L’agriculture, si elle ne rapporte pas beaucoup au
pays, occupe la majorité de la population et la totalité
dans les zones rurales (70% des Sénégalais sont cultivateurs
ou éleveurs). Ainsi, sur dix millions d'habitants,
près de sept sont paysans. Sur onze millions
d'habitants plus de cinq habitent en zone rurale.
Sur les 200.000km² du pays, plus de 80.000 sont
directement et en permanence consacrés à
l'activité agricole, et près de 60.000
à l'activité pastorale. Cette agriculture
ne permet néanmoins pas de nourrir l’ensemble de la
population et le Sénégal importe hélas encore la plus
grande partie de son riz : 390.000 tonnes de riz ont
été importées l’année dernière. La diversité des cultures
n’est pourtant pas à revoir : le riz (150.000 tonnes),
le mil (600.000 tonnes), le maïs, le fonio (100.000
tonnes), le coton (50.000 tonnes et en progression
constante grâce à la Sodefitex, société nationale
d’exploitation des textiles) et l’arachide sont les
principales. Mais chaque chacune est synonyme d’une
activité et d’un revenu différent.
Voir
aussi la page sur les statistiques agricoles détaillées
(chiffres et données de la FAO de 1994 à
2003)
Carte
IRD (en PDF) sur la géographie des différentes cultures
et activités agricoles du Sénégal

 |
n
LE RIZ
Il
y aurait tant de choses à dire sur le riz. Principale
source de nourriture, le riz a forgé des civilisations
(les Diolas
de Casamance
par exemple), est devenu en enjeu régional (barrage
de Diama dans la région du fleuve pour favoriser l’irrigation),
un enjeu économique (balance commerciale du riz déficitaire
avec l’importation massive de riz thaïlandais), et un
enjeu culturel avec l’abandon injustifié de céréales
traditionnelles pourtant produites en masse et aux qualités
nutritionnelles incontestées.
Les espaces dédiés à
cette production sont relativement stables et se concentrent
en Casamance et dans la vallée du fleuve Sénégal.
Voir
quelques photos sur la culture du riz au Sénégal
La
récolte et le repiquage du riz sont le plus souvent
effectués par les femmes alors que le labour des rizières
et confié aux hommes.
Photo ci-dessus : récolte
du riz à Ziguinchor
En Casamance, les surfaces cultivées
sont parfois immenses alors que les exploitations dans
la vallée du fleuve sont plus modestes. Ces deux
régions ont d'ailleurs un rapport au riz vraiment différent.
Les casamançais cultivent des terres qui leur appartiennent
et de manière familiale avec des outils et des techniques
qui leur viennent des leurs parents depuis des centaines
d’années. Le riz n’est d’ailleurs pas commercialisé
puisqu’il sert exclusivement aux besoin alimentaires
de la famille. Au contraire, au Nord, la culture du
riz est relativement récente et se fait sur des terrains
souvent prêtés en concession. Ce riz en en partie destiné
au commerce.
Photo à gauche : rizières de
Dilapao, près de Bignona
&
Riz des villes, mil des champs en pays Sérère
de Lombard

& L’administration et le
paysan en Casamance de Dominique Darbon, Centre
d'étude d'Afrique noire

& La rizière et la valise
- Irrigation, migration et stratégies paysannes dans
la vallée du fleuve Sénégal de Philippe Lavigne
Delville
n
LE MIL
Si
le mil appartenait à une ethnie, ce serait les
Sérères qui en ont fait leur aliment et leur
culture de prédilection. Mais si le mil est cultivé
sur l’ensemble du territoire, les plus grosses concentrations
se trouvent dans les régions de Thiès, de Kaolack et
de Fatick. Le mil se présente sous la forme d’une tige
et de feuilles semblables au maïs. Un seul épi se trouve
néanmoins en haut de cette tige. Les petits grains ronds
du mil sont utilisés de mille manières : concassés pour
faire du couscous (le thiékhé), des desserts, mais aussi
réduits en farine ou utilisés tel quel, c’est vraiment
la céréale populaire même si elle est beaucoup moins
consommée que le riz. Son prix est d’ailleurs 3 à 4
fois inférieur à celui du riz. Comme les autres céréales,
c’est une production saisonnière de la saison des pluies.
Les champs sont souvent immenses. Vous en verrez des
centaines d’hectares le long des routes entre
Rufisque et Joal-Fadiouth.
Photo à droite : bottes
d'épis de mil près de Mbour (photo C.
Montaillié)
C’est souvent le seul moyen de subsistance
pour les populations rurales les plus excentrées. Une
mécanisation de cette culture est en marche (on voit
déjà quelques tracteurs mutualisés
à droite à gauche mais très peu).
Cela donnerait à coup sûr un second souffle à cette
«céréale des pauvres» un peu délaissée par la population.
&
Riz des villes, mil des champs en pays Sérère
de Lombard

n
LE MAÏS
Cette
céréale est encore hélas peu cultivée au Sénégal. C’est
dommage car en Casamance
et au Sénégal Oriental,
les abondantes saisons des pluies pourraient offrir
un bon rendement. Le maïs est souvent vendu au bord
de la route par des femmes qui vous font griller les
épis au feu de bois. Un délice. Cette céréale est néanmoins
de plus en plus utilisée sous forme de semoule dans
des couscous ou des desserts. Il n’y a que très très
peu de grands champs de maïs. Il s’agit le plus souvent
d’une petite part du jardin où les femmes vont planter
quelques graines pour avoir un revenu supplémentaire
et des repas plus diversifiés. Le rendement est pour
le moment mauvais du fait de la mauvaise qualité des
semis. Les épis sont relativement petits. Mais l’avenir
promet un grand essor du maïs avec des races particulièrement
adaptées au milieu tropical. C’est dans la
région du fleuve, dans le
Siné-Saloum et en
Casamance que vous verrez le plus de maïs.
Mais cette culture s’étend sur l’ensemble du territoire
durant la saison des pluies.
&
La filière maïs au Sénégal

n
L'ARACHIDE
L’arachide
est en grande partie une chasse gardée des marabouts
mourides à qui appartiennent de nombreux
champs. Tout au long de l’année, les Baye
Fall travaillent gratuitement dans ces champs
pour le seul bénéfice des marabouts. Néanmoins les arachides
de ces chefs religieux sont pour leur plus grande partie
destinées à l’exportation. Produit phare longtemps
resté monoculture, l’arachide produite avoisine selon
les années et la politique gouvernementale entre 500.000
et 1.000.000 de tonnes ! Elle est aussi transformée
sur place pour de nombreuses utilisations : huile, savon,
détergeants, chocolat, etc...
Photo : gigantesque montagne d'arachide prête
pour la transformation à l'usine SONACOS de Ziguinchor
(P. Clément).
Voir
quelques photos sur le thème de l'arachide au
Sénégal
&
Les marabouts de l'arachide : la Confrérie mouride
et les paysans du Sénégal de de Jean Copans.
Approche anthropologique de la confrérie mouride qui
remet en cause les stéréotypes et les mythes des descriptions
disponibles depuis 50 ans.

& L’arachide au Sénégal
: un moteur en panne de Claude Freud 
& Facteur hydrique
en agriculture pluviale au Sénégal : le cas de l'arachide
de Mbaye Diop

n
LA CANNE A SUCRE
C’est une des cultures industrielles
les plus récentes. Sa principale zone de production
est la région
du fleuve. Richard Toll est le fief de la
canne à sucre. Néanmoins, l’intégralité de ces cultures
est détenue par le groupe industriel Mimran. La polémique
autour du monopole accordé au groupe Mimran pour la
culture de la canne à sucre défraie régulièrement la
chronique avec notamment des accusations d'importation
"sous le manteau" de sucre étranger.
Les potentialités et l'enjeu économique sont
néanmoins énormes et le pays pourrait s'autosuffire
aisément. Richard Toll ne doit sa survie économique
qu'à la canne à sucre qui a réussi
à créer de nombreux emplois dans la région,
y compris des emplois très qualifiés au
sein des usines de la CSS.
Site internet de la CSS (Compagnie Sucrière Sénégalaise)
:
n
LES FRUITS ET CUEILLETTE SAUVAGE
Les
fruits, contrairement à d’autres pays comme le Ghana
ou la Côte d’Ivoire ne sont pas une grande source de
revenus pour le Sénégal. En effet, il n’exporte presque
pas (à part dans les pays limitrophes). Néanmoins sur
le marché local, les fruits sont innombrables. Dans
le tableau ci-dessous vous pouvez voir le calendrier
de récolte des principales cultures fruitières
du pays. Nous ne pourrions citer tous les noms des fruits
du Sénégal tant ils sont nombreux. Certains fruits sauvages
de Casamance ne sont même connus que des Casamançais
! Bananes, ananas, govayes, corossoles, oranges, papayes,
mangues, avocats, etc...sont autant de fruits que l’on
peut se procurer chacun à une certaine période de l’année
sur les marchés du pays.
Photos : ci-dessus à gauche
les fruits du baobab, ci-dessous à droite, une
mangue sénégalaise vendue dans un supermarché
français.
De
grands vergers sont entretenus dans l'ensemble du pays.
Ils concernent particulièrement les manguiers,
les anacardiers (noix de cajou), les bananiers et les
orangers. La cueillette de fruits et légumes
sauvages est également une activité très
pratiquée. Le baobab
est le plus populaire des fruits sauvages. Mais le kinkéliba,
certains haricots, de nombreuses baies et des fruits
tels que le ditax, le tamarin ou le made sont également
récoltés dans la nature et génèrent
des revenus non négligeables aux populations
rurales.
Voir
quelques photos sur le thème des fruits au Sénégal
Voir aussi la page flore
de Senegalaisement.com
Voir aussi le dossier "kinkéliba"
présentant la plante, ses propriétés
et sa récolte
| |
Calendrier
de production des principaux fruits (source
: ISRA)
offre
régulière
offre
irrégulière
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| Janvier |
Février |
Mars |
Avril |
Mai |
Juin |
Juillet |
Août |
Septembre |
Octobre |
Novembre |
Décembre |
| Banane |
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| Mangue |
|
|
|
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| Papaye |
|
|
|
| Orange |
|
|
|
| Clémentine |
|
|
|
| Citron |
|
|
|
| Pamplemousse |
|
|
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| Avocat |
|
|
|
|
| Pastèque |
|
| Ananas |
|
|
|
|
n
LE MARAÎCHAGE
Le
maraîchage fait l’objet depuis quelques années de nombreux
micro-projets, le plus souvent lancés par des ONG. Ainsi
Dakar est désormais bien alimenté en produits maraîchers.
Il en est de même pour de plus en plus de village. Certains
fruits et légumes qui n’étaient consommés il y a dix
que par les étrangers se sont démocratisés. D’autres
reste l’apanage des riches mais sont enfin cultivés
dans le pays. Ces fruits et légumes sont variés : salades,
fraises, carottes, navets, courgettes, pastèques (en
très grande quantité), sésame, épinards, oignons et
oseille sont des denrées que tout le monde peut manger.
Photo à droite :
groupe de femmes dans un jardin maraîcher près
de Kédougou
Dans
les zones rurales, ce sont souvent les femmes qui travaillent
dans ces petits jardins alimentés en eau par des puits
parfois équipés de moto-pompes. Elles s’investissent
réellement dans cette activité à côté de travaux plus
occasionnels comme la récolte et la transformation de
la noix de palme (huile) et de la pulpe de baobab.
Le maraîchage est vraiment l’avenir du Sénégal dans
le sens où il procure des sources alimentaires continues
grâce à l’irrigation et qu’il diversifie enfin les vitamines
et nutriments d’une alimentation composée jusqu’ici
exclusivement de riz ou de mil.
Le kinkéliba, plante
médicinale dont on cueille les feuilles
de l'arbuste resté à l'état sauvage
et le bissap, boisson dont on cueille les fleurs pour
préparer des boissons festives et d'agrément
sont aussi des activités agricoles d'appoint
et de diversification.
Photo à gauche : pied de bissap en pleine floraison.
Voir aussi la
page sur l'exploitation agricole du kinkéliba
et ses propriétés pharmaceutiques
n
LE COTON
4 milliards pour relancer la culture du
coton (extrait de Sud Quotidien):
Après sa traversée du désert, suite au
déficit pluviométrique pour le bouclage du cycle du
coton et aux attaques parasitaires avec comme conséquence
une baisse considérable des rendements, la filière coton
vient de mobiliser 4 milliards pour la relance. Les
contraintes climatiques ont eu comme effet un manque
de précocité des levées estimées à seulement 32%, à
la date du 15 juillet dernier considérée comme période
de bouclage des semis.
Ainsi, l’objectif de 17.120 ha n’a pas été atteint,
seuls 13.371 ha ont été réalisés. A cela, s’ajoute la
baisse des prix du coton sur le marché mondial avec
la crise des pays de l’Asie qui consomme environ 80%
de la production. Cette année, les ristournes n’ont
pas été payées aux producteurs, contrairement aux années
précédentes. Pour Michel Kamara, le directeur de la
production cotonnière :
«la campagne précédente a
été éprouvante pour nous, du fait des calamités enregistrées.
Mais cette année, d’importantes mesures sont prises.
Environ 4 milliards ont été débloqués pour cette campagne
agricole et une stratégie de lutte contre les parasites,
en partenariat avec nos voisins du Mali, du Burkina
et de la Gambie est mise en place. Le dispositif de
l’encadrement de base a été renforcé et l’arrêt des
semis est prévu au plus tard le 20 juillet pour tous
les producteurs». »Au début, certains producteurs
hésitaient à cultiver le coton, mais finalement, avec
les rencontres tenues, nous avons pu les convaincre.
La commission a enregistré 50.000 personnes intéressée
par la culture du coton. En partie, l’implication de
la fédération a été pour beaucoup. Je puis affirmer
qu’il n’y a aucun nuage entre la Sodefitex et les producteurs».
Selon certains producteurs : «malgré ces importantes
mesures prises par la Sodefitex, les autorités doivent
leur payer les ristournes et les dédommager, car les
dégâts enregistrés ont diminué leur revenu, entraînant
l’installation prématurée de la période de soudure».
Par ailleurs, un moratoire de dix ans
a été accordé aux producteurs pour le remboursement
de leurs dettes.
Pour cette campagne, la Sodefitex a fixé un objectif
de 50.000 ha, avec un rendement de 900 Kg à une tonne
à l’hectare. La mise en place des engrais et produits
phytosanitaires a démarré selon les responsables.
Lamine DIEDHIOU
Voir aussi le site de l'Institut Sénégalais
de Recherches Agricoles : 
n
L'ÉLEVAGE
Il n’y a pratiquement pas d’élevage industriel
au Sénégal. Le seul animal commençant à faire l’objet
de ce genre d’élevage est le poulet. Mais
ce ne sont que de rares initiatives. Le plus gros élevage
avicole de Dakar se trouve à Mbao. Mais celui situé
sous le pont de Colobane est relativement important.
Pour comprendre la faiblesse de cette
activité, il faut connaître les causes géographiques
et sociologiques:
Tout d’abord, tous les animaux ne peuvent pas survivre
dans toutes les régions du Sénégal. Certaines races
sont plus adaptées à certaines régions. C’est le cas
par exemple de trois espèces de bœufs :
ceux qui paissent dans le nord du Sénégal au dessus
d’une ligne Kaolack-Tambacounda
sont les bœufs blancs avec une gigantesque bosse de
graisse au-dessus du cou et des grandes cornes. Il s’agit
de zébus qui supportent la sécheresse et peuvent se
passer d’eau pendant plusieurs jours (race D'jakore).
Ils ne supportent en revanche pas les piqûres de certaines
mouches que l’on trouve dans le Sud. Dans le département
de Kédougou
comme en Casamance
les bœufs élevés seront de race plus petite, plus trapue
avec des petites cornes et de couleur foncée (race N'dama).
Ils ressemblent plus à nos vaches européennes. Ils résistent
aux différents insectes mais ne pourraient supporter
plusieurs jours de privation d’eau. Concernant ces derniers
il y peu de grands élevages. Chaque famille peut posséder
un ou deux bœufs. Seuls les zébus sont constitués en
grands troupeaux. Le nombre total de bovins au Sénégal
est estimé à trois millions de tête en 2003.
Voir
aussi la page sur les statistiques agricoles détaillées
(chiffres et données de la FAO de 1994 à
2003).

Les deux espèces de bœufs les plus courantes au Sénégal
: le D'jakoré élevé au Nord et le N'dama au Sud
Les causes sociologiques
de la faiblesse de l’élevage au Sénégal sont au nombre
de trois :
- La première étant la «spécialisation» ethnique.
Ce phénomène disparaît peu à peu mais il existe encore
: chaque ethnie à une spécialité qu’elle exerce de père
en fils. Les Bassaris
sont chasseurs, les Diolas
cultivateurs, les Manjaks
tisserands... Ainsi l’élevage de masse des bœufs est
laissé à la quasi-exclusivité des Peulhs
ce qui réduit considérablement le nombre potentiel de
bêtes.
- La seconde raison tient justement
aux Peulhs.
A l’instar des Massaïs au Kénya, les bovins ont quelque
chose de sacré et tant leur richesse que leur respectabilité
tiennent au nombre d’animaux possédés. Ils ne sont donc
que très rarement tués (lors des grandes occasions uniquement)
et encore moins souvent vendus. Aujourd’hui le résultat
est affligeant puisque ces troupeaux sont en partie
la cause de la désertification du Nord Sénégal-ferlo
et de l’extrême pauvreté des Peulhs ruraux du Nord et
de l'Est du pays.
- La dernière raison est que
tout simplement la majeure partie des Sénégalais habitent
sur la Côte Atlantique et sont traditionnellement un
peuple de pêcheurs dans une des eaux les plus poissonneuses
du monde. La viande n’est donc mangée qu’occasionnellement
car elle est beaucoup plus chère que le poisson. Un
thon de 5 kilo est environ trois fois moins cher qu’un
poulet ou qu’un morceau de bœuf de 1 kilo !
Le
mouton, l’animal le plus noble pour les
musulmans
est élevé à la fois en troupeaux et «à la maison». En
effet de nombreuses familles, même dans le centre de
Dakar en achètent un pour l’engraisser durant quelques
mois en prévision de la
Tabaski ou d’un baptême. Mais vous verrez
à l’approche de la Tabaski
(l’Aïd El Kébir) le pays entier accueillir des moutons
de toute l’Afrique orientale dans des parcs à moutons
situés autour de chaque ville et village. En effet,
les pasteurs parcourent chaque année à pied des centaines
de kilomètres pour vendre leurs moutons là où ils sont
les plus chers c’est à dire au Sénégal. Ces pasteurs
sont souvent Toucouleurs.
Plusieurs races sont présentes au Sénégal.
Elles se ressemblent. Beaucoup d’européens pensent que
ce sont des chèvres et en effet, tout le monde a du
mal à s’y faire. Tous blancs, à poils raides et durs
et avec des cornes digne de la biquette de Monsieur
Seguin, ces races s’adaptent bien au climat et à la
rareté de la nourriture (en ville ils mangent du papier
et les déchets ménagers !). Même des gens de la campagne
venant au Sénégal ne veulent pas croire à «l’ovinitude»
des moutons sénégalais. Le culte du «M’as-tu vu je suis
plus riche que toi» étant plus important que le rite
musulman lui même, le prix des moutons durant la Tabaski
s’envole chaque année un peu plus. Ainsi à Dakar on
voit certains moutons s’arracher à 1 000 000 de CFA
(1530€) avec un prix moyen de 100 000CFA (153€).
Les porcs
quant à eux sont exclusivement élevés par les
Sérères
et les Diolas
catholiques
(forcément...). L’épidémie de peste porcine de
1996 à Koalack
a considérablement ralenti la progression de cet élevage.
Aujourd'hui plus de 300.000 cochons sont élevés
au Sénégal. Le porc n’est pas un animal
commercialisé. Il est en effet destiné à être mangé
par la famille qui l’élève et sera très rarement vendu.
Les espèces sont celles que l’on trouve en Europe. La
viande de porc est très bon marché. Contrairement au
bœuf, au mouton ou au poulet, il n’existe pas véritablement
de cours officiel. Un cochon de lait de 7 à 10 kilos
dépassent rarement les 10000CFA (15€). Deux espèces
sont présentes au Sénégal, le petit
cochons d'origine sauvage, très résistant
aux maladies, et le gros cochon européen beaucoup
plus fragile.
Les
chevaux : Pour finir, parlons du cheval.
Cet animal n’est pas élevé pour sa viande qui n’est
pas mangée au Sénégal. Il s’agit en fait d’un animal
qui sert de traction pour les transports ruraux et l’agriculture
(ex: à Mbour, les «taxis»
sont des charrettes). Leur nombre confondu avec celui
des ânes est estimé à 900.000 (chiffres 2003). Si vous
allez à Fadiouth,
vous verrez des dizaines de ces ânes gris, soignés amoureusement
par les gosses qui les possèdent et s’en servent pour
aller aux champs.
Les chèvres
qui sont mangées au Sénégal sont rares et une famille
peut en élever une ou deux. Là encore il n’y a pas de
troupeaux. Le nombre de têtes de caprins est estimé
à quatre millions (chiffres 2003). C’est au
Sénégal oriental et en
Haute-Casamance que l’on rencontre le plus
de chèvres.
Voir
aussi la page sur les statistiques agricoles détaillées
(chiffres et données de la FAO de 1994 à
2003).
Site de la NMA fabricant des aliments pour bétail
et volailles au Sénégal
Page de l'INRA détaillant l'élevage des petits ruminants
en milieu villageois au Sénégal
&
Élevage dans la révolution agricole au Waalo
de D.Tourrand

& Évaluation de l’élevage
bovin dans la zone sahélienne au Sénégal


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MOI JE CROIS QUE L'EAU EST UN PROBLÈME CRUCIAL |
bonjour pour vous répondre:je dirai qu'il faut des machines(tracteurs moissonneuses batteuses etc..) mais surtout former la population locale qui s'y travaille en général se sont des gens qui pratiquent la techniqie des ancêtres jusqu'a présent plus de l'angrai mal utilisé mais aussi obliger les agriculteurs à faire de la qualité et se faire connaitre pour pousser le sénégalais à consommer sénégalais au lieu de critiquer chaque gouvernement qui passe.Ensuite une politique protectionniste doit être mise en place et vous les gens du nord vous devrai acheter nos produits comme nous le faisons avec vous oubien vous essayer de subventionner nos agriculteurs.
pour que les choses aillent mieux philippe tu devras commencer par toi méme en consommant sénégalais.
j'espére qu je t'ai convaincu. peace and peace |
la reponsse! organiser partout des structures de conservation:fruits;legumes ,cereales viandes ;poissons etc mais aussi organiser les transports |
Bonjour, j´ai lu avec interet votre article sur l´agriculture au senegal et je me pose une question: En france, 1,5 pour cent de la population travaille dans ce secteur; ils en vivent bien.(Ils se pleignent tous le temps, mais disons qu´un agriculteur senegalais serai tres contemps d´avoir le revenu d´un agriculteur francais).
70 pour cent des personnes au senegal travaillent dans ce secteur.Ils en vivent peniblement.
D´apres vous,que faudrait-il faire pour que la situation des agriculteurs senegalais s´ameliore, plus precisement, quels sont les deux ou trois priorites a mettre en places pour que les choses aillent mieux.
Je n´espere ni la reponse d´un specialiste en economie, ni une reponse de trois pages.
J´aimerai juste le point de vue de quelqu´un sur place.
Merci de tout coeur.
Philippe |

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