du Sénégal dans le sens où il procure des sources alimentaires continues grâce à l’irrigation et qu’il diversifie enfin les vitamines et nutriments d’une alimentation composée jusqu’ici exclusivement de riz ou de mil.
Le kinkéliba, plante médicinale dont on cueille les feuilles de l'arbuste resté à l'état sauvage et le bissap, boisson dont on cueille les fleurs pour préparer des boissons festives et d'agrément sont aussi des activités agricoles d'appoint et de diversification.
 
Photo à gauche : pied de bissap en pleine floraison.

Voir aussi la page sur l'exploitation agricole du kinkéliba et ses propriétés pharmaceutiques

n LE COTON

4 milliards pour relancer la culture du coton (extrait de Sud Quotidien):

Après sa traversée du désert, suite au déficit pluviométrique pour le bouclage du cycle du coton et aux attaques parasitaires avec comme conséquence une baisse considérable des rendements, la filière coton vient de mobiliser 4 milliards pour la relance. Les contraintes climatiques ont eu comme effet un manque de précocité des levées estimées à seulement 32%, à la date du 15 juillet dernier considérée comme période de bouclage des semis.
Ainsi, l’objectif de 17.120 ha n’a pas été atteint, seuls 13.371 ha ont été réalisés. A cela, s’ajoute la baisse des prix du coton sur le marché mondial avec la crise des pays de l’Asie qui consomme environ 80% de la production. Cette année, les ristournes n’ont pas été payées aux producteurs, contrairement aux années précédentes. Pour Michel Kamara, le directeur de la production cotonnière :

«la campagne précédente a été éprouvante pour nous, du fait des calamités enregistrées. Mais cette année, d’importantes mesures sont prises. Environ 4 milliards ont été débloqués pour cette campagne agricole et une stratégie de lutte contre les parasites, en partenariat avec nos voisins du Mali, du Burkina et de la Gambie est mise en place. Le dispositif de l’encadrement de base a été renforcé et l’arrêt des semis est prévu au plus tard le 20 juillet pour tous les producteurs». »Au début, certains producteurs hésitaient à cultiver le coton, mais finalement, avec les rencontres tenues, nous avons pu les convaincre. La commission a enregistré 50.000 personnes intéressée par la culture du coton. En partie, l’implication de la fédération a été pour beaucoup. Je puis affirmer qu’il n’y a aucun nuage entre la Sodefitex et les producteurs». Selon certains producteurs : «malgré ces importantes mesures prises par la Sodefitex, les autorités doivent leur payer les ristournes et les dédommager, car les dégâts enregistrés ont diminué leur revenu, entraînant l’installation prématurée de la période de soudure».

Par ailleurs, un moratoire de dix ans a été accordé aux producteurs pour le remboursement de leurs dettes.
Pour cette campagne, la Sodefitex a fixé un objectif de 50.000 ha, avec un rendement de 900 Kg à une tonne à l’hectare. La mise en place des engrais et produits phytosanitaires a démarré selon les responsables.
Lamine DIEDHIOU

Voir aussi le site de l'Institut Sénégalais de Recherches Agricoles :

n L'ÉLEVAGE

Il n’y a pratiquement pas d’élevage industriel au Sénégal. Le seul animal commençant à faire l’objet de ce genre d’élevage est le poulet. Mais ce ne sont que de rares initiatives. Le plus gros élevage avicole de Dakar se trouve à Mbao. Mais celui situé sous le pont de Colobane est relativement important.

Pour comprendre la faiblesse de cette activité, il faut connaître les causes géographiques et sociologiques:
Tout d’abord, tous les animaux ne peuvent pas survivre dans toutes les régions du Sénégal. Certaines races sont plus adaptées à certaines régions. C’est le cas par exemple de trois espèces de bœufs : ceux qui paissent dans le nord du Sénégal au dessus d’une ligne Kaolack-Tambacounda sont les bœufs blancs avec une gigantesque bosse de graisse au-dessus du cou et des grandes cornes. Il s’agit de zébus qui supportent la sécheresse et peuvent se passer d’eau pendant plusieurs jours (race D'jakore). Ils ne supportent en revanche pas les piqûres de certaines mouches que l’on trouve dans le Sud. Dans le département de Kédougou comme en Casamance les bœufs élevés seront de race plus petite, plus trapue avec des petites cornes et de couleur foncée (race N'dama). Ils ressemblent plus à nos vaches européennes. Ils résistent aux différents insectes mais ne pourraient supporter plusieurs jours de privation d’eau. Concernant ces derniers il y peu de grands élevages. Chaque famille peut posséder un ou deux bœufs. Seuls les zébus sont constitués en grands troupeaux. Le nombre total de bovins au Sénégal est estimé à trois millions de tête en 2003.
Voir aussi la page sur les statistiques agricoles détaillées (chiffres et données de la FAO de 1994 à 2003).

Le boeuf D'jakoré  Le boeuf N'dama à Bandafassi
Les deux espèces de bœufs les plus courantes au Sénégal : le D'jakoré élevé au Nord et le N'dama au Sud

Les causes sociologiques de la faiblesse de l’élevage au Sénégal sont au nombre de trois :

- La première étant la «spécialisation» ethnique. Ce phénomène disparaît peu à peu mais il existe encore : chaque ethnie à une spécialité qu’elle exerce de père en fils. Les Bassaris sont chasseurs, les Diolas cultivateurs, les Manjaks tisserands... Ainsi l’élevage de masse des bœufs est laissé à la quasi-exclusivité des Peulhs ce qui réduit considérablement le nombre potentiel de bêtes.

- La seconde raison tient justement aux Peulhs. A l’instar des Massaïs au Kénya, les bovins ont quelque chose de sacré et tant leur richesse que leur respectabilité tiennent au nombre d’animaux possédés. Ils ne sont donc que très rarement tués (lors des grandes occasions uniquement) et encore moins souvent vendus. Aujourd’hui le résultat est affligeant puisque ces troupeaux sont en partie la cause de la désertification du Nord Sénégal-ferlo et de l’extrême pauvreté des Peulhs ruraux du Nord et de l'Est du pays.

- La dernière raison est que tout simplement la majeure partie des Sénégalais habitent sur la Côte Atlantique et sont traditionnellement un peuple de pêcheurs dans une des eaux les plus poissonneuses du monde. La viande n’est donc mangée qu’occasionnellement car elle est beaucoup plus chère que le poisson. Un thon de 5 kilo est environ trois fois moins cher qu’un poulet ou qu’un morceau de bœuf de 1 kilo !

Les moutons sénégalais !!! Le mouton, l’animal le plus noble pour les musulmans est élevé à la fois en troupeaux et «à la maison». En effet de nombreuses familles, même dans le centre de Dakar en achètent un pour l’engraisser durant quelques mois en prévision de la Tabaski ou d’un baptême. Mais vous verrez à l’approche de la Tabaski (l’Aïd El Kébir) le pays entier accueillir des moutons de toute l’Afrique orientale dans des parcs à moutons situés autour de chaque ville et village. En effet, les pasteurs parcourent chaque année à pied des centaines de kilomètres pour vendre leurs moutons là où ils sont les plus chers c’est à dire au Sénégal. Ces pasteurs sont souvent Toucouleurs.

Plusieurs races sont présentes au Sénégal. Elles se ressemblent. Beaucoup d’européens pensent que ce sont des chèvres et en effet, tout le monde a du mal à s’y faire. Tous blancs, à poils raides et durs et avec des cornes digne de la biquette de Monsieur Seguin, ces races s’adaptent bien au climat et à la rareté de la nourriture (en ville ils mangent du papier et les déchets ménagers !). Même des gens de la campagne venant au Sénégal ne veulent pas croire à «l’ovinitude» des moutons sénégalais. Le culte du «M’as-tu vu je suis plus riche que toi» étant plus important que le rite musulman lui même, le prix des moutons durant la Tabaski s’envole chaque année un peu plus. Ainsi à Dakar on voit certains moutons s’arracher à 1 000 000 de CFA (1530€) avec un prix moyen de 100 000CFA (153€).

Les porcs quant à eux sont exclusivement élevés par les Sérères et les Diolas catholiques (forcément...). L’épidémie de peste porcine de 1996 à Koalack a considérablement ralenti la progression de cet élevage. Aujourd'hui plus de 300.000 cochons sont élevés au Sénégal. Le porc n’est pas un animal commercialisé. Il est en effet destiné à être mangé par la famille qui l’élève et sera très rarement vendu. Les espèces sont celles que l’on trouve en Europe. La viande de porc est très bon marché. Contrairement au bœuf, au mouton ou au poulet, il n’existe pas véritablement de cours officiel. Un cochon de lait de 7 à 10 kilos dépassent rarement les 10000CFA (15€). Deux espèces sont présentes au Sénégal, le petit cochons d'origine sauvage, très résistant aux maladies, et le gros cochon européen beaucoup plus fragile.

Un cheval du Siné SaloumLes chevaux : Pour finir, parlons du cheval. Cet animal n’est pas élevé pour sa viande qui n’est pas mangée au Sénégal. Il s’agit en fait d’un animal qui sert de traction pour les transports ruraux et l’agriculture (ex: à Mbour, les «taxis» sont des charrettes). Leur nombre confondu avec celui des ânes est estimé à 900.000 (chiffres 2003). Si vous allez à Fadiouth, vous verrez des dizaines de ces ânes gris, soignés amoureusement par les gosses qui les possèdent et s’en servent pour aller aux champs.

Les chèvres qui sont mangées au Sénégal sont rares et une famille peut en élever une ou deux. Là encore il n’y a pas de troupeaux. Le nombre de têtes de caprins est estimé à quatre millions (chiffres 2003). C’est au Sénégal oriental et en Haute-Casamance que l’on rencontre le plus de chèvres.

Voir aussi la page sur les statistiques agricoles détaillées (chiffres et données de la FAO de 1994 à 2003).
Site de la NMA fabricant des aliments pour bétail et volailles au Sénégal
Page de l'INRA détaillant l'élevage des petits ruminants en milieu villageois au Sénégal

& Élevage dans la révolution agricole au Waalo de D.Tourrand 
& Évaluation de l’élevage bovin dans la zone sahélienne au Sénégal

Your comments about the content of this page
  • posted on 07/03/2010 - 15:03 by zadig67
    Agronome à la retraite, j'ai passé 10 ans à la Réunion et je connais les problèmes que peuvent rencontrer les gens qui habitent en brousse. J'ai donc décidé de les aider et je suis en contact avec quelques jeunes courageux pour mettre en place des cultures maraichères.j'envoie des graines et je les guide par mail. http://www.nature-jardins.com/
  • posted on 31/01/2010 - 16:01 by nassilaabdouch
    Je posséde une Société d'Etude et réalisation de projet hydro-agricole. Maroc. Je suis intéréssé à collaborer avec des professionnels du secteur pour créer une antenne au Sénégal. Nous apportons un savoir faire de 34 ans en agronomie et nous pouvons développer le monde rural du Sénégal comme on l'a fait au Maroc. Salutations. e-mail: nassilaabdouch@gmail.com
  • posted on 10/01/2010 - 00:01 by HARY
    MOI JE CROIS QUE L'EAU EST UN PROBLÈME CRUCIAL
  • posted on 03/01/2010 - 01:01 by ibouemma
    bonjour pour vous répondre:je dirai qu'il faut des machines(tracteurs moissonneuses batteuses etc..) mais surtout former la population locale qui s'y travaille en général se sont des gens qui pratiquent la techniqie des ancêtres jusqu'a présent plus de l'angrai mal utilisé mais aussi obliger les agriculteurs à faire de la qualité et se faire connaitre pour pousser le sénégalais à consommer sénégalais au lieu de critiquer chaque gouvernement qui passe.Ensuite une politique protectionniste doit être mise en place et vous les gens du nord vous devrai acheter nos produits comme nous le faisons avec vous oubien vous essayer de subventionner nos agriculteurs. pour que les choses aillent mieux philippe tu devras commencer par toi méme en consommant sénégalais. j'espére qu je t'ai convaincu. peace and peace
  • posted on 21/11/2009 - 20:11 by dume co
    la reponsse! organiser partout des structures de conservation:fruits;legumes ,cereales viandes ;poissons etc mais aussi organiser les transports
  • posted on 01/11/2009 - 10:11 by youssou
    je suis au Sénégal et j'ai la chance de vivre au quotidien dans le secteur agricole. Les éléments de réponse que je souhaite donner à philippe sont: - l'élaboration participative d'une véritable politique agricole nationale - ériger les exploitations agricoles en entreprises (professinnaliser le métier) - protéger autant que possible les produits locaux vis à vis des importations
  • posted on 15/10/2009 - 01:10 by mouhamed
    on est un groupe d'etudiant ingénieur des travaux agricoles actuellement à l'encr et on pensait beaucoup travailler pour le developpement de l'agriculture au sénégal et on a bocoup apprécié votre article sur l'agriculture.on voudrait des liens et des relations pour nouus aider et nous informer merci d'avance.vous ppourrez repondre sur ma boite
  • posted on 05/07/2009 - 21:07 by fk
    pour repondre a philip il faudrait qu'il est d'abord du semence et des materiels agricoles au senegal on continu toujour de travailler la terre manuellement raison pour laquelle ce secteur est tjr a letap initial ence moment je fé un projet agricol portant sur l'orticulture l'elevage et l'apiculture mais on se rend compte que ce milieu n'est pa du developpé.merci
  • posted on 07/06/2009 - 17:06 by philippe
    Bonjour, j´ai lu avec interet votre article sur l´agriculture au senegal et je me pose une question: En france, 1,5 pour cent de la population travaille dans ce secteur; ils en vivent bien.(Ils se pleignent tous le temps, mais disons qu´un agriculteur senegalais serai tres contemps d´avoir le revenu d´un agriculteur francais). 70 pour cent des personnes au senegal travaillent dans ce secteur.Ils en vivent peniblement. D´apres vous,que faudrait-il faire pour que la situation des agriculteurs senegalais s´ameliore, plus precisement, quels sont les deux ou trois priorites a mettre en places pour que les choses aillent mieux. Je n´espere ni la reponse d´un specialiste en economie, ni une reponse de trois pages. J´aimerai juste le point de vue de quelqu´un sur place. Merci de tout coeur. Philippe
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    Tourisme au Sénégal